Ce blog est celui d’un lanceur d’alerte français. En général un lanceur d’alerte déclare un seul acte de corruption, dans une grande entreprise ou provenant de l’État. Ici, vous en trouverez une centaine dirigée contre une seule personne, moi-même. Je vais vous les raconter par le menu année après année en citant même les noms des corrompus, sans crainte d’être poursuivi en diffamation. Vous allez découvrir trente longues années d’incroyables agressions administratives visant à empêcher un français de populariser son invention, une technologie prometteuse rendant l’ordinateur si intelligent qu’il devient à la portée de tous. Comme il programme pour les utilisateurs beaucoup mieux et plus vite que des informaticiens il dérange leur business, eux qui, depuis 50 ans, sont parvenus à tromper le public en faisant croire qu’ils sont incontournables.

Quoique dévoilées au fur et à mesure, aucune de ces agressions n’a été sanctionnée par la justice car elle est d’abord le fait d’universitaires informaticiens, donc de fonctionnaires. Or les juges sont fonctionnaires…. Transparency International France que j’ai alertée, « the Global Anti-corruption Coalition » chargée de dénoncer la corruption en France et de lutter contre elle, n’a pas levé le petit doigt. Aucun média n’a voulu se faire l’écho de cette corruption sans fin. La justice, au lieu de me donner raison, m’a condamné avec violence et constance.

Par ma notoriété soudaine qui a attiré leur attention je suis devenu l’ennemi personnel d’une caste, celle des fonctionnaires. Ou de la franc maçonnerie, ce qui expliquerait bien des choses. Ils ont vu en moi ce que je n’avais pas vu moi-même : un rival, une menace à leur pouvoir.  Une foule de ces individus s’est mise à grouiller partout sur le territoire, comme si je venais de donner un coup de pied dans une fourmilière, utilisant les ressources illimitées de l’État obtenue par la « démocratie » pour tenter de me briser.

Hostilités  – Mon entreprise, créée pour mener mes recherches et commercialiser mes inventions, eut le malheur d’aboutir en 1986 à des découvertes passionnantes qui firent pour la première fois de l’intelligence artificielle une réalité. Installée dans les entreprises, elle fut célébrée dans des centaines d’articles. Première étrangeté : silence total des chercheurs (universitaires) en intelligence artificielle et des instances scientifiques nationales chargées de l’aide à l’innovation et aux PME. Et cela jusqu’à aujourd’hui, 18 mars 2019.

En février 2017 j’ai reçu le prix américain Awards Ai pour mes découvertes en intelligence artificielle, seul français ayant jamais reçu pareille récompense. Pas la moindre réaction d’un chercheur, d’un organisme d’aide à l’innovation ou d’un ministère…

Deuxième étrangeté : aucun congrès ou colloque dédié à l’intelligence artificielle dépendant de l’État n’accepte de me laisser faire une communication sur mes découvertes. Heureusement le privé, lui, ne me lâche pas. De 1986 à 1990, congrès, journaux et médias scientifiques privés continuaient de leur côté à booster ma notoriété. Alors la foule de mes ennemis invisibles s’est déchaînée : contrôles fiscaux, saisie forcée des crédits d’impôts versés les années précédentes, hypothèque secrète sur mes biens pour me priver de capitaux. Exclusion systématique de toutes les aides d’État à l’innovation en dépit de la reconnaissance officielle de la valeur de mes recherches par le Ministère de la Recherche. Création d’un faux dossier pour me condamner à dix ans d’interdiction de gérer confirmés jusqu’en cassation. Condamnations au maximum en justice chaque fois que je l’invoquais pour me défendre. 29 650,46 € d’intérêts de retard à payer sur les crédits d’impôts que je n’avais pas reçus.

Toutes ces agressions ont été réfléchies par des fonctionnaires qui n’avaient visiblement que ça à faire. L’interdiction de gérer, par exemple, était la seule façon possible de faire cesser définitivement l’arrivée de capitaux dans ma société, qui a donc coulé.

Persécutions – Me retrouvant chômeur, ma ruine étant assurée et mon surendettement reconnu officiellement par la Banque de France, je crus avoir conquis le droit à la tranquillité. Hélas non ! Les attaques, qui visaient auparavant mon entreprise, se sont mises à me viser personnellement : expulsion tambour battant de mon domicile par la force publique grâce à la collaboration d’une cohorte de juges et d’administrations (confirmée jusqu’en cassation). Faux chèques à mon nom émis par ma banque (la Caisse d’Épargne) pour mettre mon compte en découvert et me proclamer interdit bancaire. Argent anonyme viré (par Cofidis) sur mon compte, saisi immédiatement par le fisc pour que je me retrouve avec une nouvelle dette interdite par le plan de surendettement. La ficelle était si grosse que cette banque, une des  premières européennes, fut condamnée. A… 500 € ! Quant à moi, je fus condamné à rembourser intégralement l’argent saisi par le fisc. Mise sous tutelle secrète par un juge corrompu de ma mère âgée avec qui je vivais, mise entre les mains d’un ennemi qui finira par causer sa mort. L’avocat de ma mère (Pascal Koerfer) se révèle en fait celui de mes ennemis et plaide contre ses intérêts pour qu’elle reste leur proie et que ses richesses aillent dans leurs poches et la sienne. Mon notaire se révèle en fait leur notaire secret et travaille ouvertement contre moi. Deux de mes avocats me cachent la date des audiences au tribunal pour pouvoir y plaider contre moi en mon absence. 

Avouez qu’avec une telle avalanche, il y a de quoi rire !

Obstructions – Ajoutons à cela l’obstruction systématique et sournoise des informaticiens der tous les pays. L’encyclopédie « libre » Wikipédia (animée par des fonctionnaires en France) efface systématiquement toutes les mentions faites à mon invention, ma société, mon nom, mes découvertes en intelligence artificielle et même le chercheur qui m’a inspiré. L’encyclopédie Larousse fait de même. La plateforme de discussion américaine Quora me bannit définitivement pour « incitation à la haine » car j’ai osé démontrer l’existence d’une intelligence artificielle bien supérieure à celle des grandes sociétés américaines. Etc…

Les responsables informatiques d’entreprises, quant à eux, font de l’obstruction au budget. Avec une telle discrétion qu’il m’a fallu des années avant de comprendre.  L’informatique étant une discipline absconse, les chefs d’entreprises sont obligés d’accueillir un informaticien dans le conseil administration pour piloter les programmeurs, évaluer les tâches informatiques, choisir les matériels informatiques et… acheter les logiciels, dont l’IA fait partie. De 1986 à aujourd’hui jamais les services utilisateurs n’ont réussi à obtenir une deuxième commande de mon IA. La première était obtenue par surprise, sans passer par l’informatique. Ils en parlaient aux médias, qui faisaient un bel article et le responsable informatique l’apprenait. Comme me l’a dit stupéfait un de mes clients : « vous faites du one shot ! » Le budget permettant d’utiliser mon IA à grande échelle était bizarrement refusé. Les utilisateurs n’y comprenaient rien, pestaient contre leur direction, réclamaient des explications. Parfois ils en recevaient une, du genre : « Attendez un peu, il y a plus urgent ». Cela les rendaient encore plus furieux, eux qui étaient censés être les seuls à décider ce qu’il y avait d’urgent ou pas dans leur département.

Dans le privé, l’opposition n’a jamais été frontale. Mais la commande n’arrivait pas…

Pourquoi une telle fureur ? – Vous devez sûrement vous dire : qu’est-ce qui a bien pu motiver pareille fureur ? Eh bien, au départ, ce fut le ridicule ressenti par les universitaires dans le domaine le plus pointu de la recherche informatique, leur pré-carré en quelque sorte. « L’invention mettant l’informatique à la portée de tous » fut faite en quelques mois par un commercial non informaticien sans compétence informatique ni diplôme d’ingénieur, là où séchaient « les plus grands chercheurs » depuis vingt ans. Qui ne voulait sûrement pas trouver… Il ne fallait pas que le public l’apprenne.

Par ailleurs, elle rendait obsolète toute une filière juteuse de l’État : centres de recherche informatique (ne trouvant jamais), innombrables profs d’informatique de l’Éducation Nationale, filiales de ministères et start-up financées sur fonds publics, grosses SSII mariées aux administrations, organismes et médias nationaux divers spécialisés dans la promotion de nos logiciels et ordinateurs, etc.

L’ordinateur lui-même allait disparaître sous sa forme actuelle bouleversant toute l’industrie. Intelligent, il devient simple et invisible, sans clavier, sans souris et même sans écran, communiquant avec chacun à la voix ou par la pensée, programmant pour lui. Son intelligence tenant sur une portion de microprocesseur, on peut l’implanter dans les plus petits appareils. Apprenant sans cesse, il devient pour tous un jouet améliorable à l’infini.

Tout ces bouleversements ne furent pas prévus tout de suite. Ils apparurent au cours des années et des publications de l’inventeur, alimentant la fureur des universitaires.

Ensuite, la violence crut tout simplement parce que l’inventeur n’a jamais baissé les bras… Bien d’autres Français prometteurs, c’est de notoriété publique, ont été découragés, ont coulé ou ont été contraints de s’exiler pour avoir une chance de continuer à exister (« Selon une étude, les inventeurs quittent de plus en plus la France »).

Pour conclure, ce blog démontre clairement que la France d’aujourd’hui, qui tue ses élites pour qu’une bande de médiocres reste au pouvoir, est une médiocratie. Et ce ne sont pas les Gilets Jaunes qui vont me contredire…

I – « Le système éducatif français est une machine très automatisée d’élimination par l’échec. »

Un jour, je suis tombé sur une étude passionnante : La psychologie des hauts fonctionnaires de Marie-Christine Kessler, une chercheuse du CNRS. Étude non datée mais rédigée selon moi autour de 1990. Constatant une étonnante similitude dans les profils des hauts-fonctionnaires, elle s’est demandée pourquoi. C’est ainsi qu’elle est arrivée à cette découverte : les hauts-fonctionnaires sont des personnalités uniformes, toutes issues du même moule, de purs produits de l’Éducation Nationale.

« Le système éducatif français est une machine très automatisée d’élimination par l’échec. A contrario, les éléments brillants qui surmontent les obstacles successifs se retrouvent sans avoir réfléchi aspirés par les filières les plus prestigieuses: classes préparatoires, grandes écoles.

Il n’y a pas de mise en valeur véritable des vocations, des goûts particuliers. La volonté des individus n’est stimulée que par les concours. Ceci explique que les lauréats ne se sentent pas réellement responsables de leur destin. De surcroît, ils acquièrent dans cette course d’obstacles le gout de la compétition pour la compétition, du travail pour le travail, une croyance très ferme dans les vertus de la sélection [par la note].

(…) Le système des grandes écoles administratives permet aux nouveaux fonctionnaires de débuter à un niveau de responsabilité élevée qui les satisfait et les remplit d’importance ».

En peu de mots, Mme Kessler vient de décrire de quel mal souffre la France. En effet, l’histoire le montre, ce sont ces « éléments brillants » passifs et sans vocation qui vont diriger la France puisque tous les leviers du pouvoir ont été captés dans leur intérêt, par corruption. Triomphant aux examens, ils choisissent les plus grandes écoles, qui en fait leur sont destinées et mènent invariablement à une carrière dans les secteurs relevant de l’État. Très peu optent pour le privé. D’ailleurs, comme par hasard, les études les plus longues et difficiles en France mènent invariablement aux métiers du public ou du parapublic.

A peine sortis de leurs études ces « éléments brillants »  qui n’ont jamais connu que l’apprentissage par le livre et la récitation sur feuille blanche, se retrouvent bombardés patrons d’une foule de leurs collègues quoique sans expérience du monde réel à leur communiquer. Ce sont les « hauts-fonctionnaires ».

II – Les meilleurs d’entre nous sont autodidactes !

Une partie de ces bureaucrates entre à l’Éducation Nationale où ils imposent la sélection par l’échec qui leur a si bien réussi. L’ennui, c’est que ce schéma laisse sur le bord de la route les éléments vraiment brillants : intelligents, indépendants, rebelles, ceux dont la société a besoin pour progresser. Ceux-là sont voués à l’échec scolaire. Ils gâchent leur jeunesse dans l’ennui scolaire et un sentiment de naufrage. Un jour, exaspérés, ils interrompent leurs études et entrent dans l’entreprise, tout en bas des échelons. Là, leur valeur est enfin reconnue, ils grimpent peu à peu…

Un jour, parmi ces autodidactes, certains fondent des empires…

Pensez à François Pinault (« il quitte l’école à 16 ans avec un mépris durable pour les diplômes et l’establishment » dixit Wikipédia  (…) Il a longtemps été proche du FN, et notamment de Jean-Marie Le Pen« . Mais quel brave homme ! Pensez à Xavier Niel (Free), à JC Bourrelier (Bricorama), Gérard Mulliez (Auchan), Martin Bouygues, Paul Dubrule (Accor), Jürgen Schrempp (patron de Daimler Chrysler en Allemagne) …mais aussi à Thomas Edison ! Selon l’Agence pour la création d’entreprises (APCE), près de 13% des entreprises créées en 2008 l’ont été par des autodidactes, des entrepreneurs pourtant dotés de peu de moyens financiers contrairement aux autres soutenus par l’Etat, d’autres sociétés et les banques. Au sein du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD), on estime que sur les 3 500 adhérents, la moitié ne dispose que du bac  » ! (Chef d’entreprise.com).

III – Le haut fonctionnaire est un marginal inadapté à la vie sociale

Qu’est-ce donc qui empêche nos « éléments brillants » adoubés par l’Education nationale de triompher dans le privé ? Si on lit l’analyse de Mme Kessler, tout s’explique. Fondamentalement, ce sont des marginaux inadaptés à la vie sociale. Ils ont bachoté toute leur vie sans jamais trouver le temps de sortir dans le monde et draguer les filles… Les pires d’entre eux (tels les polytechniciens…) flirtent avec l’autisme. Or, ce sont ces profils-là que sélectionne l’Éducation nationale. Seriez-vous heureux dans ces conditions que votre enfant soit sélectionné ?

Vous trouvez que j’exagère en traitant nos énarques et autres hauts-fonctionnaires d’asociaux ? Voyons donc la personnalité de ces personnages brillants telle qu’elle se dégage de cette étude :

  1. Excessive modestie et peur des responsabilités : « La sensation même du pouvoir [leur] cause un certain vertige (…) Beaucoup d’interviewés font état de refus multiples de leur part devant une promotion et une perspective de mobilité: les autorités politiques et administratives ont du s’y reprendre à plusieurs fois pour les convaincre d’accepter de nouvelles responsabilités. Cette excessive modestie ne semble pas feinte. Elle est l’expression d’une anxiété. »
  2. Passivité pathologique, manque total d’ambition : « Ces hommes et ces femmes se présentent le plus souvent comme extérieurs aux choix fondamentaux qui les ont concernés : ils n’hésitent pas à dire qu’ils n’ont pas dirigé leur vie (…) Le paradoxe est encore plus grand lorsque nos interviewés affirment qu’ils se sont retrouvés clans une grande école administrative malgré eux (…) Soit qu’ils aient fait l’Ecole Polytechnique, Sciences Po, ou l’ENA, ou le concours de la Magistrature (…) Par la suite, le haut fonctionnaire aime invoquer le hasard comme ressort principal de sa carrière ».
  3. Excellente mémoire (celle qui en fait les rois de l’interro écrite)
  4. Ignorance de ce qu’est l’intérêt général : « Les directeurs  éprouvent  un  certain  mal  à  définir l’intérêt  général. Certains  avouent  douter  de  son  existence » !
  5. Vie sociale limitée, peu d’intérêt pour la vie en dehors de l’administration : « Les paroles entendues révèlent un rapport affectif très fort avec l’Administration perçue comme une entité familiale. L’Administration est aimée. On s’y sent bien. »
  6. Dégoût du privé et de sa liberté : « Une très grande majorité des personnes interviewées en parlent même avec répugnance »
  7. goût de la réussite par le concours écrit et surtout pas par le jugement des autres
  8. pas d’état d’âme pour obéir à des supérieurs corrompus et faire le contraire de ce que leur dicte la morale : « je serais toujours d’accord pour faire une politique avec laquelle je ne suis pas d’accord » s’est exclamé un directeur  » (…) Pas d’état d’âme : sur l’ensemble des personnalités interrogées, à peine cinq ou six semblent s’être réellement interrogées avec inquiétude sur les problèmes de déontologie du fonctionnaire. Du fonctionnaire qui doit exécuter des décisions contraire à sa morale (…) Dans la grande majorité des cas, les hauts fonctionnaires tentent d’éviter de se poser trop directement ces questions délicates ».
  9. Abrutissement dans le travail pour éviter de faire face à sa responsabilité et à sa mauvaise conscience : « Le remède choisi de préférence pour soigner cette mauvaise conscience est le travail. S’épuiser à la tâche est une justification aux yeux d’autrui. » Voilà pourquoi tant de petits fonctionnaires (instituteurs…) sont eux-mêmes submergés par la paperasse inutile qu’ils doivent faire remonter aux grands patrons pour que ceux-ci parviennent à s’abrutir de travail !

Et maintenant, voyez le profil de l’autiste : « perte du contact vital avec la réalité, repli sur soi, refuge dans un monde fermé, se crée un monde propre, impénétrable et aliéné » auquel il faut ajouter l’excellente mémoire dans des domaines étroits…

En conclusion, ce sont des asociaux qui dirigent la France depuis Giscard, lui-même polytechnicien plus énarque. La totale ! Cet homme est le pire exemple du haut-fonctionnaire immoral, corrompu, sans la moindre sympathie pour le petit peuple. Il a multiplié les horreurs comme la modification de notre Constitution pour faire barrage aux candidats du privé, et la rédaction de l’abominable Constitution européenne voulue sans frontières ni histoire commune pour pouvoir étendre le pouvoir des hauts fonctionnaires en dehors de l’Europe. Constitution heureusement refusée par les Français au suffrage universel en dépit d’un battage médiatique sans précédent et de la collusion de l’ensemble des partis politiques (hormis FN). Mais malgré tout entrée dans notre constitution par la corruption de Nicolas Sarkozy et du Parlement en changeant son nom : de « constitution » elle devint « traité », catégorie déclarée ne pas nécessiter l’assentiment du peuple…

Une exception parmi les hauts-fonctionnaires : Bernard Zimmern, polytechnicien et énarque comme Giscard, mais surtout chef d’entreprise et inventeur, qui a fondé un étonnant « think tank » : l’Ifrapjustement pour mettre en lumière les aberrations de l’Administration et imaginer des réformes.

I – L’Education Nationale, une administration qui attente à notre vie privée

Il y a quelques jours j’ai fait la connaissance d’une professeur d’anglais, charmante, sportive et intelligente. Quelle n’a pas été ma surprise de constater qu’elle haïssait le système à la française autant que moi ! Son analyse était aussi féroce que la mienne. Elle souffrait à l’intérieur des mêmes maux que moi à l’extérieur, de la part du même genre de personnes : jalousie, mesquinerie, isolement, agressions diverses, absence totale de compassion, exploitation des bonnes volontés sans la moindre récompense en retour, pas de directives claires, détestation de l’excellence… Soit l’exact opposé des vertus que l’on recherche dans le privé, un lieu où il y a des patrons, l’esprit d’équipe et des récompenses pour les meilleurs.

Cette rencontre m’a amené à réfléchir une fois encore sur l’abomination de ce royaume de la médiocrité et ma propre expérience de l’Education nationale. Je vais donc partager avec vous mes anecdotes et mes conclusions sur ce « grand corps malade« .

Je suis Bac +6 ou 7 (en incluant mes diplômes professionnels) et j’ai élevé mes enfants jusqu’aux études supérieures. J’ai connu à l’école mon lot d’injustices. Et mes enfants aussi. Les seuls moments où j’étais en conflit avec eux c’était le soir quand mon épouse et moi nous leur faisions réciter leurs leçons à mon retour du travail. Je constatais alors qu’ils n’avaient rien compris. C’était donc à moi de consacrer ma soirée aux matières que le prof avait été incapable de leur inculquer dans la journée. Et le pire, c’est que je ne parvenais pas à leur faire entrer les leçons dans la tête !  Faire comprendre à un enfant de 11 ans ce qu’est une élection de conseils généraux, ça dépasse son entendement ! C’est toute la logique du système qu’il faudrait alors décrire, auquel il ne comprendra rien (comme la quasi-totalité des Français).

Impuissant, je me surprenais alors à les engueuler devant leur entêtement à ne pas me comprendre. Ils étaient malheureux et moi aussi. Une fois calmé, pour les apaiser, je leur avouais que ce n’était pas de leur faute. Ils étaient dans un système totalement inefficace, l’enseignement à l’école était nul, mais hélas il fallait en passer par là.  Ma femme me reprochait ce discours démotivant mais je n’ai jamais eu l’impression qu’ils étaient en fait démotivés. Leur Papa les avait informés d’une chose importante comme s’ils étaient des adultes. Ils comprenaient qu’ils n’avaient rien fait de mal et qu’il les aimait toujours.  

C’est ainsi que l’Education nationale a réussi à parasiter l’éducation que j’entendais donner à mes têtes blondes, à bousiller ma vie privée, mes soirées en famille, ces moments de bonheur où l’on se retrouve tous réunis avec plein de choses à se raconter et de tendresse à se donner. Je lui en veux à mort !

Vous l’aurez sûrement ressenti, je suis loin d’être le seul parent dans ce cas…

II – Le bac 1966 : un tiers de reçus à l’écrit et seulement 4 élèves à l’oral de rattrapage !

Mon titre de gloire scolaire, le seul, fut d’être reçu au Bac en 1966, la pire année de l’histoire du Bac : un tiers seulement de reçus ! On est loin des 90 % d’aujourd’hui. Pourquoi ? A cause d’une grave bêtise de l’administration : nombre des sujets présentés aux épreuves étaient… hors sujet ! Personne ne pouvait répondre. Et surtout pas les meilleurs, habitués à restituer docilement des cours appris par cœur. Ce fut ma chance, moi le cancre  toujours habitué à me rattraper aux branches pour faire illusion.

Alors que j’aurais voulu opter pour le Bac Philo, mes bons résultats de l’année 1965 avaient poussé mes profs à me conseiller d’opter pour le Bac Math-Elem, le plus difficile à époque mais le plus valorisant pour une carrière réussie. Ce Bac  privilégiait drastiquement les mathématiques alors que c’était une matière que j’exécrais et travaillais peu. Mes bons résultats 1965 ne devaient rien au maths mais au fait que j’étais redoublant. 

Heureusement, le sujet de maths du Bac 1966 se révéla hors programme… Je me suis retrouvé à égalité avec les meilleurs ! Et j’obtins 9,5/20, juste la note me permettant d’accéder à un oral de rattrapage. Les petits génies, eux, récoltèrent des 3/20 et étaient recalés. Quand, tout fier, je rendis compte de mon résultat à mon prof de maths, M. Hervé (Cours Pollès), j’eus la surprise de le voir éclater de rage et de désespoir : « Oh non, Lespinay ! Pas vous ! Vous ne méritiez pas cette note ! ». Ma réussite de cancre comparée aux échecs de ses petits chéris matheux et bosseurs lui paraissait vraiment injuste. Je l’adorais pourtant pour sa gentillesse, son humour, sa bonne humeur constante et sa façon amusante de présenter plusieurs démonstrations d’un même théorème en s’extasiant sur la « beauté » de certaines d’entre elles. 

L’oral de rattrapage avait lieu au lycée de St Maur-la-Varenne (Val de Marne). Je n’oublierai jamais mon arrivée dans ce lycée : il était totalement désert, son vaste parking était vide de voitures. Je tremblais à l’idée de m’être trompé de date. Peut-être l’examen avait-il déjà eu lieu et étais-je déjà recalé ? Finalement je finis par rencontrer un examinateur dans les escaliers, qui me rassura : l’oral avait bien lieu ici et aujourd’hui mais nous étions seulement quatre candidats à passer l’épreuve. Au lieu d’une centaine. Pour huit examinateurs…

L’oral commença pour moi par l’épreuve de maths… L’examinateur, très gentil, me posa les 4 questions habituelles, étonnamment faciles, auxquelles je répondis donc sans hésitation. Je remballai alors mes affaires et repartis quand il m’arrêta : « Mais où allez-vous ? Nous n’en sommes qu’au début ! Vous n’êtes que quatre candidats. Nous avons tout le temps. Je vais continuer maintenant avec 12 autres questions ». Ce fut un désastre. Je ne pus répondre à aucune… Et ce ne fut pas beaucoup mieux avec les autres examinateurs.

Les épreuves terminées, nous, les quatre admissibles, attendîmes les résultats une heure durant dans une vaste cour déserte ! Nous nous étonnions qu’il faille tant de temps pour noter quatre élèves. Finalement, nous aperçûmes au fond de la cour une procession de 8 examinateurs se dirigeant solennellement dans notre direction. Elle s’arrêta devant nous silencieusement. Lentement, le prof de tête déplia un papier puis proclama : « Vous êtes tous des nuls ! Jamais vu ça. Aucun de vous n’a la moyenne ! Vous êtes bons pour redoubler ! » Désabusé, je m’apprêtai déjà à quitter les lieux quand il ajouta : « Mais… vous avez de la chance, espèce de cancres ! Nous venons de recevoir instruction du Ministère de l’Education nationale de vous accorder cet oral. Cette année est catastrophique, il n’y a eu qu’un tiers de reçus ! Il faut par tous les moyens gonfler le nombre des bacheliers. » Nous repartîmes heureux. Mais notre estime pour l’Éducation Nationale venait de singulièrement dégringoler.

C’est ainsi que je fus auréolé d’un super-Bac que je ne méritais pas mais qui m’ouvraient bien des portes dans l’enseignement supérieur. Sans vocation ou projet professionnel défini (j’aurais voulu être ingénieur mais, vous l’aurez compris, j’étais nul en maths…), j’ai pu choisir une super-carrière, celle qui « mène à tout » : les hautes études commerciales.avec la « prépa » HEC. Au vu de mes splendides résultats au Bac 1966, je fus admis sans difficulté au Lycée Lavoisier (Paris) pour cette prépa réclamant deux ans d’études. 

III – L’oral de l’ESSEC en 1967

Cette année-là (1967) les matières Physique et Chimie avaient disparu du programme HEC sans être remplacées par autre chose. Comment avait-on pu les inscrire pour un diplôme destiné à la vente et à la gestion et non à la carrière d’ingénieur ? Encore l’incurie de l’Education nationale.

Bien qu’il faille deux ans de prépa pour se présenter à HEC, ESSEC et Sup de Co Paris, je me suis tout de même présenté au concours « pour voir » (ma devise de gosse). Par miracle vu ma faible assiduité légendaire, et/ou parce qu’il y avait si peu de bacheliers 1966, je fus admissible à l’Essec, sur la liste d’attente d’HEC et sur celle de Sup de Co Paris ! Soit d’excellents résultats qui me valurent les félicitations étonnées et sincères de mes profs.  Selon eux, étant classé 132ème sur plus de 200 places à pourvoir, j’étais pour ainsi dire reçu. L’épreuve de l’oral serait une formalité.

A l’oral je m’attendais à du haut niveau chez les examinateurs de grandes écoles aussi prestigieuses. Ce fut la déception. J’ai retrouvé chez eux tous les travers de l’Éducation nationale. Et en premier lieu ce manque total de curiosité envers l’intelligence du candidat, cette volonté de n’admettre que des esprits déjà dans le moule, sans originalité. En seulement trois interros exaspérantes, j’ai échoué, dégringolant au-delà de la 200ème place…

Voilà comment : à l’écrit on ne me voyait pas. A l’oral, si.

Interro d’Anglais – J’avais eu 17/20 à l’écrit en anglais alors que j’étais nul en cette matière. Une note extraordinaire, donc. Dans le texte à traduire je n’avais pourtant pas compris un mot ! Jamais de ma vie je n’avais vu un anglais aussi hermétique. Je me demandai où les profs d’HEC avaient bien pu le dégoter (et je me le demande toujours !). Habitué à ma carence, je fis donc comme d’habitude : je tentais de deviner le sens du texte à travers les quelques mots ressemblant au français, j’articulais le tout en un français qui,  libéré de la contrainte du mot à mot, devenait fluide. J’espérais qu’on me pardonnerait certaines approximations… J’ai du tomber très juste puisque j’ai obtenu cette très bonne note.

A l’oral, l’examinateur m’accueille très jovialement en un anglais parfait… auquel je ne comprends rien. « I don’t understand, speak slowly please » lui dis-je embêté.  Il penche la tête de travers comme s’il avait mal entendu et reprend son speech en anglais. Honteux, je lui redis que je ne comprends rien. Il s’exprime alors dans un français parfait, ce qui fait bizarre : « Vous ne parlez pas anglais ? – Non, hélas, lui dis-je – Mais vous avez eu 17/20 à l’écrit ! Expliquez-moi ça. » Je lui explique donc que j’ai deviné le sens du texte. Je le regarde me disant qu’il va me féliciter pour mon intelligence. Pas du tout ! Furieux de s’être fait avoir, il me colle un 3/20 en me disant : « Voilà ! Comme ça, avec vos 17/20 ça vous fait la moyenne ! »

Interro de « culture générale » – Pour cet oral, auquel aucun cours ne prépare, je me retrouve assis dans un vaste amphithéâtre. Tout en bas, un petit vieux est installé à une table avec un candidat assis en face de lui. J’entends ses questions. A chacun, il ne pose que des questions d’histoire ! Quand vient mon tour, il consulte ma fiche et me demande : « Qui est Martignac ? » En effet, j’habitais Cité Martignac. Je lui réponds que je n’en sais rien. « Et Charles X, vous savez ? – Non – Et la Révolution de 1810 ? – Non plus. J’ai du changer d’école et entre les deux ce programme a du être zappé. » En effet, à ma grande honte jamais je n’avais entendu parler de ces augustes personnages ni de cette fameuse révolution. Le petit vieux ne fait ni une ni deux, il arrête-là l’interro, ne m’interroge sur aucun autre domaine de la culture et me colle 3/20 !

La rage au front je me lève et m’éloigne, me demandant si je ne devrais pas faire demi-tour et le ridiculiser comme il vient de s’y prendre avec moi : « Dites-moi, examinateur de « culture générale » (de mes deux), pouvez-vous me dire ce qu’est la théorie de la Relativité d’Einstein ?  Non ? Et le fonctionnement du moteur à explosion ?  Non plus ? Et comment fonctionne une bombe atomique ? Toujours pas ? Bien, je vous colle zéro car vous avez la prétention de posséder un diplôme de culture générale qui n’existe pas et vous ignorez tout de la science du 20ème siècle. Honte à vous !  » Mais, faut vraiment des c…lles pour ça et je n’en avais pas (encore).

Interro de Philo – Me voilà devant l’examinateur de Philo. Il me prie de m’asseoir, déclarant gaiement : « Vous allez voir, on va bien s’amuser tous les deux : parlez-moi de vos lectures, quelles qu’elles soient. Tout m’intéresse ! Chaque littérature est digne de respect. » Je lui réponds poliment qu’il va déchanter, mais il me répond « non, non ».  Alors, je lui explique que mes lectures relèvent de la science-fiction. Il s’écroule ! « Oh non ! Mais ce n’est pas de la littérature, ça ! Ça ne vaut pas un clou ! Vous ne lisez rien d’autres ? » Je déclare que j’aime aussi lire des thèses philosophiques ou des ouvrages de vulgarisation scientifiques. Il n’en a rien à cirer. Il a l’air si paumé devant mon cas que je m’attends  à reprendre un 3/20 en pleine tronche… Alors j’argumente : « Vous n’aimez pas la science-fiction et je peux le comprendre. Mais ce n’est pas un genre à prendre à la légère car il englobe tous les autres. L’auteur imagine un univers crédible qui peut être celui de demain et il y introduit les autres genres : roman d’amour, roman historique (en fait toutes les formes de roman), policier, épopée, contes, mémoires… Auxquels s’ajoutent ce qu’on ne trouve pas ailleurs : imagination débridée, réflexions sur notre civilisation, thèses scientifiques et philosophiques. Tout doit être cohérent et intéressant, une construction autrement exigeante que les autres formes de littérature. »  L’examinateur me regarde et tranche : « Peut-être, mais pour moi cela reste de la sous-littérature de gare et nous n’allons pas vous interroger là-dessus. Mais, de quoi allons-nous parler, alors ? Vous avez une idée ?  » Je lui propose de rester dans le programme et de discuter de sujets bateaux (qui n’intéressent ni lui ni moi) : Jung, Sartre, Freud. Ce genre de trucs, quoi…  Désabusé, il accepte et m’interroge sur ces « grands » philosophes et me colle une note médiocre dont je ne me souviens même plus.

Résultat, je ne fus pas reçu à l’Essec en 1966…

Recalé en 1ère année de prépa, je passai à la 2ème. Là encore, la connerie de l’Education nationale venait de frapper :  les cours de physique et de chimie, supprimés à juste titre l’année précédente, venaient d’être remplacés  par des maths d’un niveau de difficulté incroyable. Même les prépas Polytechnique (les « Maths Spé », des Bac+2) que je côtoyais dans mon lycée Lavoisier ne pouvaient me les expliquer ! Nos sujets ne faisaient pas partie de leur programme et ils n’y comprenaient rien. Sauf que, nous, nous avions quantité d’autres matières importantes à absorber… hormis des cours de vente alors que nous postulions à de hautes études se prétendant « commerciales » (HEC = Hautes Etudes Commerciales). A se taper la tête contre les murs !

En 2ème année j’ai donc échoué au concours et, au vu de mes notes, seule Sup de Co Marseille voulut bien de moi. Là, pendant 3 ans, le programme m’apparut intéressant et cohérent avec un projet commercial. J’étais dans une université tout neuve, hyper-moderne, inondée de soleil, dans un cadre sauvage et toute proche des calanques : Luminy. Je fus donc diplômé de cette école en 1971.

L’Essec, visiblement, n’était pas faite pour les étudiants intelligents désireux d’entrer dans le privé. Je pense qu’elle n’a pas changé aujourd’hui quand je vois ce qui en sort. Tout était fait pour rembarrer les candidats, oubliant le projet essentiel de la filière. A l’oral j’y retrouvais la même ambiance délétère que durant ma scolarité : récitez, restez dans le moule, ne faites preuve d’aucune originalité. En face de vous, c’est un fonctionnaire qui vous juge…

IV – Mon Bac Philo 1968

L’année suivante, ce fut mai 68 : « Sous les pavés, la plage… », « A bas l’État », « élections piège à cons ! », « l’imagination au pouvoir ». On comprend ces étudiants, exaspérés d’une Education nationale irresponsable et répressive qui ne leur laissait aucune chance.

Ayant échoué partout mais ayant remarqué que mon programme de prépa HEC recouvraient des matières du Bac Philo, je décidais de prendre ma revanche en me présentant au Bac Philo ! Bien entendu sans rien réviser. Ce n’était pas si difficile : je n’avais pas à passer à nouveau les maths et certaines matières déjà notées au Bac Math Elem. Si je l’obtenais, j’aurais un vrai diplôme de plus. Ça en jetterait, dans mon CV !

A l’oral, je fus incapable de répondre aux questions de l’examinatrice d’histoire. Malgré tout bienveillante, elle me dit : « Je vois que vous avez déjà obtenu le Bac Math Elem, pourquoi y ajouter le Bac Philo ? » Sous-entendu : un sous-Bac. Je lui répondis que j’avais présenté le Bac Math-Elem parce qu’il était indispensable pour être admis en prépa HEC mais que seul le bac Philo m’intéressait vraiment. Touchée, elle me mit un 14/20 en me souhaitant bonne chance !

Grâce à elle j’ai eu mon Bac Philo. C’était adorable. Je la remercie toujours de sa générosité, si rare dans l’administration. Mais cette note imméritée montrait une fois de plus qu’à l’Education nationale les candidats sont trop souvent notés sur leur gueule ou sur des critères n’ayant rien à voir avec leur savoir.

Je suis donc un des rares Français à avoir deux Bacs. Faites-en autant ! Pour un cancre, cela fait chaud au cœur.

V – Education Nationale ou instruction publique ?

Il y a peu de débats sur cette question de fonds : « Éducation nationale » ou « Instruction publique » car autant faire un débat sur le système qui l’a pondu, sujet interdit de publication dans les médias « mainstream » véhiculant la pensée unique. Jusqu’en 1932, la France avait une instruction publique et pas d’Éducation Nationale. Ce ministère-là, sa fonction était claire : un enseignement gratuit pour les jeunes Français les plus pauvres. Les autres avaient les moyens de financer l’école privée. Cette modeste mission est toujours essentielle aujourd’hui où tant de Français pauvres, immigrés ou non, ne savent pas écrire et n’aiment pas lire.

Qui a voulu ainsi priver les parents de l’éducation de leurs enfants ? Comme par hasard un président de la république de gauche, ex-professeur agrégé : Édouard Herriot. Est-ce que les Français ont demandé à l’État – tiers glacé et irresponsable – de se substituer à eux pour donner une éducation à leurs enfants ? Sûrement pas.

Avec Herriot, nous avons l’ambition démesurée d’un prof de gauche voulant se poser comme acteur majeur dans l’éducation des enfants des autres. Et surtout la volonté d’intervenir dans l’éducation d’une élite privée qui se passait très bien de l’intervention de l’État. Il fallait que ça cesse ! Depuis, cette « éducation » forcée de l’ensemble de la population a engendré un recrutement explosif de fonctionnaires : ils sont aujourd’hui 1 million ! Soit un prof pour 14 élèves. Or, dans les classes, on ne trouve qu’un prof pour 24 élèves (22ème rang en Europe !) et les classes sont « bondées ». Où sont passés les autres profs ? Tout est fait pour qu’on ne le sache pas. Le fonctionnaire, quel qu’il soit, est le petit soldat des énarques dans leur guerre contre le pouvoir naturel du privé et des entreprises.

Aucun de nos politiques, hormis le FN, ne semble se poser la question de la réforme de ce grand corps malade, mal-aimé des enfants, des parents et des enseignants. Elle est pourtant primordiale pour l’avenir de notre pays, le bien-être des Français (très mal dans leur peau ces derniers temps, voyez les Gilets Jaunes…) autant qu’elle est nécessaire à l’intégration réussie des immigrés et à notre sécurité. Aujourd’hui, l’Éducation Nationale immobilise nos enfants en classe pendant près de 20 ans pour leur apprendre… rien. Ce qui rentre par une oreille en ressort par l’autre. Les cours sont si creux et inefficaces que les enseignants ont imposé les leçons à la maison sous la houlette des parents ! Eux, ils lisent devant leurs élèves leurs bouquins écrits par d’autres profs qui ont lu des bouquins, c’est monotone mais pas fatigant, les parents eux, sont chargés de faire comprendre cet enseignement à des têtes blondes dont le cerveau n’est pas encore formé pour l’assimiler.  Je me souviens d’avoir du expliquer à mes enfants d’une dizaine d’années ce qu’est un élu du conseil général…

L’État et nos hommes politiques ne mènent aucune réflexion sur une pédagogie moderne et de nouveaux programmes d’enseignement adaptés au 21ème siècle. Tout est dans le même état qu’il y a cinquante ans.

L’Éducation Nationale est l’exemple-type d’administration à la française : quelque chose qui vit avant tout pour lui-même et se fiche complètement de l’intérêt général. Les Français et leurs besoins en formations, on n’en parle pas. On ne cherche même pas à les connaître.

VI – Le vrai rôle de Education nationale : sélectionner du haut fonctionnaire !

Développant le système expert ALOÈS en 1991 pour l’université de Nancy II (« Aide à L’Orientation dans Enseignement Supérieur »), j’ai fait une découverte ahurissante : les plus longs cursus, les plus difficiles, menaient à des postes dans l’administration ! Jamais dans le privé. Celui-ci, au contraire, réclamait des formations courtes ! Au point que les plus grands patrons sont autodidactes. Etre pompier, par exemple, un poste éminemment responsable, dangereux et ô combien valorisant, ne réclame aucun diplôme.

Polytechnique, Centrale, ENA, médecine, doctorats, thèses, et même HEC-ESSEC, écoles censées préparer au « management » dans le privé (on va le voir plus loin), conduisent nos jeunes à des postes dans l’administration d’Etat ou dans celles de grosses entreprises. Des endroits confortables où la notion de précarité de l’emploi est pratiquement exclue. Ceux-là ne deviendront jamais patrons de PME ou créateurs d’entreprises (sauf avec l’argent de papa).

J’ai ainsi découvert le vrai rôle de l’Éducation nationale : sa finalité n’est plus d’instruire nos jeunes mais de sélectionner du haut-fonctionnaire. Plus un élève est capable de s’imprégner de la « science » dispensée à l’école comme une éponge, au détriment du temps consacré à l’expérimentation du monde réel,  plus il a de chances de devenir énarque, polytechnicien ou centralien, plus il a le profil idéal du fonctionnaire et, finalement, plus il a de chances de devenir… président de la république ! C’est ça la France.

Hélas, cette sélection par la note aboutit à des individus quasi-autistes et asociaux, qui se croient intelligents tout en demeurant imprégnés d’un sentiment d’infériorité face au monde moderne, dont le plus bel exemple est le polytechnicien.

L’Éducation nationale, c’est aussi une fabrique d’individus jaloux du privé qui les nourrit et détient le vrai pouvoir, qui utilisent les leviers de l’Etat indûment captés pour le prendre en otage (le CAC 40) ou le mettre à genoux (les PME).

L’école est devenue un énorme obstacle dressé devant l’intelligence, la liberté de penser et l’entreprise privée.

Dans l’article suivant : 2019 – Une étude passionnante du CNRS sur la psychologie des hauts fonctionnaires (énarques, Macron) : tous autistes ! je vous dévoile une étude confondante sur la psychologie du haut fonctionnaire, pur produit de l’Education nationale.

 

I – Une nouvelle constitution doit être « moderne »

Il faut remettre le peuple au centre de la constitution, qui sert à le protéger. Hélas, personne en France ne semble préoccupé de faire porter le débat sur cette question ou de proposer une constitution simplement moderne. Les « constitutionalistes », souvent des profs ou des hauts-fonctionnaires,  font du replâtrage à partir du texte existant, créent de nouvelles règles, en suppriment d’autres, rendent le texte encore plus abscons et, surtout, n’inscrivent pas en tête le droit du citoyen de révoquer ses élus. Il faut repartir d’une page blanche !

Je me suis attelé à cette tâche ce qui a donné une « constitution démocratique » que vous pouvez lire ici.

Comme cette lecture ne suffira probablement pas à vous convaincre que les idées qu’elle contient ont été mûrement réfléchies, Je vais vous expliquer la raison des articles les plus importants. Vos remarques permettront sûrement de les améliorer par la suite.

Dans ce qui suit, « élu » signifie n’importe quelle personne élue 1) au suffrage direct et 2) par le peuple résidant sur le territoire que l’élu a à gérer. Donc : les maires, présidents régionaux, le chef de l’État. Les conseils généraux (les départements), foyers de centaines d’élus inutiles élus sur listes, disparaissent. C’est dommage pour la Vendée, le seul département qui a une légitimité historique mais il existe des solutions pour lui redonner sa place dans une Région. Le scrutin de liste est supprimé, une sorte de mensonge qui dilue la responsabilité, coûte cher vu le nombre d’élus et peut mener par surprise au choix d’un leader qui n’est pas en tête de liste.

« Chef de l’État » implique également son équipe : le gouvernement, qu’il compose à sa façon et que la constitution n’a pas à définir contrairement à l’actuelle.

Il va de soi par ailleurs que le statut de fonctionnaire est aboli. Tout le monde a un patron, même le chef de l’État (le peuple), qui donne les directives, licencie ou récompense. Chacun peut changer de poste ou d’entreprise sans risquer de perdre un privilège comme l’emploi à vie.

Vous allez voir que la constitution démocratique que je vous propose a l’immédiate vertu de rendre superfétatoire tous les « machins » aux mains d’élus corrompus : l’Assemblée nationale, le Sénat, le conseil constitutionnel, le conseil d’État, lesquels disparaissent.

Les articles qui suivent ne sont pas numérotés comme dans mon projet de constitution démocratique. Je cite seulement  dans l’ordre d’importance les plus intéressants à mes yeux, d’où découle le reste du texte.

Article 1 : « le peuple peut révoquer celui qu’il a élu à tout moment sans explication ».

Toutes les constitutions régissant des pays ont été écrites par des élites puissantes peu disposées à perdre leur pouvoir sur la vache à lait. C’est pourquoi aucune ne commence par cet article essentiel pour une démocratie, dont tous les autres découlent. L’élu doit pouvoir être révoqué « ad nutum », comme un chef d’entreprise.

Article 2 : « Si l’élu est le chef de l’État, il est le magistrat suprême, aucune loi n’est supérieure à la sienne ».

En effet, la société évolue tellement vite que les lois ne doivent pas être inscrites dans le marbre ni être réservées à un « législateur » pléthorique et malhonnête. Elles doivent pouvoir s’adapter sans cesse, sans compter que des lois immuables laissent le temps à certains groupes d’en faire leur fromage aux dépends du peuple. Seul un élu, révoqué s’il déçoit et gardé s’il plaît, peut veiller à ce qu’elles soient adaptées à la satisfaction du peuple. Le chef de l’État a tous les pouvoirs. On est en régime « présidentiel ». D’aucuns imagineront qu’il risque d’en profiter pour s’accorder des privilèges exorbitants ou, pris d’un coup de folie, pour ordonner un génocide. Cela supposerait tout de même que le peuple ignorait tout de son passé de fou avant de l’élire. Invraisemblable au temps d’Internet. De toute façon, chaque intermédiaire sous ses ordres peut se rebeller en son âme et conscience, le temps que l’article 1 révoque le chef de l’État : il est remplacé, les troubles cessent.

Article 3 : « L’élu, chef de l’État inclus, n’est pas révoqué par une commission ou un Parlement, son mandat est simplement remis en jeu devant le peuple ».

Cette remise en jeu s’effectue simplement par de nouvelles élections. Elles désignent un nouveau président, ce qui revient à révoquer le précédent. Ou elles le maintiennent à son poste. Ainsi le pouvoir n’est jamais vacant.

Article 4 : « La proposition de révocation d’un élu se fait par le Conseil des Sages de son territoire, constitué de 3 membres eux-mêmes élus sur ce territoire. S’ils jugent qu’un meilleur candidat que le président en cours sera choisi par le peuple, ils provoquent de nouvelles élections»

Le Conseil  des Sages est le seul comité défini dans la constitution démocratique. Il y en a un par élu.  Le Parlement, censé contrôler l’action du Président et le révoquer en cas de faute grave mais qui ne le fait jamais, disparait. Les représentants du peuple eux-mêmes révocables à tout moment s’autocontrôlent.

Pourquoi 3 membres seulement et pas les 577 députés et 348 sénateurs actuels ? La question est drôle tellement tout le monde pense que notre parlement est pléthorique et inefficace, mais 3 seulement, cela en fera peut-être tiquer certains. Voilà pourquoi : plus une commission est nombreuse moins la prise de décision est rapide et pertinente. Sans oublier que son coût est proportionnel au nombre de ses membres. De plus il faut un nombre impair de décideurs pour éviter le ballotage, donc l’indécision.

Suite du texte : « Les membres d’un conseil des sages seront sanctionnés et inéligibles si le président est réélu, récompensés si un nouveau président est élu. Ils auront accès à toutes les réunions importantes de l’équipe de l’élu (le gouvernement pour le chef de l’État), n’étant présents qu’à titre d’observateurs tenus au secret. »

Pour éviter au maximum les élections inutiles, les Sages seront dotés du budget suffisant pour disposer d’une équipe qui effectuera ou commandera enquêtes et sondages, qui permettront de connaitre en temps réel le sentiment du peuple sur son président. Ils publieront des analyses sur l’action du chef de l’État. S’ils lui trouvent un successeur potentiel à l’évidence meilleur que lui ils organiseront de nouvelles élections. Ils proposeront aussi au peuple la cooptation de candidats.

La cooptation est la forme idéale d’élection pour choisir un responsable : un homme extrêmement compétent qui n’a pas d’ambition pour lui-même, donc ne se présente pas, doté d’un solide sens de l’honneur. Le genre à démissionner s’il trouve que le peuple ne l’apprécie pas assez (De Gaulle). Ce modeste n’a pour motivation que de réussir pour le bien commun là où les autres ont échoué, ce qui lui fait un peu peur car il ne veut pas décevoir ni se ridiculiser. Il faut que ce soit le peuple, qui le connait et l’apprécie, qui le pousse aux manettes. C’est de ce genre de candidats dont nous avons besoin. Pour lui, il n’y a pas de « victoire » à être élu mais une immense et terrifiante responsabilité qu’il ne peut accueillir qu’avec gravité. Quand on voit ces candidats tout heureux d’être élus se congratuler avec leurs copains devant les caméras, on assiste à la victoire de l’ambition irresponsable et égoïste qui va mener à la faillite de l’État.

L’article 5 : « De la réforme de la justice au service du peuple »

Tout le monde est d’accord là-dessus, la justice est le pilier essentiel de la démocratie. S’il y en avait une en France,  tout politique ayant menti à ses électeurs serait condamné et deviendrait inéligible. La place serait vite nettoyée et il ne resterait plus que des élus de valeur, ceux que le peuple n’aurait pas envie de contester.

La justice ne doit pas être subordonnée aux puissants mais au peuple qui représente tout de même 99,99 % de la nation. Elle ne demande pas au juge un génie particulier mais un « sens » : le sens de la justice.

La justice, en faisant cesser les conflits, est source de bonheur, de paix intérieure et de profits économiques. Pour en être convaincu écoutons cette définition du « bon juge » qui date d’il y a 3 500 ans. Elle émane de Rekhmirê, juge et vizir du Pharaon Thoutmosis III, le deuxième personnage le plus important d’Egypte :

« J’ai jugé de la même manière le pauvre et le riche, j’ai réprimé celui qui était avide. J’ai fait passer le mauvais moment de celui qui avait le cœur furieux, j’ai arrêté les pleurs en les changeant en consolation. J’ai défendu les veuves parce qu’elles n’avaient pas de mari, j’ai rétabli le fils comme héritier (…). J’ai donné du pain à l’affamé, de l’eau à celui qui avait soif, de la nourriture, des onguents et des vêtements à celui qui n’avait rien. J’ai secouru le vieillard en lui donnant mon propre bâton, et en faisant que la vieille femme dise : « Quelle bonne action ! ». Je haïssais l’iniquité et ne la pratiquais pas. Même lorsque je jugeais de graves affaires, je faisais sortir les deux parties en paix. Je n’ai pas perverti la justice en échange d’un cadeau, je n’étais pas sourd pour celui dont la bourse était vide. »

On savait donc parfaitement juger il y a 3 500 ans ! Pour Rekhmirê, la justice était bien source de bonheur, de paix intérieure et de profits économiques .

Voilà donc l’article 5 que je propose : « La justice prend deux formes : la justice préventive et la justice curative. La justice préventive est composée de conciliateurs locaux nommés par le chef de l’État. La justice curative est composée de juges également nommés par le chef de l’État. Une fois nommés, conciliateurs et juges ne peuvent être révoqués que par les justiciables, non par le chef de l’État. Les justiciables sont tenus de les noter chaque fois qu’ils passent devant eux, ces notes étant comptabilisées au fichier national de justice. Le nombre d’appels sur les décisions de chaque juge est également comptabilisé dans ce fichier, consultable par chaque citoyen pour lui permettre de choisir son juge ou son conciliateur. Les meilleurs conciliateurs et les meilleurs juges sont récompensés, les plus mauvais remplacés. »

La justice préventive est essentielle car elle résout 90 % des conflits comme le montre le tableau ci-dessous qui relate cent ans de conciliation aux prud’hommes au 19ème siècle. Ces tribunaux sont chargés de résoudre les différends entre employés et patrons en commençant par la conciliation. A l’époque le patron était réellement présent face à son employé. Plus beau encore que ces 90 % de réussite, la conciliation aboutissait à des arrangements le plus souvent au bénéfice du salarié, le patron ne voyant pas d’intérêt à prolonger un conflit nuisant à son activité et à son image, tout en étant assez riche pour satisfaire son employé. Aujourd’hui, le système est vicié comme tout le reste et la conciliation ne fonctionne pas : le patron est rarement présent, des intermédiaires : cadres, avocats, parlent pour lui. Or l’avocat n’a pas de langage commun avec l’employé. Quant au cadre, outre qu’il est employé comme son adversaire, il ne peut consentir aucun « cadeau » ni mener aucune négociation valable de son propre chef car l’entreprise ne lui appartient pas.

En apaisant les conflits à la source par un débat oral et contradictoire, la justice préventive est hyperrapide, économise 90% des procès donc 90 % des juges. Elle est donc également intéressante sur le plan économique.

Prud'hommes et préventif

Pour être proches du peuple, ni conciliateurs ni juges ne sont tenus d’avoir une formation de juriste. Ils sont seulement reconnus par les justiciables comme ayant le sens de la justice, qualité que tout homme peut posséder. Les juges ont un budget pour s’adjoindre une équipe qui, elle, peut être formée au droit et à la recherche de la jurisprudence.

Le conciliateur officie dans sa localité à temps partiel pour continuer son activité principale ou à plein temps. Il en faut un pour cent habitants. Son rôle est plus essentiel que celui du juge : il consiste à désamorcer les conflits naissants, à les empêcher de dégénérer, pas à juger. Il écoute les doléances des parties, fait jouer son bon sens pour poser les bonnes questions, suggère des solutions mais ne décide rien. Après le départ des parties, il rédige un rapport sur le conflit et ses acteurs, transmis au fichier central de justice par Internet pour consultation par les autres conciliateurs et par les juges. Il peut réclamer l’intervention rapide de la justice curative s’il considère que le conflit est grave ou va s’aggraver dans les jours qui suivent.

Un justiciable peut rencontrer autant de conciliateurs qu’il le désire jusqu’au moment où l’un d’entre eux décide de transmettre le dossier à la justice curative. Dans ce cas, il ne sera plus reçu par la justice préventive.

« La justice curative est une justice du dernier ressort. Elle n’intervient que lorsque la tentative de conciliation d’un conciliateur au moins a échoué et qu’une des parties exige de passer devant un juge, ou lorsqu’un conciliateur demande que leur conflit soit jugé rapidement. Dans tous les cas, le juge curatif dispose des informations du fichier central de justice rassemblées par les conciliateurs qui contiennent déjà leurs avis et suggestions sur le conflit et les adversaires en présence. »

« Aucune condamnation n’est interdite au juge, sanctions infamantes, peine de mort ou torture incluses. Ce n’est pas à la loi de fixer dans le marbre des interdictions ou des règles qui ne tiennent pas compte de l’évolution de la société. Le juge ne répond de ses actes que devant ses justiciables et son patron direct, le chef de l’État. Si l’une des parties en présence est le chef de l’État lui-même, il le poursuit de la même façon que les autres justiciables sauf qu’il est assisté du Conseil des Sages, qui peut lancer une procédure de révocation, et qu’il peut se protéger en faisant la publicité à sa procédure.

Les juges sont obligatoirement notés par les justiciables qui passent entre leurs mains. Le cumul de ces notes est accessible publiquement sur le site du gouvernement. Les plus mauvais juges sont remplacés, les meilleurs voient leur rémunération et leurs moyens augmenter, sans limite de taille. Les juges sont donc en concurrence. Un très bon juge peut diriger une vaste maison de justice avec un grand nombre d’employés et d’autres juges qu’il a lui-même embauchés et formés à ses méthodes.

Un justiciable peut choisir son juge et faire appel autant de fois qu’il le désire, à ses risques et périls. En effet, les sanctions peuvent augmenter et devenir exécutoires s’il est manifeste que ses appels sont dilatoires. Un juge peut refuser d’instruire un appel s’il considère le jugement attaqué comme pertinent. Dans ce cas, il doit justifier sa décision par écrit dans le fichier central de justice de justice pour l’édification des autres juges qui pourraient être sollicités pour la même affaire.

« La profession d’avocat disparaît ». En effet, pour le justiciable elle est source de coûts, de lenteurs, d’injustices et parfois de corruption. Un justiciable puissant ne pourra plus arriver avec sa cohorte d’avocats tous spécialisés face à un justiciable faible avec son avocat commis par l’aide juridictionnelle. Le meilleur avocat du justiciable c’est le juge. Si possible du calibre de Rekhmirê. Il ne doit plus y avoir d’intermédiaire entre le justiciable et le juge. Le justiciable peut cependant être assisté d’un conseil si le juge est d’accord. Le juge mène un débat oral et contradictoire : il pose aux justiciables des questions auxquelles il est tenu de répondre, demande à le revoir s’il ne peut répondre sur l’instant, et finalement trouve la solution adaptée qui résoudra le conflit le mieux possible, punissant les responsables si besoin est.

Article 6 : « L’éducation doit être accessible à tous. L’État finance donc une Éducation Nationale qui fixe les programmes mais animée par des écoles privées afin d’instaurer la concurrence en matière pédagogique ». Il n’y a plus d’école publique sauf pour les élèves refusés par les autres écoles. Il n’y a plus de programme imposé mais des suggestions de connaissances et d’aptitudes faites par le Chef de l’État selon la catégorie d’âge des élèves. Les diplômes ne sont plus indispensables mais toute école ou tout groupe d’écoles peut en créer un pour faciliter la recherche de candidats par les employeurs. Il n’y a plus de baccalauréat mais un système de notation constant décrivant le profil de l’élève tout au long de sa scolarité. Il est archivé au fichier national des élèves pour consultation par les employeurs éventuels. Tout élève peut donc à tout moment, quel que soit son âge, recevoir des propositions d’embauche d’employeurs séduits par son profil. Si étant devenu adulte il n’en reçoit pas ou les refuse toutes, il sera pris en charge par un service de l’État qui lui trouvera une activité rémunérée dans ses cordes.

Article 7 : « Le chef de l’État est le chef des armées ».

C’est l’évidence même.

Article 8 : « La présente constitution ne peut être modifiée que par décision des Français au suffrage universel direct majoritaire à un tour. Si la proposition ne recueille pas au moins 60% des suffrages, elle est rejetée. »

Cette disposition, incontournable, est conçue pour empêcher quiconque de modifier la mère de nos lois sans l’accord du peuple comme  cela s’est fait trop souvent sur la constitution actuelle.

Conclusion

Bien entendu, certains trouveront des défauts à ma proposition de constitution, c’est bien normal. Je ne suis qu’une force de proposition mais au moins en voilà une !  A ceux-là je répondrai par avance pour rester dans le débat constructif : « Oui, mais… sur ce point que vous critiquez, préférez-vous la constitution actuelle ? ».

I – CE N’EST PAS LE PRÉSIDENT QU’IL FAUT CHANGER, C’EST LE SYSTÈME QUI PRODUIT DES PRÉSIDENTS ÉNARQUES

La crise des Gilets Jaunes, qui ne cesse pas et continue à recueillir la sympathie d’une majeure partie des Français, révèle deux choses importantes : la première, c’est que nos concitoyens en ont réellement assez du « système » au point de descendre dans la rue comme on le prédisait depuis des années. La seconde, c’est que le pouvoir est impuissant à résoudre cette crise pourtant prévisible, pratiquant les promesses et la désinformation.

La solution réclamée par les manifestants est simple : « Macron démission ! ». Hélas, vu les présidents précédents, cela ne changera rien. S’il accepte de démissionner, ce dont il est incapable vu sa formation d’énarque, quel meilleur président le remplacera ?

Quant aux politiques de tous bords, ils sont horrifiés : comment le président Macron va-t-il financer les cadeaux qu’il promet aux Gilets Jaunes ! Il ne leur vient pas à l’esprit que la solution existe depuis la nuit des temps : alléger le poids de l’État, donc réduire les impôts, donc réduire le nombre de fonctionnaires comme Sarkozy le proposait déjà en 2007 ce qui lui valut d’être élu, et donc réduire le nombre de politiciens (1 élu pour 100 habitants !), la plupart étant fonctionnaires.

Le résultat de la gestion de nos présidents successifs depuis Giscard se lit dans deux chiffres sidérants : notre dette publique culmine aujourd’hui à 2 300 milliards d’Euros – soit autant que notre produit intérieur brut ! – et parallèlement le quart des salariés français est devenu fonctionnaire ou assimilé ! Alors que ce devrait être 10 % maximum. En effet, pour payer tous ces inactifs, des électeurs acquis au système, l’État fait du déficit. Vous comprendrez pourquoi Macron, désireux comme tout énarque de conserver les électeurs acquis au système, est incapable d’envisager de compenser ses cadeaux aux Gilets Jaunes par la seule mesure possible : la réduction du nombre de fonctionnaires. Il va donc être obligé de tricher pour ne pas (trop) grossir encore la dette publique.

Dette publique depuis Giscard

Giscard en 1974 est le premier à créer de la dette, pour financer l’embauche de nouveaux fonctionnaires, un vivier d’électeurs acquis à son système. Ce graphe s’arrête en 2011, mais pas la croissance de la dette qui culmine aujourd’hui à 2 300 milliards !

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi depuis Giscard la quasi-totalité des présidents est énarque ? Giscard, Chirac, Sarkozy (pistonné par Chirac), Hollande, Macron…

Les énarques ont la partie belle : ils sont invirables de par leur statut de fonctionnaires et sans souci d’argent car appartenant à des partis de bureaucrates puisant indéfiniment dans nos impôts. Ils peuvent ainsi, par exemple, verser des centaines de milliards à leur clientèle (34 milliards rien qu’en 2012 pour les associations), par subventions (aux médias, aux maires et aux associations, par ex), par emplois fictifs et par la corruption (affaire Urba) dont la France est la championne parmi les pays industrialisés. On comprendra à quel point il est facile dans ces conditions d’arriver à 2 300  milliards d’Euros de dette publique.

Depuis le temps que ça dure et que l’on dénonce de toute part ces détournements de nos présidents successifs tous d’accord de mener la même politique antiéconomique qui nous ruine, ni le peuple ni la justice n’ont pu y mettre le holà. Le premier parce qu’il est muselé, le deuxième parce qu’il fait partie du problème. Le système a été conçu pour se maintenir envers et contre tous : il est protégé par notre constitution ! La mère de toutes nos lois. Laquelle a été modifiée de nombreuses fois en catimini par nos amis hauts-fonctionnaires. Le pire saboteur étant Giscard avec ses barrières aux candidatures aux présidentielles destinées à empêcher les candidats de la société civile d’être élus et à favoriser les bureaucrates acquis au système, financés par nos impôts, énarques en tête.

Un pays comme le nôtre, qui réussit à rester dans le peloton de tête des pays riches en dépit de l’énorme boulet qu’il traîne, s’il était bien géré, ferait des Français le peuple le plus riche du monde.

Le boulet de la dette française

 

II – ANALYSE RAPIDE DE LA CONSTITUTION FRANÇAISE, MÈRE DE LA CORRUPTION FRANÇAISE

Puisque le système est protégé par la constitution, changeons la constitution. Mais avant d’attaquer notre ennemi, apprenons à le connaitre (Sun Tzu, L’Art de la guerre…). Il ne s’agit pas de répéter les mêmes erreurs avec une nouvelle constitution. Prenons d’abord conscience de ce que l’actuelle constitution française contient de scandaleux.

La constitution n’inclut pas les Droits de l’Homme ! – La déclaration de 1789 est seulement citée en passant, sans détailler ses articles. Et pourquoi ? Parce qu’elle accorde des droits au peuple et que ces droits sont volontairement bafoués dans la constitution française. Selon l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, la société française actuelle n’a pas de constitution ! En effet, cet article énonce que « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » Or la séparation des pouvoirs n’est pas du tout assurée : tous les pouvoirs sans exception, même les contre-pouvoirs comme la justice, les syndicats et les médias, sont captés par les fonctionnaires (dirigés par les énarques).

Voici des extraits d’articles de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen que notre constitution bafoue allègrement, nous allons le voir :

  • « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme » (Art. 2). Or, le but des partis politiques est visiblement de s’enrichir, de garder le pouvoir et de accroître.  Ni le peuple, ni l’électeur, ne sont cités dans les déclarations du Parlement.
  • « Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à la formation de la loi. » (Art. 6) 
  • « La loi doit être la même pour tous » (Art. 6)
  • « Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis » (Art. 7)
  • « La force publique est instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée » (Art. 12)
  •  « La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration » (Art. 15)

Le peuple ne peut pas révoquer son président ! – La constitution française débute par cette profession de foi : la République c’est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». C’est beau… Sauf que tout son contenu démontre qu’elle a pour seule fonction « le gouvernement du peuple par ses élus  pour ses élus ». Par le peuple et pour le peuple devrait impliquer le droit de l’électeur à révoquer l’élu à qui il a confié « le gouvernement du peuple ». Or absolument aucun des « titres » (il y en a 16) qui composent ce texte n’offre ce droit pourtant élémentaire dans une démocratie.

Le peuple n’est pas mentionné dans la constitution sauf pour être « assujetti » !  – Ce qui frappe, c’est l’absence totale de titre décrivant les droits du peuple. Dans la mère de ses lois, le peuple n’a aucun droit. Sauf celui d’être assujetti (Titre V : « les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens. »). La déclaration des Droits de l’Homme, contrairement à ce que beaucoup croient, est seulement citée sans être intégrée. Il y a bien un titre concernant le citoyen (mais pas l’électeur !) intitulé « le défenseur des droits » : « Il peut être saisi, dans les conditions prévues par la loi organique, par toute personne s’estimant lésée par le fonctionnement d’un service public ». Sauf que la loi organique n’est pas définie, que la notion de service public non plus et que la fonction de défenseur des droits pas davantage ! Finalement, le défenseur des droits est nommé par le président de la république ! Difficile dans ces conditions pour cet obligé du pouvoir de poursuivre celui qui l’a nommé ou son gouvernement. D’autant plus que s’il a été choisi, c’est qu’il est l’allié du système pas son adversaire !

Les droits des élus occupent 99 % du texte – La constitution française est principalement consacrée à la description des différents types d’élus (président, gouvernement, députés, sénateurs, juges et collectivités territoriales), aux différents comités leur servant à gouverner le peuple ou à se gouverner entre eux (assemblées, conseils, cours, bureaux, juridictions, directoires, commissions), à la répartition du pouvoir entre eux. Les députés, dont le rôle est de contrôler l’action du gouvernement, sont muselés : « Sont irrecevables et ne peuvent être inscrites à l’ordre du jour les propositions de résolution du parlement dont le Gouvernement estime que leur adoption ou leur rejet serait de nature à mettre en cause sa responsabilité ou qu’elles contiennent des injonctions à son égard » (art 34-1) ! Remarquez, bizarrement, ils ne s’en plaignent pas… Étonnante démocratie que la nôtre : on peut y être élu, mais ensuite on ne pourra ni être critiqué par ses pairs ni être révoqué.

La justice est falsifiée pour épargner les élus – Le plus scandaleux dans notre constitution reste à venir : les outrages affichés à la démocratie et à la justice par des lois spécifiquement écrites pour donner droit aux élus d’échapper à la justice à laquelle le peuple, lui, est assujetti alors qu’il est leur patron ! « Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions », « Aucun membre du Parlement ne peut faire l’objet, en matière criminelle ou correctionnelle, d’une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu’avec l’autorisation du Bureau de l’assemblée dont il fait partie », « La détention, les mesures privatives ou restrictives de liberté ou la poursuite d’un membre du Parlement sont suspendues pour la durée de la session si l’assemblée dont il fait partie le requiert. »

Un chapitre spécial est consacré à la protection des membres du gouvernement : « Titre X –  De la responsabilité pénale des membres du gouvernement » où l’on découvre qu’ils ne sont pas jugés par des magistrats mais par 12 parlementaires (leurs copains) assistés de 3 juges de cassation (bien inféodés à l’État, spécialistes de la forme et pas du fond, de toute façon minoritaires dans cet aréopage de 15 personnes).

Quand le peuple découvre qu’une fois de plus le président qu’il a élu lui a menti en n’exécutant pas son programme, cas systématique depuis Giscard (l’homme du « changement » qui n’avait rien changé), c’est la chute dans les sondages, tout aussi systématique. Mais l’élu n’en a cure ! Regardez Macron. Protégé par la constitution, le menteur reste là dans son palais entouré de ses courtisans toute la durée de son mandat. Il peut même se faire réélire tellement le système est bien verrouillé ! Par exemple quand il est face d’un candidat bonnet blanc-blanc bonnet encore plus faible que lui (Chirac face à Mitterrand) ou d’un candidat soigneusement diabolisé par les médias aux ordres (Le Pen face à Chirac).

Puisque la loi n’est pas de son côté, le peuple est contraint pour se défendre de sortir de la légalité. Par exemple, il endosse un gilet jaune et descend dans la rue se battre contre les forces du régime : la police et les CRS, qui pourtant pensent souvent comme lui…

En somme, notre constitution a été trafiquée pour passer la main à des élus superpuissants, irrévocables et hors la loi. Le citoyen n’existe plus.

Il faut donc rédiger une nouvelle constitution où c’est réellement le peuple qui dirige.

Le premier de ces informaticiens, Dean Horak, est le plus important de tous : c’est un chercheur en IA américain avec qui j’ai fait connaissance sur LinkedIn en 2013 , intelligent, honnête et plein de personnalité. Pendant des mois il m’a entendu discourir et discuter d’IA avec les autres membres du groupe IA de LinkedIn, expliquant qu’il n’y a qu’une intelligence artificielle, celle qui sait raisonner, sans qu’il réagisse. Jusqu’au jour où il m’a posé des questions et où nous nous sommes mis à discuter  sur le sujet. Comme il doutait de la véracité de mes propos depuis des années sur LinkedIn et de la faisabilité d’une IA aussi étonnante que celle que je décrivais, je lui ai proposé une démonstration par Skype. 

Parmi ceux qui suivent, seul Sandy Veres a demandé une démonstration. Personne d’autre n’a jamais demandé à voir cette preuve que je ne mentais pas.  Ces informaticiens ne voulaient pas savoir. Ils étaient encore moins désireux de propager une connaissance nouvelle qui leur faisait de l’ombre.

1. Dean Horak 

« Jean-Philippe has created a very nice, easy to use and fairly extensive expert system. » (septembre 2013) – Cet homme est un vrai chercheur en IA, intelligent et honnête… mais dans les limites de sa survie on va le voir ! J’ai fait sa connaissance sur LinkedIn en 2013. Pour convaincre un récalcitrant qui niait la présence de logique dans l’intelligence il nous a présenté deux pages de définitions de l’IA prises sur le web, toutes contenant le mot « raisonnement « ou « logique ». Un travail d’orfèvre ! Il a voulu toucher des yeux mon IA et je lui ai fait une démonstration par Skype. Voilà son rapport, transmis à l’ensemble de la communauté IA sur Skype :

« OK folks,

Jean-Philippe and I spent the morning (his afternoon) demoing his system. I promised him I would report back to the group my impressions, so here they are (Jean-Philippe, feel free to correct me if I got any of the details wrong). 

Jean-Philippe has created a very nice, easy to use and fairly extensive expert system. It seems to contain all the niceties you might need in such as system such as database connectors, web connectors, file I/O, automatic form generation, automatic generation of conversational style interaction, etc. Essentially everything you might see in an IDE for a conventional programming language. However, instead of building programs directly using a programming language, programs are built using a graphical decision tree architecture. 

The graphical interface generates what appears to be a comprehensive logic programming language, reminiscent of Prolog. Assuming the language is « Turing complete » (and I have no reason to doubt this), Jean-Philippe’s claim that his system can produce any program that can be produced using other « programming languages » without requiring any programming knowledge is technically valid, though I would expect that the resulting application would likely be much less efficient and unwieldy than the same application developed in a more concise language such as C or C++. 

Given it’s apparent roots in Prolog, it fully supports deductive reasoning. This system also includes a nice built-in feature that presents a description of how the result was derived, which I envision to be a great aid in debugging and verification of the application. 

My overall impression is that this system, within certain domains, is a viable option. For instance, coupled with a VRU (voice response unit), the system would allow for the easy development of interactive voice response systems for customer support, vmail systems, menu systems, etc. It seems to be a good fit for diagnostic applications such as those that might be used by a technicians in diagnosing equipment. In other words, any domain where an expert-system might be a good fit. 

The main take-away point from the demo is that this system looks to be a real, production quality product, useful within certain application domains such as described above. On the other hand, I would not want to try and attempt to create a self-driving car using it, though, as I noted before, being « Turning complete », it should technically certainly be possible. 

The other take-away point is that unlike the hyped-up claims of some on these forums (who’s name I will not mention), this system delivers what the author claims (though my definition of what AI is fundamentally differs from Jean-Philippe’s definition). 

I wish Jean-Philippe luck in marketing his product which he has very obviously invested a great deal of effort into and I encourage anyone who is looking to develop an expert-system style application for which this would be a good fit, to contact him for a demo as well. 

Finally, we were able to overcome our French/English language gap fairly well, though I will quickly admit that Jean-Philippe’s English is far, far better than my French 🙂 

Au revoir. »

C’est donc très flatteur et sympathique. Hélas, incroyable mais vrai, aucun membre de la communauté IA de LinkedIn n’a réagi à son analyse ! Cet homme a bien voulu parler de mon IA et c’est le seul. Je l’en remercie. Mais le pire est à venir : quelques années plus tard je surprends Dean Horak à clamer au sein de la même communauté que l’IA n’existe pas, alors qu’il l’a touchée chez moi ! Je lui rappelle donc son test par Skype. Il ne s’en souvient pas ! Je lui adresse alors la copie de son analyse. Il devient furieux et refuse  de discuter avec moi davantage. Incompréhensible. C’est à croire que tous les informaticiens sont fous…

2. Sandy Veres

Sandy Veres est un chercheur anglais de l’université de Southampton. Son labo Sysbrain est baptisé : « IA, intelligent systems, natural language programming »

  • 4 avril 2012 : je lui adresse un mail pour lui dire que mon IA permet la programmation en langage naturel, son domaine de recherche, puis je le relance par Skype. Il me répond : “I am just reading this while driving… Most interested. » et s’engage à me faire de la pub si ma techno marche réellement ! Je me prends à rêver, comme un écolier. 
  • 5 avril : je lui fais 1h25 de démonstration par Skype, répondant à toutes ses questions. Il s’exclame : « Mais c’est tout à fait industriel ! » et ne parle plus de faire la promotion de cette découverte… Il dit qu’il va réfléchir. Puis, silence…
  • Le 1er mai, je le le relance : « It’s over, Sandy? I feel our relationship is disappearing …”. Veres s’excuse en m’apprenant que son père, 89 ans, est en phase terminale. Il conclut cependant : “I am very interested in your approach, was just thinking about it 15mins ago…” Et il ajoute qu’il me rappellera. 

Mais il ne rappelle pas. Alors je le relance par Skype le 24 mai 2012, le 30 juin et le 18 juillet. Silence… Alors, je laisse tomber.

2. Serge Boisse

Le 16/12/2011 j’écris à Serge Boisse, professeur à l’ENAC de Toulouse et auteur d’un livre monumental sur l’IA, qu’il a oublié de parler de l’IA raisonnante, une invention française qui a donné l’interface vocale intelligente Tiara que j’ai développée. Nous échangeons à ce sujet puis il finit par me dire : « Quant à Tiara je t’ai déjà dis ce que j’en pense : c’est un beau, peut-être même très beau programme d’IA mais ce n’est pas « une IA générale ». Peut-être la sous-estimais-je ? Mais tu ne peux m’en vouloir pour ça. Après tout, tout ce que j’ai pu lire sur Tiara a été écrit par toi, ou par des gens qui ne savent même pas ce qu’est un moteur en chainage avant d’ordre zéro-plus ! J’attends simplement de lire une critique externe et objective de ce système par un utilisateur connaissant bien l’IA. Alors je réviserai mon opinion. »

Il a donc une opinion arrêtée sur une IA qu’il n’a jamais testée ! Pas très scientifique, tout ça. Je lui réponds donc, il est vrai assez vertement. Mais il m’a fait une petite vacherie par le passé qui m’a montré  que l’honnêteté n’est pas sa vertu première : « Toi qui te présentes en expert ès Intelligence Artificielle et comme l’apôtre de la singularité en IA, tu avoues crânement préférer attendre que QUELQU’UN D’AUTRE te donne son avis sur une singularité en IA au lieu de la tester toi-même ? C’est délirant. Comment veux-tu être crédible pour animer un institut de recherche en IA avec aussi peu de curiosité scientifique ? Tu viens d’avouer que tu as écrit un énorme bouquin sur l’IA sans jamais tester LA SEULE IA qui fonctionne en entreprises – et en France qui plus est – depuis 1986, une IA dont des centaines d’articles ont parlé ? »

Vexé, il me répond : « Jean-philippe, je te respecte alors fais-en autant. Insulter quelqu’un n’a jamais fait avancer un débat, cela ne fait que fermer des portes. Contrairement à ce que tu sembles croire je ne m’intéresse pas qu’à moi et je m’intéressais sincèrement à ce que tu faisais, ce n’est plus le cas maintenant au vu de ces propos qui dépassent les bornes de la politesse » 

Donc, pour lui c’est l’insulter que lui reprocher de ne pas faire lui-même le test d’une innovation dans son domaine de compétence. Du coup, il n’est plus intéressé par ma techno… qu’il ne voulait pas tester !  C’est bien commode.  Les 28 janvier, 2 mars, 28 mars, 28 avril 2012, je le relance sur son site. Aucune réponse. Il abandonne…

3. Mike Daconta

C’est un expert US connu en “machine learning”.  Le 30 mars 2012 je lui adresse un mail qui lui présente mon IA raisonnante, capable d’extraire la connaissance inconsciente en langage naturel et de la transformer immédiatement en programmes sous forme système experts. Le top du machine learning, quoi… Il me répond : “Do you have a demo of your technology? As you know I am a supporter and developer of semantic techniques and thus I am always interested in good semantic technology.“ Je lui propose une démo par Skype. “please send me the Web link so I can look at an example before I decide to go to the next step and discuss it via skype.” Je lui adresse donc des captures d’écran montrant le fonctionnement de mon IA, des arbres de décision jusqu’au dialogue du système expert. Pas de réponse de sa part. 

Le 11 avril, je le  relance : « Mike, it’s over? Not interested anymore? » Il répond qu’il est intéressé mais sceptique, qu’il a peu de temps, qu’il va réfléchir » Je remarque qu’il n’est plus question de démonstration….  Puis, silence.

Le 18 avril, je le relance : « Mike, I am very disappointed at your silence. It can only mean one thing: you do not care research about programming without computer language. Publicly, you claim to be interested in but once you find a search that succeeded, you disappear like a ghost. In fact, you are like the French computer scientists : no question of promoting the innovation in AI. And too bad for millions of users who will continue to wait. Too bad for progress in computer science and robotics, which will have to wait. Bye Jean-Philippe de Lespinay »

Daconta n’essaie même pas de se défendre. Il reste muet.

4. Gregory Renard français fondateur de X Brain, une société US spécialisée en IA

  • 19 sept : [19/09/2012 11:28:02] Conversation téléphonique entre Gregory Renard et moi. Durée 13:03.
  • 21 sept ([21/09/2012 08:45:14] (durée 40:59) : je lui présente T.Rex par Skype, Renard dit qu’il me rappelle le lendemain. Il ne le fait pas.
  • 24 sept : [24/09/2012 18:19:16] 1ère relance (par Skype) : “Gregory, mon intuition me dit que vous n’allez pas donner suite… Je me trompe ?” – [24/09/2012 18:22:16] Gregory Renard: “Bonjour Jean-Philippe, non, pas forcément, juste que mon agenda est très chargé avec des deadlines courtes, je reviens vers vous dès que j’ai plus de bande passante”. Et puis… silence.
  • 8 oct : [08/10/2012 06:02:02] 2ème relance par Skype le voyant connecté : “Alors ? C’est fini entre nous ?” – [08/10/2012 06:03:34] Gregory Renard: “non, non, je suis juste sur de nombreux chantiers qui me prennent beaucoup de temps.”
  • 23 oct : [23/10/2012 11:04:57] 3ème relance : “Alors Greg, vous en êtes où avec moi ?” Pas de réponse.
  • 13 décembre : [13/12/2012 08:15:52] 4ème relance, je m’agace : “Vous voyez, Gregory, comme je vous l’avais dit, vous avez laissé tomber… Vous n’avez jamais repris contact. C’est incroyable comme les informaticiens ne sont pas intéressés par le progrès en informatique… surtout s’il offre à chaque utilisateur de PC la chance de pouvoir programmer comme eux. …et vous ne vous donnez même plus la peine de me répondre.” Pas de réponse.
  • 9 mars 2013, 5ème relance par Skype : “Alors Gregory ? Pouvez-vous maintenant m’expliquer votre long silence ?” Gregory Renard: “Bonjour Jean Philippe, oui j ai déménagé aux USA”. Je lui réponds : “et donc vous ne voyez plus d’intérêt à ma technologie ?” Silence…
  • 11 mars, 6ème relance : “Une réponse svp… Please…” Rien.

Conclusion : pendant 6 mois Renard a réussi à ne jamais donner son avis sur ma techno tout en se déclarant intéressé !

    6. Louis Naugès 

    Informaticien connu et chevronné, il écrit beaucoup, a fondé des associations d’informaticiens et se prétend spécialiste de l’innovation en informatique et donc compétent en IA. Il a écrit un article dans son blog intitulé : « Trois niveaux d’intelligence artificielle : trois challenges majeurs pour l’humanité » dans lequel je remarque qu’il n’a rien compris à la question et brode sur ses lectures toutes inspirées de chercheurs IA. On est encore face à un Français qui fait sa pub, faisant l’apologie sans discernement de la fausse IA américaine et qui n’a jamais trouvé sur le net les nombreuses références sur une IA français qui marche, l’intelligence artificielle raisonnante. Je lui rédige donc un commentaire sur l’IA raisonnante, lui parlant du prix qu’elle a obtenue aux US en 2017. Voilà sa réponse :

    Cher Monsieur De l’Espinay

    Je ne connaissais pas Jean-Louis Laurière, et ne pense pas être le seul. Il est mort en 2005, et beaucoup de choses depuis cette date en IA et Machine Learning. Vous écrivez vous même dans votre blog que son « invention » Pandora, ne fonctionnait pas. Vous êtes par contre beaucoup plus positif sur vos propres réalisations en systèmes experts.

    https://jpdelespinay.wordpress.com/category/abus-de-pouvoir/

    Vos frustrations, votre mépris de la profession d’informaticien qui explose dans votre texte m’ont fait de la peine. J’ai rarement lu un texte qui illustre autant les plaintes du « génie méconnu » parlant de tout ceux qui ont refusé de voir l’extraordinaire valeur de vos travaux. Vous attaquez aussi bien sur les GAFA et leur incapacité à faire de l’IA.

    Je vous cite quand vous parlez de l’IA : « Et n’oubliez pas qu’il en existe une, en France et rien qu’en France : la mienne… »

    Quelle belle modestie !

    En effet, il n’existe qu’une IA raisonnante, la mienne.  Et il ment quand il prétend que j’ai dit que Pandora ne fonctionnait pas. J’ai développé avec cet outil plusieurs systèmes-experts pour de gros clients entre 1986 et 1988, cités dans la presse. Pour la modestie, je l’ai déjà dit : je n’ai aucun défaut sauf un, je ne suis pas modeste.

    Pour le reste, le lien qu’il cite n’a rien à voir avec notre discussion, et ses commentaires ne sont certainement pas ceux d’un homme honnête cherchant à en apprendre davantage. Je lui réponds en démontant ses « arguments » un à un. Trop bien probablement car cet homme honnête réagit… en supprimant ma réponse pour que le débat reste clôt sur la sienne. Alors, un de mes amis lui écrit : « M. Naugès, quand allez-vous enfin afficher la réponse de M. de Lespinay à votre dernier commentaire ? Ce que vous faites-là est incorrect. Vous donnez l’impression qu’il n’a rien trouvé à répondre et que vous aviez raison. A moi en tout cas cela démontre que vous savez que ses arguments sont valables mais que vous voulez le dissimuler à vos lecteurs. 

    Pour vous paraphraser : quelle belle honnêteté ! » (08.01.2019)

    Ce message est resté (voir tout en bas) ! Peut-être M. Naugès a-t-il perdu ma réponse ? Alors il ne peut la remettre dans la discussion comme on le lui demande ?

    7. Luc Julia 

    C’est une pointure en informatique, le Français qui a co-développé la fameuse reconnaissance vocale SIRI. « L’IA reste le fil conducteur de toute sa carrière. » Oui, mais quelle IA ? Il vient de publier un livre qui a fait beaucoup réagir : « l’intelligence artificielle n’existe pas ». Je suis tout à fait d’accord avec lui puisque l’IA des journaux c’est de l’informatique classique incapable de fonctionner sans informaticien. Mais de là à nier l’existence de toute une filière de l’IA franco-française qui a abouti dès les années 1980 à une technologie opérationnelle installée dans les entreprises par la suite, je ne pouvais pas laisser passer.  Le 2 février 2019 je lui adresse un long mail décrivant mon IA raisonnante et lui demandant « accepteriez-vous de faire connaitre cette IA bien française, car cartésienne ? Ou mieux : nous pourrions concevoir ensemble une nouvelle informatique ? »

    • Voilà sa réponse le même jour : « J’ai lu. Bravo. Bonne chance pour la suite, Luc. »
    • Déçu, je réponds : « Merci de votre réponse rapide mais n’avez-vous pas le sentiment que vous vous moquez un peu de moi ?  Vous dites avoir lu mais vous ne donnez pas votre sentiment sur mon IA alors que le sujet est votre spécialité et le « Bonne chance pour la suite » montre que vous ne souhaitez visiblement pas que cette technologie soit offerte au public. Par votre propre société Samsung par exemple… »
    • Comme il ne réagit pas, je le brutalise un peu : « Pas de réponse… Vous êtes comme les autres. Vous parlez d’IA sans savoir et en ne voulant surtout pas savoir. Comme les autres, vous pratiquez la désinformation en matière d’informatique auprès du public et de votre propre société ! »
    • Luc Julia : « C’est bien, vous pouvez être fier de vous et de ce que vous répandez. La colère permanente n’est pas mon moteur. Bonne continuation et surtout, encore, bonne chance. »
    • Moi-même : Si la colère permanente n’est pas votre moteur, chez moi c’est l’hypocrisie et le refus de l’intérêt général qui n’est pas mon moteur. Vous noterez que vous échangez avec moi en vous gardant bien de parler de cette IA que vous prétendez si bien connaître, et encore moins en proposant de faire connaitre l’IA raisonnante, d’où ma « colère permanente ». Pouvez-vous vous regarder en face après ça ?
    • Luc Julia : « Oui »
    • Lol. Donc vous n’avez pas d’amour-propre… Et, quoiqu’auteur de thèses sur l’informatique, vous n’avez pas d’utilité pour la société…
    • Luc Julia : « Dommage pour moi. »

    Vous le voyez, contrairement aux autres, cet informaticien ne refuse pas le dialogue et est même doté d’un certain sens de l’humour… Mais le résultat est le même : lui non plus refuse de faire connaitre l’IA qui marche, française ou non, celle que le public attend. 

    8. A en entendre leurs collègues universitaires, les plus « grands » chercheurs IA Français des années 1980 à 2010 furent Jacques Pitrat, Jean-Paul Haton et, à un degré moindre, Jean-Paul Delahaye. Pour moi c’est Jean-Louis Laurière (qui, lui  a tout récemment eu le droit à une page dans Wikipédia, probablement suite à mon insistance à voir en lieu un génie). Tous ont obligatoirement entendu parler de Jean-Philippe de Lespinay par la presse mais aucun n’a tenté de me contacter. Par contre, moi je m’y suis attelé. Voilà le compte rendu.

    9. Jean-Louis Laurière n’avait pas du tout envie de me rencontrer, ce qui prouve qu’il avait entendu parler de moi. Lors d’un congrès sur l’IA, il y a cependant été obligé par mon insistance. D’abord très désagréable, il s’est ensuite détendu quand je l’ai félicité sincèrement sur son invention Pandora qui m’avait permis d’inventer moi-même la Maïeutique. Il maintient cependant que Pandora n’a aucun intérêt et que seules ses recherches sur des logiques « supérieures » (au syllogisme) en ont. Je lui explique qu’à mes yeux celles-ci ne mèneraient nulle part car, fonctionnant sur des faits variables (des faits changeant d’état des milliers de fois au cours d’un raisonnement),  elles sont incapables d’expliquer leur raisonnement et de détecter des contractions comme sait le faire Pandora grâce au syllogisme. Deux facultés nécessaires à la validation de la connaissance et des déductions (ce que son collègue Jacques Pitrat n’a cessé de lui répéter en constatant ses vains efforts). Entendant mes arguments et mon enthousiasme juvénile pour son Pandora, il propose finalement en souriant que nous nous quittions bons amis en convenant que les deux voies ont de l’intérêt… Diplomate (pour une fois…) j’accepte le deal. On est tous les deux de mauvaise foi.

    Il est mort sans avoir rien produit d’utile. A part Pandora (j’en profite, il ne peut plus répondre).

    Pandora, une invention dont bien entendu la page Wikipédia de Jean-Louis Laurière, écrite par ses élèves universitaires, ne parle pas… Le public ne doit pas savoir qu’est née en 1982 une IA faite pour lui…

    10. Odile Paliès est une élève de Laurière et la co-développeuse de Pandora. Elle m’a vivement critiqué auprès de Science et Vie dans deux lettres lettres fameuses émanant officiellement de deux laboratoires de recherche IA  parisiens. Elle réclamait que cette revue publie son « droit de réponse » qui n’en était pas un, répétant sans cesse que « Pandora » ne valait rien. Sans s’en rendre compte, du coup elle authentifiait l’existence de cette découverte qu’elle voulait jeter aux oubliettes. Vous pouvez lire une de ses lettres ici (chap III). Une façon comme une autre pour un universitaire comme elle de se faire de la pub gratos en passant par la revue scientifique la plus lue d’Europe. Hélas pour elle, Science et Vie n’est pas tombé dans le piège et ne lui a pas répondu.

    11. Jean-Paul Delaunay 

    Voilà ce que j’écris à Jean-Paul Delaunay,  une grosse pointure en IA à écouter Jean-Christophe Benoist, un de ces universitaires informaticiens acharnés à supprimer toute mention de mon nom et de mon IA dans Wikipédia : « Bien que paranoïaque, j’ai suivi votre suggestion et j’ai contacté Jean-Paul Delahaye. Ce chercheur universitaire ne me connaissait pas (bien qu’on se soit côtoyés bien des fois, que nous travaillions pendant plus de dix ans dans le même domaine et en dépit des centaines d’articles parus dans la presse sur mon IA qui auraient du l’intriguer). Voilà sa réponse : « Non, désolé, je ne regarderai pas vos découvertes. Je ne peux donner aucun avis sur votre techno IA car cela fait longtemps que je ne travaille plus dans le domaine des systèmes-experts ! » On est loin de votre affirmation, Jean-Christophe : « ce genre de techno fait l’objet régulièrement de ses rubriques dans « Pour la Science », ou dans ses livres ». Alors ? Expliquez-moi cette contradiction… »

    La discussion a été effacée de Wikipedia…

    12. Jacques Pitrat 

    Jacques Pitrat est « un des plus grands chercheur IA Français » selon les universitaires, collègue de Laurière à l’université Paris 6. En fait, il a beaucoup cherché, beaucoup publié (surtout sur l’IA appliquée aux échecs) et rien trouvé. Même pas un programme de jeux d’échecs comme il y en a des milliers sur le marché.  Poursuivant mon compte-rendu à JC Benoist de Wikipedia, je lui parle de ma tentative de présenter mon IA à ce chercheur en 2012 :

    « j’ai également rendu visite à Jacques Pitrat chez lui cet été en août. Lui, il a sa page dans Wikipédia sans avoir jamais rien produit d’opérationnel en IA (mais c’est un chercheur universitaire 😉 ). J’étais venu avec un ordinateur portable. Il a parfaitement admis que ma techno IA tourne mais il n’a rien voulu voir ! Il a bien voulu parler de Laurière, il convenait qu’après Pandora Laurière s’était engagé dans des culs-de-sac avec ses langages à variables, mais il a refusé de donner le moindre avis sur ma techno car son domaine n’a jamais été les systèmes-experts ! Toujours les même symptômes, Jean-Christophe : refus d’aider le chercheur privé, pas de curiosité, pas de recherche ayant abouti mais… sa page dans Wikipédia ! »

    13. Wikipedia 

    La mauvaise foi des informaticiens universitaires pilotant la version française de cette encyclopédie « libre » n’a pas de limite : ils n’ont cessé depuis dix ans de voter la suppression de toutes les références à mon nom, à mon travail et même à Laurière et Pandora !  Le monde ne doit pas savoir qu’il existe une IA permettant à tout un chacun de se passer d’informaticiens. Voilà quelques extraits de leurs motifs pour supprimer toute référence à mon travail :

    Mêmes constats de non-notabilité, de détournement de pseudo-sources que sur Maïeutique (intelligence artificielle). La notoriété de cette personne étant liée à celle de sa méthode, elle est de fait non-notable. Je n’ai vu aucun élément supplémentaire qui permettrait à JPL d’être admissible en tant que chef d’entreprise ou scientifique. Sylenius (d) 21 septembre 2011 à 12:46 (CEST)

    Suppression traitée par Chris a liege (d) 29 septembre 2011 à 00:42 (CEST)
    Raison : Très fort consensus (10/2) pour la suppression.

    Pat Grenier a rédigé avec des amis et moi-même ma biographie rejetée par Wikipedia (mais visible ici, du beau travail !). Pour accepter de le publier, un de ces honnêtes encyclopédistes a eu le malheur de lui réclamer seulement UNE référence dans les médias  présentant ma technologie. Il lui en a fourni une soixantaine !  Voilà la réaction :

    vous nous « inondez » ici (et dans la page de discussion de l’article) d’une liste de « références » (et, qui plus qui est, en déstructurant le fil de la discussion). Alors, je recopie ici ma réponse :

    Au lieu de nous énumérer cette liste de « références », vous auriez pu faire un travail de compilation et écrire des textes dans le corps même de l’article qui décrivent de manières concrètes :

    • Les entreprises qui ont utilisé cette « méthode ».
    • Ses domaines d’application (ou métiers).
    • Les gains quantifiables qui ont été obtenus par cette « méthode » par rapport à d’autres.
    • Ses conséquences applicatives dans le domaine de la recherche appliquée (publique ou privée).
    • Une estimation du chiffre d’affaires des logiciels issus de la « méthode ».
    • Une comparaison de cette « méthode » avec d’autres méthodes « équivalentes » ou « précédentes ».
    • Un état de l’art à cette époque.
    • La liste des « écoles » ou « université » qui ont enseigné cette « méthode ».
    • La liste des ouvrages du domaine qui font référence à cette « méthode ».
    • Une liste de chercheurs, techniciens, ingénieurs, dirigeants d’entreprises,… Notables ou ayant autorité dans le domaine, qui ont appliqué cette « méthode » ou l’ont proposé dans le cadre de leurs travaux.

    Bref, du concret et uniquement du concret. —Poudou99 (d) 21 septembre 2011 à 16:22 (CEST)

    Un autre honnête wikipédien en rajoute une couche : « Bien entendu, la suggestion de Poudou99 est faisable dès à présent, et pourrait renverser le vote, pour peu que chaque fait soit avéré par une source de qualité faisant clairement mention de ce fait. Foncez ! Trizekbla 21 septembre 2011 à 20:03 (CEST) »

    « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère » (Le loup et l’agneau) ! Bien entendu, pas un article dans Wikipedia n’obéit à ces diktats relevant de la publicité et d’informations incompatibles avec une encyclopédie.  

    Jean-Christophe Benoist, le responsable de la section IA dans Wikipedia avoue dans cette page (qui a disparu) qu’il se passe des choses bizarres dans son encyclopédie :

    « Je trouve le revert de Sylenius un peu « brutal », surtout alors que l’auteur avait commencé à discuter ici, sans que Sylenius donne son avis. » (« revert », en langage wikipédien = suppression radicale de la contributions d’un individu à l’encyclopédie).

    Réponse de Sylenius, vraiment pas gêné : « Désolé, j’avais pas vu la discussion. Mais bon, pas vraiment d’hésitation non plus: c’est prospectif, c’est pas sourcé, ça sonne fortement comme du TI : c’est réverté. IL y a bien d’autres choses à mettre dans cet article avant de parler des travaux de recherche actuels, on en est pas là… Sylenius (d) 10 juillet 2008 à 13:23 (CEST) »

    On trouvait cette discussion ici mais, bizarrement, les liens ne mènent plus nulle part (JeanPhi85 c’est moi) : 

    Wikipedia, Sylenius et Benoist

    En vérité je vous le dis, Wikipédia est une encyclopédie LIBRE.

    14. L’encyclopédie Larousse sur internet

    J’ai écrit pour elle en 2010  les articles « intelligence artificielle » et « système-expert » (notés par les responsables 4 étoiles sur 5 ! Paraît ensuite un article dans les Echos sur la guerre que l’on fait à mon IA  : L’ordinateur intelligent, une invention française bloquée depuis 20 ans. qui vient aux oreilles de mes amis de Wikipedia, qui découvrent alors qu’il y a  des articles sur l’IA dans Larousse rédigés par moi. Jean-Christophe Benoit leur écrit alors réclamant la suppression, non en démontrant qu’ils contiennent quelque chose de faux mais en citant fielleusement un article qui relate mes dépôts de bilan et mon expulsion. Dans leur page « bistro » ses collègues se plaignent de la mauvaise publicité que leur fait l’article des Échos, qui relate mes ennuis en tapant tout particulièrement sur Wikipédia (wp). Dans ces échanges, on ne trouve que gémissements impuissants, pas de vrai discussion sur le fond. En voici un extrait :

    N’oublions pas aussi le débat lié à tout ceci: Discussion:Maïeutique (intelligence artificielle)/Suppression : il a fini par recréer aussi l’article sur www.larousse.fr/encyclopedie le 13 octobre. Y a-t’il un comité de lecture sur larousse.fr ? Il y a bien un lien « signaler un abus »… — Speculos  20 octobre 2011 à 18:34 (CEST)

    Le problème est qu’il faut être connecté pour signaler un abus. Mais j’aimerais bien le faire : les « attaques d’informaticiens membres de Wikipédia », c’est de la calomnie pure et simple, sans compter les commentaires ensuite.–SammyDay (d) 20 octobre 2011 à 19:10 (CEST)

    Ce n’est pas la première fois que http://www.larousse.fr/encyclopedie a le bonheur de récupérer les articles refusés sur wp… Addacat (d) 20 octobre 2011 à 19:36 (CEST)

    Commentaire supprimé. — LeCardinal [Donnez moi des graines!] 20 octobre 2011 à 19:45 (CEST)

    « Commentaire supprimé », c’est bizarre en cet endroit. Un commentaire supprimé dans une conversation « de bistro », c’est pour qu’il n’apparaisse pas publiquement. Ne serait-ce pas un commentaire du genre : « je viens de réclamer à Larousse de la part de Wikipédia la suppression de tous les articles liés à Lespinay et ils m’ont dit qu’ils allaient le faire » ? Toujours est-il que le lendemain-même, je reçois ce mail de la « modération » Larousse  (21/10/2011) :

    Bonjour,

    Nous vous remercions pour vos contributions sur larousse.fr (JP Lespinay, Maïeutique, Intelligence artificielle). Cependant, nous ne pouvons les accepter car elles s’éloignent de notre objectif encyclopédique (voir charte). En effet, les contenus encyclopédiques doivent être neutres et universels, c’est-à-dire partagés par tous. Ce qui n’est pas le cas de vos articles : pour une majorité d’informaticiens, l’intelligence artificielle est un concept et non une technologie aboutie ; le mot maïeutique n’a jamais eu cette acceptation « officielle » dans nos ouvrages.

    Les contributions sur larousse.fr ne peuvent pas non plus servir à l’autopromotion ou faire office de tribune.

    Merci de votre compréhension.

    MODERATION LAROUSSE

    Ce message est intéressant, à de nombreux titres. D’abord, comme toujours face à Lespinay, le mail est anonyme… Ça minimise les risques de discussion et de poursuites. Ensuite, Larousse étale ici une mauvaise foi indigne de cette institution française prestigieuse. Le « voir charte » sans donner de lien est une manipulation honteuse : où est-elle donc, cette charte, qu’on puisse la lire ? Où est l’article qui exclurait Lespinay ? Et pourquoi ne pas tout simplement citer le passage qui me concerne ? Tout semble indiquer que la charte n’existe pas. Ou alors elle est bien cachée. La recette est fréquemment utilisée chez Wikipédia pour répondre sans se fatiguer aux objections irréfutables des personnes dont on veut supprimer les contributions. Mes défenseurs sont bien payés pour le savoir…

    « Un contenu encyclopédique doit être partagé par tous » : encore la mauvaise foi bien connue de mes adversaires : si le contenu est partagé par tous à quoi sert une encyclopédie ?

    « pour une majorité d’informaticiens, l’intelligence artificielle est un concept et non une technologie aboutie » : aveu intéressant qui provient certainement de mes délateurs wikipédiens et montre la cécité de cette caste. Il démontre aussi que Larousse ne s’intéresse pas au vrai savoir encyclopédique lequel par principe n’appartient à aucun parti. 

    Quant au « nous ne pouvons pas accepter »… ce qui est accepté depuis trois ans et de plus très bien noté par Larousse ce qui prouve qu’il a été lu et relu, voilà encore une manipulation indigne d’une grande maison d’édition. Il aurait fallu écrire « nous ne pouvons plus accepter ». Mais, dans ce cas, il devenait nécessaire d’expliquer pourquoi…

    Il n’y a pas d’encyclopédie web indépendante. Car j’ai aussi approché Encyclopedia Universalis : pas de réponse.

    I – Qu’est-ce que Quora ?

    Il était déjà dur d’être prophète en son pays, voilà qu’après le Wikipédia américain mes adversaires du monde informatique américains ont réussi à me museler dans un des sites de discussion (« forums ») les plus utilisés dans le monde : Quora.  La spécialité de Quora, fondée par des anciens de Facebook, c’est de permettre à tous de poser à la cantonade les questions qui les tarabustent et d’obtenir des réponses de parfaits inconnus, parfois tout à fait utiles.

    Bien entendu Quora triche en créant lui-même souvent des questions « dans l’air du temps » pour « faire le buzz », animer son site. Un peu comme les sites de rencontres ajoutent des jolies filles fictives dans leur trombinoscope pour faire venir davantage de mâles croyant à leur efficacité.

    II – Installation en douceur dans Quora

    Je me suis inscrit à Quora mi-janvier 2018 pour répondre aux questions en anglais et en français concernant l’intelligence artificielle et faire savoir qu’il en existait une, française, qui fonctionne parfaitement depuis plus de trente ans et dont les médias ne parlent pas. J’ai enfin  pu présenter mon intelligence artificielle à des non informaticiens du monde entier alors que dans LinkedIn, un rival bien plus ancien, les discussions sur l’IA sont réservées aux informaticiens, lesquels n’ont jamais fait de publicité à une IA qui programme mieux qu’eux….

    Dans Quora, j’ai recueilli en retour des « upvotes » c’est-à-dire des « likes », c’est à dire des avis positifs de lecteurs. Parfois même, en fait rarement, j’ai eu une discussion avec un lecteur.

    III – La trouille de nombreuses personnes face à l’IA…

    On peut dire que la préoccupation principale qui se dégage des questions posées sur l’IA c’est « dans combien de temps supprimera-t-elle l’humanité » ! Tout cela pour faire écho à un livre d’un ponte de Google, Kurzweil, « La Singularité » dans lequel il énonce crânement qu’en 2045 une intelligence artificielle sera si évoluée qu’elle pourra contrôler le monde.

    Il m’a donc fallu rassurer tout ce monde inquiet du progrès, des métiers qui allaient disparaître, du travail qui allait être fait exclusivement et bien mieux par des robots nous plongeant dans l’ennui, de notre humanité qui disparaîtrait puisque l’IA aura tout compris et fera tout mieux que nous, etc. Ce n’était pas bien difficile. Il suffisait de rappeler que le progrès engendre bien plus de métiers qu’il n’en supprime et cela depuis la fameuse révolte des Canuts, le premier soulèvement de l’histoire contre l’automatisation qui se déroula à Lyon entre 1831 et 1848.  En 1800 on était 1 milliard sur la Terre, aujourd’hui on est 7 milliards et tout le monde a toujours du boulot.

    IV – J’aborde mon thème favori : la vraie et la fausse intelligence artificielle…

    A force de parler d’IA et de ses dangers éventuels, j’ai évidemment été amené à signaler la fausse IA dont nous parlent les médias, celle de Google, Facebook et IBM  qui relève en fait de la désinformation habituelle des informaticiens. Il s’agit d’informatique classique qui ne peut absolument pas se passer d’eux. J’ai pu répondre à 250 questions avant d’être bloqué. A mon grand étonnement, un seul interlocuteur est venu me contredire, un informaticien bien entendu. Mais la discussion s’est finalement bien déroulée, sans blocage.

    Si vous voulez avoir une vue exhaustive de mes interventions dans Quora voyez ce lien.

    V- Boum ! Me voilà banni !

    Samedi 28 avril je reçois ce mail : « La Modération Quora vous a banni de Quora pour cette raison : Violate BNBR hate Speech ». Aucun avertissement préalable ! Pas d’explication ! Seul un titre qui prétend que je tiendrais un « discours de haine ».

    Je fais appel de cette sentence aussitôt :

    « Profile Link: https://www.quora.com/profile/Jean-Philippe-de-Lespinay

    Appealed content: https://www.quora.com/profile/Jean-Philippe-de-Lespinay

    Est-ce l’habitude chez Quora de bannir quelqu’un sans avertissement préalable ? Vous m’interdisez  toute possibilité de me corriger. C’est ça, Quora? Je suis un expert en Intelligence Artificielle parlant d’intelligence artificielle, qui a reçu un prix dans ce domaine (Ai Awards en 2017) avec un grand nombre d’upvotes de vos lecteurs montrant la pertinence de ses commentaires et surtout qui n’a pas reçu de contradiction sérieuse mettant en doute son crédibilité.

    « Violate BNBR hate Speech » : où voyez-vous un discours de haine dans ce que j’écris? Où sont tous les downvotes qui le démontrent ? Je suis un lanceur d’alerte. J’informe le public qu’une IA pleinement opérationnelle existe depuis 30 ans et est installée dans le monde de l’entreprise. Cela m’oblige à exposer le jeu obscur d’une profession (informaticiens) qui induit sciemment le public en erreur sur ce qu’est l’IA pour ne pas perdre son travail. 

    Voulez-vous m’aider ou me détruire dans cette tâche?

    Si vous voulez m’aider s’il vous plaît dites-moi ce qu’il faut faire pour pouvoir m’exprimer  dans Quora »

    Et voilà la réponse de Quora :

    Bonjour Jean-Philippe,

    Quora croit que tous les membres de la communauté devraient faire un effort pour apporter un contenu utile à la communauté et, en fin de compte, faire du site une meilleure ressource pour tous.

    Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles nous allons interdire un compte:

    Ils vandalisent le contenu sur le site qui est modifiable par tout le monde, y compris des questions (https://www.quora.com/What-is-Quoras-policy-on-vandalizing-questions) et des résumés de réponses.

    Ils s’engagent dans une ou plusieurs actions qui violent la politique Be Nice, Be Respectful (https://www.quora.com/What-are-Quoras-two-key-policy-principles). Ces actions peuvent concerner des questions, des réponses ou des commentaires.

    Ils publient un nombre important de questions (https://www.quora.com/What-kind-of-questions-on-Quora-arent-OK-What-is-Quoras-policy-on-question-deletion), réponses (https://www.quora.com/Why-are-answers-and-reviews-on-Quora-collapsed), et / ou des commentaires qui ne sont pas utiles.

    Ils violent à plusieurs reprises les politiques de Quora (https://www.quora.com/What-are-major-policies-and-guidelines-on-Quora) et / ou ne modifient pas leur comportement après avoir reçu un avertissement de contenu.

    Le compte est lié à une activité suspecte et / ou malveillante.

    Après avoir examiné votre activité sur Quora, nous avons déterminé que vous avez enfreint une ou plusieurs des raisons énoncées ci-dessus.

    Malheureusement, l’interdiction de votre compte ne sera pas annulée. Cette décision est définitive et vous ne pourrez plus utiliser Quora.

    Cordialement,

    Amelia

    Opérations utilisateur

    Quora

     Vous noterez le ton impersonnel et l’absence d’accusations précises justifiant un bannissement « définitif », « qui ne sera pas annulé », qui respire la mauvaise foi. Avec toutefois une conclusion pleine d’enseignement : « vous ne pourrez plus utiliser Quora. » En fait, c’est cela la vraie raison : il ne faut pas que l’on entende parler de mon intelligence artificielle dans Quora. Il ne faut pas non plus que je puisse poser mes propres questions dans Quora, elles pourraient attirer l’attention sur mon IA. Tout m’est interdit.

    Depuis le temps que je gémis sur Internet sous les coups de ces agressions visant à me faire taire (10 ans) avec des dizaines de milliers de personnes ayant lu au moins un de mes articles, pas une personne n’est venue à mon secours. Et pendant ce temps-là, je vieillis.

    Heureusement pour les milliards d’êtres humains pour lesquels je souffre en tentant de les édifier, je vieillis tout doucement… Je vais bien finir par faire entrer mon intelligence artificielle raisonnante dans les foyers en dépit de la féroce obstruction informaticienne.