La stratégie des Impôts est celle d’escrocs : on m’écrit une lettre exposant un argument fallacieux, pas plus. Les autres attendent derrière… Une fois que je l’ai démoli, on m’adresse le suivant, sans même tenter de discuter ma réponse précédente. Si ça se trouve, l’inspectrice ne lit même pas ma réponse… Elle exploite une liste d’arguments probablement fournie par les services de Charasse eux-mêmes. Bien entendu, pas question de me présenter honnêtement tous les arguments dans une seule lettre. Je pourrais les réduire à néant d’un coup et ce serait tout de suite fini. On entre ici dans le royaume de la corruption de l’État. La suite va le montrer, le fisc est une administration qui ne craint pas la justice, avec laquelle elle a moult arrangements. De plus, elle a le temps : ce n’est pas un problème pour elle d’enfiler les courriers mensongers, son personnel est payé pour ça. Mais moi… je ne suis pas payé pour ça ! Je perds un temps fou à analyser chaque courrier de l’inspectrice. Pour chacun, je suis contraint de me demander quel piège il dissimule. Je consulte et paie des conseils juridiques. Je passe des heures à rédiger une réponse qui ne présente pas la moindre erreur pouvant être utilisée contre moi, tout en restant poli pour ne pas prêter le flanc à de nouvelles poursuites… Alors que j’ai une folle envie de prendre un fusil et de débarquer au centre des impôts pour y exprimer toute ma contrariété à coup de nuages de plombs ! Tous les jours, au lieu de me concentrer sur la démarche commerciale qui nous fait vivre, je pense à cette épée de Damoclès d’un remboursement forcé du CIR qui risque de mettre ma société par terre. C’est cela la relation quotidienne entre l’État « démocratique » français et ses entreprises : la lutte du pot de terre contre un pot de fer corrompu.

Un jour, pour changer, l’inspectrice m’envoie deux « experts informaticiens » des Impôts chargés de vérifier mes dires. Très aimables et intimidés, ils avouent vite s’y connaitre à peine en informatique et pas du tout en techniques avancées. Leur job consiste à surveiller l’ordinateur des Impôts, lequel marche tout seul puisqu’il a été installé là par une société (privée). Je leur présente la société, nos logiciels, les articles de presse, je leur explique ce qu’est l’Intelligence Artificielle et ses extraordinaires possibilités, je leur fais une démonstration. Ils regardent et écoutent poliment, sans parler beaucoup. Ils me disent que, pour eux, nous faisons bien de la recherche mais que la décision n’est pas de leur ressort… Et ils repartent, toujours très gentils, me confiant qu’ils vont faire un rapport allant dans mon sens. Quelques semaines après, les courriers de mon inspectrice reprennent, sans la moindre référence à l’expertise qu’elle a « diligentée » dans mon entreprise. Ses résultats n’ont en effet pas du être conforme à ses espérances, c’est à dire aux intérêts de Charasse…

Dans cette guerre, j’ai la chance de bénéficier des conseils gratuits d’un ami passionné par mes découvertes. Son business, c’est justement le conseil en crédit d’impôt recherche ! Un jour, il me montre la photocopie d’une page du Code Général des Impôts définissant les recherches en informatique acceptées au titre du crédit d’impôt recherche : l’Intelligence Artificielle y est désignée en tête de liste ! Bien entendu, j’en fais photocopie et l’adresse à mon inspectrice : aucune réaction… Je lui téléphone alors et elle me dit que ça ne l’impressionne pas, qu’elle n’est pas tenue de respecter à la lettre le code des impôts ! Incroyable ! La loi ne contraint que le contribuable, pas le fonctionnaire des impôts. Corruption avérée…

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