Un jour, pour la 1ère fois depuis la création de ma société, une universitaire de Nantes me téléphone. Elle a appris par le Ministère de l’Éducation Nationale, qui m’en a acheté 50, l’existence de mon logiciel Maïeutica-Formation destiné aux écoles, universités et organismes de formation. Sympathique, elle est sincèrement intéressée par le côté pédagogique de mon outil pour ses étudiants et ne me fait pas de querelle d’experts sur la vraie ou la fausse IA. Elle me rend visite chez Arcane accompagnée de son mari, « dont le bureau est tout près ». Peu bavard, celui-ci laisse son épouse poser les questions et me passer commande pour son école. Avant de partir, elle me donne enfin la profession de son mari : c’est le responsable du labo Intelligence Artificielle de l’Université de Nantes, situé à 300 m de là ! On ne s’était jamais vu. Je n’en reviens pas qu’un « chercheur » en IA présent dans mon bureau ait pu se taire pendant si longtemps pendant qu’on parlait d’IA devant lui ! Il me demande mon nom… Il est donc venu dans une société d’IA, spécialité rarissime en France, située qui plus est à 300 m de son bureau, sans avoir eu la curiosité élémentaire de demander le nom de son patron à son épouse ! ça frise l’autisme… Quand je me nomme, je vois dans son regard qu’il me resitue progressivement. Il finit par grommeler qu’il a en effet déjà entendu parler de moi. Ça ne le fait pas sourire… Ça ne doit pas être en bien. Il semble surpris de s’être retrouvé par inadvertance chez moi. Je me dis qu’il n’ jamais tenté de me rencontrer alors que nous bossons l’un à côté de l’autre et qu’en cela il est un digne universitaire ennemi de l’innovation privée. Par courtoisie, je l’invite cependant sans illusion à repasser me voir quand il voudra pour discuter un peu d’Intelligence Artificielle. Il me répond mollement : « Oui, bien entendu ». Je ne l’ai jamais revu…

C’est bien ça l’université, en tout cas à Nantes : l’incapacité congénitale à collaborer avec l’entreprise, sa cliente. Elle ne « collabore » qu’à la condition expresse de n’être là que pour lui donner sa « science », puisée dans des livres obsolètes.

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