Comment, à votre avis, va réagir un Président de tribunal saisi d’une aussi délicate affaire ? Il devrait comprendre mon indignation et faire profil bas, car le liquidateur est un prestataire de son tribunal. Il ferait répondre par un sous-fifre quelque chose de bien impersonnel du style : « je comprends votre étonnement et vais tirer cette affaire au clair et prendre les mesures qui s’imposent ». Eh bien, ce n’est pas du tout la réponse que je reçois ! Le président du tribunal de commerce de Nantes, M. Vercelletto, m’adresse un courrier personnel dans lequel il m’agresse carrément ! Alors que son liquidateur s’est « contenté » de me poursuivre pour la seule gestion de ma société, lui, c’est toute ma vie d’entrepreneur depuis 1986 qu’il remet en cause ! Voici sa lettre :

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Des accusations gratuites et insultantes, indignes d’un président de tribunal de commerce

Vous noterez dans cette lettre ces deux phrases consécutives : « je veux bien convenir que sa formulation était maladroite » et « Je n’y vois rien qui puisse vous permettre de suspecter l’honnêteté de Me Dolley ». Le Président du Tribunal de Commerce de Nantes ne voit rien de répréhensible à ce que son liquidateur rackette « maladroitement » les gens… Collusion…

Scandalisé du manque de retenue de ce « Président » de tribunal qui noircit la carrière d’un de ses collègues chef d’entreprise pour mieux défendre son liquidateur ripou, je lui renvoie une lettre saignante. Je lui rappelle d’abord la retenue due à sa charge, puis je lui décris le déroulement réel de ma carrière afin qu’il ne puisse plus subsister la moindre ambigüité dans son esprit. Enfin, je l’attaque à mon tour en lui rappelant les poursuites en cours en France contre nombre de tribunaux de commerce corrompus qui s’entendent avec leurs liquidateurs pour voler les entrepreneurs. Je l’informe que je suis bien connu médiatiquement et que, s’il insiste, je me ferai un plaisir de donner à sa lettre la publicité qu’elle mérite. Plus provoquant encore, je conclus : « Si jamais je devais être assigné, je me ferai un plaisir, d’abord de vous connaître, et ensuite de poser certaines questions à M. Dolley. J’attends donc maintenant avec impatience de voir jusqu’où il compte vraiment aller… ».

A quoi peut-on s’attendre après un tel défi au président d’un tribunal ? A être convoqué au tribunal séance tenante ! Eh bien, non… Vercelletto fait profil bas. Plus de courrier de sa part, ni d’agression de la part de son liquidateur. Un an s’écoule dans une paix royale. Pour moi, l’affaire est classée. En fait, je me trompe : il attend son départ en retraite, qui a lieu début 2000, et tisse sa toile avec ses complices contre ceux dont il veut la peau, dont j’ai l’honneur de faire partie. Voici ses complices connus : d’abord Dolley l’homme de main, ensuite le procureur de la République Calut, qui doit me citera à comparaître sur le faux dossier de Dolley, puis les juges Michel Humeau et Recton à Nantes qui vont ratifier le jugement de Vercelletto, puis M. Barbin, le greffier du tribunal de commerce de Nantes (qui a toujours nié contre l’évidence qu’il se passait des choses illégales en son tribunal), plus les juges de la cour d’appel de Rennes qui devront confirmer la sentence quand je ferai appel, plus sûrement d’autres que j’ignore…

Tout ce grenouillage montre bien la collusion régnant au sein de notre système judiciaire.

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