Le club des créateurs patronné par la chambre de commerce de Nantes est donc devenu un club d’irresponsables. Pas un vrai créateur d’entreprise n’y adhère. Il n’est plus composé que de chômeurs déclarant vouloir créer une entreprise, de consultants, de professions ilibérales, de sociétés unipersonnelles… Le temps où il comptait une centaine de jeunes chefs d’entreprises et représentait le premier employeur de Loire-Atlantique est loin ! Le Bureau est à son image et ça le mène immanquablement à la déconfiture.

Les années qui suivront mon départ, on n’en entendra plus parler… Plus de manifestations à la gloire de la création d’entreprises à Nantes, plus d’articles dans les journaux, plus de conférences, plus de fêtes annuelles du club. Quant aux réunions du club peut-être y en a-t-il eu une ou deux… Comment des dirigeants falots pourraient-ils animer dynamiquement une association ? Comme une entreprise, une association est à l’image de son patron. Aujourd’hui encore, 10 ans après, le club des créateurs de Nantes ne fait toujours pas parler de lui. Baptisé « Créadev », il accueille des « développeurs » d’entreprise. Ce ne sont plus des créateurs. Officiellement, il ne compte plus que 19 membres. On est loin de la centaine… Quant à la dernière réunion citée sur son site web, elle date d’un an auparavant. En 2010, pas une seule réunion ! Mais où sont les réunions mensuelles ? Ce club est mort faute d’attention de la part de la chambre de commerce de Nantes, qui l’a créé pour soutenir la création d’entreprises en Loire-Atlantique et l’a laissé dériver. Les fonctionnaires de cette chambre délèguent un des leurs pour aider à son animation et lui offrir la force de frappe de la chambre mais en fait ce fonctionnaire, un peu falot comme ils le sont tous, se sent seulement … »de gauche » ! Piètre programme ! En son for intérieur, il hait les chefs d’entreprises, à ses yeux automatiquement « de droite » ! On ne peut compter sur lui pour veiller à ce que le club de créateurs d’entreprises de Nantes soit une pépinière de chefs d’entreprises. Voilà où nous mène la politique et la médiocrité.

Constatant la dérive du Club vers une association de chômeurs prétendument créateurs d’entreprises, je le signale par deux fois au Président de la Chambre Alain Mustière, sympathique patron de la concession automobile Ford à Nantes. Mais – comme c’est bizarre pour un élu… – c’est un homme très peu disponible qui s’avère peu motivé par notre club. Il n’y est jamais venu… Je ne réussis à lui parler qu’en le coinçant entre deux portes de la chambre de commerce. Il m’écoute en souriant, amusé par ma fougue, puis se retourne vers le Secrétaire Général de la Chambre (un fonctionnaire…) et lui demande de voir ça. Le tour est joué ! Le fonctionnaire ne fait rien. Car le président de la chambre de commerce, un patron du privé élu à cette fonction, n’a pas d’ordre à donner au directeur de la chambre, un haut-fonctionnaire. Droite-gauche… Le vrai patron de la chambre de commerce, c’est le haut-fonctionnaire.

Nous sommes en France !

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