Puisque le Ministère de la Justice me conseille de solliciter un permis blanc, je me retourne alors vers la Cour d’appel de Rennes et le lui réclame. Le 25 mars 2002, je reçois l’arrêt de la cour d’appel de Rennes (réf 596/02) concernant ma demande d’aménagement du permis de conduire : rejet ! Ma société n’a plus qu’à mettre la clé sous la porte !

Mais… tout le monde ne semble pas au courant ! Je suis convoqué d’urgence par Hervé Guérin de la brigade motocycliste de Nantes, sur instruction du Parquet (n° 4403) notée « urgent », pour enquête visant à m’attribuer un permis blanc ! Vu le n° d’exécution d’instruction, la demande émane de la cour d’appel de Rennes qui vient de me communiquer son refus ! M. Guérin est un policier consciencieux : vu l’urgence, il cherche à me joindre à mon domicile. Je le rencontre le 18 mai à mon fameux commissariat Waldeck Rousseau, le nid de Bruno Picquet et Tabary… Il regarde mon agenda et mes notes de frais, constate que mon travail m’impose un millier de km/mois en voiture, rédige un rapport (n° d’exécution 558PG02N60 PG/7) et me dit qu’à son avis j’aurai le permis blanc. Le 7 juillet, toujours pas de nouvelle de lui ni du permis blanc… et impossible de joindre M. Guérin. Or, je suis convoqué le lendemain au commissariat pour remettre mon permis pour un an. Je me présente donc le lendemain au commissariat, bien décidé à voir M. Guérin avant de lâcher mon permis. A la réception, je demande M. Guérin. Mais je suis attendu ! On me répond aussitôt que je dois d’abord voir M. Tabary. Je me rends donc à contrecœur dans le bureau de cette brute épaisse. Il me prend mon permis pour le consulter et ne me le rend pas ! Il m’explique qu’il est inutile que je tente de rencontrer M. Guérin : celui-ci n’avait pas à faire d’enquête puisque le permis blanc m’avait été refusé par la cour d’appel. Je repars furieux de ce guet-apens et appelle la cour d’appel de Rennes pour lui demander des nouvelles du rapport de M. Guérin (558PG02N60 PG/7) qui était censé m’obtenir le permis blanc. Là, on semble me connaître : mon interlocutrice refuse de regarder le dossier ! Elle se contente de me confirmer que ma demande de réaménagement est refusée.

La leçon de cette aventure ? Les juges corrompus de la cour d’appel de Rennes avaient décidé de me condamner de toute façon, une fois de plus. Le but est bien de couler ma société. La procédure normale pour la justice quand un conducteur demande un permis blanc consiste à mener une enquête préalable. Mais, à Rennes, nos corrompus ne veulent pas qu’il y ait enquête, la police risquerait de m’accorder le permis blanc. Rennes me refuse donc le permis blanc sans réclamer d’enquête… Hélas pour eux, leur tactique foire : quelqu’un chez eux a respecté la procédure et lancé malgré tout une demande d’enquête qui échoit à M. Guérin. Celui-ci faisant un rapport en ma faveur, les juges ripoux sont bien embêtés ! Alors, ils se remuent, contactent les copains de mon commissariat. C’est l’homme de main Tabary qui s’y colle, une fois de plus. On m’attend, m’interdit de voir celui qui m’a accordé le permis blanc, me canalise sur l’homme de main, qui me prend le permis… Ca y est, ouf, c’est gagné ! Une fois de plus, le fonctionnaire responsable mais pas coupable a triomphé de son ennemi de classe, le chef d’entreprise dynamique et honnête ! La justice française ne fonctionne bien que quand elle fonctionne mal. On va le voir encore en 2005 quand elle conduira mon expulsion de mon domicile en seulement 8 jours, du jamais vu, avec une multitude de complicités toutes administratives…

Sans permis, sans permis blanc, je rejoins la cohorte des Français injustement condamnés par des juges méritant la taule : je continue à conduire, pour simplement vivre et faire vivre mon personnel…  Je suis devenu fataliste : dès que je respire, c’est illégal, alors… 

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