Maître Raiffaud est un avocat de Nantes qui maîtrise bien le dossier de la corruption des liquidateurs de Nantes. Il est d’ailleurs, dit-il, en train de faire rendre gorge au plus retors d’entre eux : Maître Delaere. C’est un avocat sympa et dynamique qui n’a pas l’air d’avoir peur de la collusion des fonctionnaires nanto-rennais. L’Association des Victimes du Tribunal de Commerce de Nantes lui a demandé de prendre la défense de ses membres et il a accepté. Mais, un jour que je lui rends visite, il me tend une lettre sans un mot. Je la lis. Elle émane d’une dame, le bâtonnier de Nantes. C’est à dire l’avocate élue par ses pairs pour représenter le Barreau de Nantes. Elle est chargée entre autres de régler les litiges entre clients et avocats (j’y reviendrai…). Celle-ci l’informe très clairement et sincèrement, sans le menacer, que s’il persiste dans sa volonté de poursuivre les mandataires liquidateurs, il s’expose à des ennuis qui l’empêcheront d’exercer… Me Raiffaud m’explique : « Ce que veut dire la bâtonnière, c’est que mes poursuites contre Delaere indisposent certains magistrats (qui ont trempé dans les mêmes magouilles). Si je continue, la franc-maçonnerie des juges nantais va veiller à ce que je ne gagne plus aucun procès. Et ils sont bien placés pour y parvenir ! Je perdrai alors mes clients, c’en sera fini de ma carrière, donc, j’arrête. Ne comptez plus sur moi. Sincèrement désolé ». Je ne peux lui en vouloir mais c’est triste… Je lui demande copie de la lettre du bâtonnier. Il refuse : « J’ai déjà fait beaucoup en vous laissant la lire ! ».  

Donc, on ne peut pas faire confiance à un avocat si l’on veut attaquer le système : il est entre les mains des juges, qui sont le système. Il sait que sa carrière dépend de leur bon vouloir. Nous allons voir ça avec Me Maillard en 2007…

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