1. Mon avocat : confiant… 

Il faut que je demande un délai au juge de l’exécution. Les textes de loi accordent jusqu’à 2 ans de délai de grâce à l’expulsé pour lui laisser le temps de trouver à se reloger. Mon jeune avocat Me Dabouis se rend donc devant le juge de l’exécution pour plaider ma cause. En revenant, il est confiant. Voyez sa lettre :

Dabouis confiant

Bien entendu, je ne le crois qu’à moitié. C’est que maintenant j’ai plus d’expérience des tribunaux que lui… 

Eh bien, Martins avait raison… Contre toute attente, le 24 octobre, mon expulsion est prononcée pour les jours qui viennent ! Et le courrier me parvient deux jours plus tard… On est loin des deux ans ! Donc, ce juge si compréhensif est un salaud… Il a reçu des instructions d’en haut, ce qui explique le changement de ton entre la 1ère et la 2ème visite de mon avocat. A la 1ère visite du juge il ne me connaissait pas, à la seconde SI ! Voilà le compte-rendu de la 2ème visite de mon avocat suite au jugement prononçant mon expulsion accélérée :

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Comme les autres juges que j’ai rencontrés sur ma route, Castagné n’a pu ainsi dévoiler ses intentions premières à Dabouis puisqu’il n’en avait pas. Il attendait les instructions « d’en haut »… Le système lui permet de ne pas avoir à statuer en présence du justiciable et de l’assistance bien que, de par la loi, le jugement est censé être public ! Ainsi, ces lâches magistrats n’ont pas à subir les réactions d’une assistance outrée face à leurs verdicts iniques. Quant au justiciable qui reçoit la douloureuse chez lui longtemps après, l’assistance s’étant dissoute, il n’a plus de témoin pouvant attester que le juge n’a pas tenu compte de sa plaidoirie et a ajouté des faits non débattus pour le condamner… En cette mémorable année 2005 (enfin !) je commence à imaginer sérieusement que tous les juges de Nantes relèvent de la même franc-maçonnerie, qui m’a mise à l’index. En effet,hormis mon divorce, non seulement je n’ai jamais gagné aucun procès mais j’ai toujours été condamné au maximum possible !

Ce juge de l’exécution s’appelle Castagné et je vais le …castagner ! Vous allez voir comment… Apparemment dans l’euphorie d’appartenir au clan des puissants de Nantes et de pouvoir s’amuser à mes dépends en toute impunité, il a fait très fort ! Ses prédécesseurs, plus timides (rires !), oubliaient mes arguments, évitaient les faits, refusaient de considérer la loi, trichaient dans l’argumentation, tout cela pour parvenir à démontrer ma mauvaise foi. Lui, le 24 octobre 2005, il fabrique carrément de fausses dates et de faux faits contraires aux pièces qu’il a en main et s’en sert pour démontrer froidement mes torts, il se fout de ma gueule et enfin décide le pire : mon expulsion d’urgence par la force publique ! Voilà un extrait de ce que j’écris au procureur de la république à propos de son jugement :

EXPOSE DES FAITS 

Etudions la 1ère étape du jugement (page 2)

« En effet, selon les documents fournis » (avant-avant-dernier paragraphe de la page 2) : le juge tente dès le départ de faire croire qu’il puise les faits dans le dossier qui lui a été soumis. Or, certains faits sur lesquels il s’appuie sont des inventions pures et simples de sa part :

1.      « la perte d’emploi remonte au mois de mars 2004 » : en fait, ma perte d’emploi a commencé en juillet 2002, lors du dépôt de bilan de ma société Tree Logic, avec une indemnisation Assedic à partir de décembre 2002 (pièce 2). Voici le 1er faux en écriture publique de ce jugement.

2.      « le dossier de surendettement déclaré recevable le 28 juin 2004 » : en fait, les pièces qu’il a en mains attestent que le service Surendettement de la Banque de France a déclaré mon dossier de surendettement recevable le 2 mai 2005, (pièce 3). 2ème faux en écriture publique.

Partant des faux qu’il vient ainsi de créer, M. Castagné passe à l’usage de ces faux, dans le but de démontrer ma mauvaise foi et de me condamner :

1.      « c’est seulement quelques semaines plus tard qu’est souscrit le contrat de location à la date du 16 juin 2004 ». Cette dernière date, elle, est juste car elle convient au dessein de M. Castagné. Mais, si cette date est juste, les faits, une fois rétablis dans leur vérité, démontrent que la signature du bail s’effectua en réalité 24 mois après le début de mon chômage, chômage d’ailleurs parfaitement connu et accepté du propriétaire. Ils établissent aussi que mon dossier de surendettement fut soumis et déclaré recevable 11 mois après que le bail fut signé.

2.      « c’est dire qu’au moment de l’entrée dans les lieux, les germes d’un échec prévisible gangrenaient déjà les obligations des locataires ». Continuant à exploiter ses deux faux, M. Castagné parvient à son but : établir frauduleusement que j’ai signé un bail, conscient de mon incapacité à en payer les loyers.  A cette occasion, remarquons que jamais ce magistrat ne se pose la question de savoir quelle part du loyer j’avais convenu avec mon fils, colocataire, de payer personnellement. Si nous avions décidé que j’en payais le quart et mon fils les ¾, que serait devenue son argumentation oiseuse visant à prouver que je ne pouvais pas payer les loyers ?

On le voit, la corruption du juge Castagné éclate littéralement. Ceci dit, pour m’expulser, il va falloir qu’il fasse vite. On est le 27 octobre et il reste seulement 4 jours avant le 1er novembre, date à partir de laquelle on ne peut plus expulser quiconque : c’est la « période d’hiver ». Après, il faut attendre le printemps. Connaissant l’efficacité proverbiale de l’administration, je reste confiant…

 2. Mon avocat : complètement retourné par sa rencontre avec le juge 

Mon jeune avocat, Matthieu Dabouis, est catastrophé du jugement de Castagné. Il ne comprend pas qu’un juge qui lui a dit en souriant : « 2 ans de délai pour quitter les lieux c’est peut-être beaucoup… », ait fixé 7 jours ! Je lui ai pourtant répété des dizaines de fois que j’ai affaire à des juges corrompus, mais il doute. Avocat de peu de foi… Pour lui montrer que le jugement a été biaisé, il me faut user avec lui de brutalité ! Il ne veut pas m’écouter. Je le force à constater que le juge a utilisé des dates erronées, ce qui lui a permis de me condamner. Constatant ce qu’il prend pour des « erreurs », il est convaincu qu’il peut faire revenir le juge sur sa décision. Remonté à bloc, il prend sa voiture et va rencontrer Castagné !

Quand il revient, je l’interroge anxieusement. Il a l’air visiblement très impressionné par le juge. Il en parle sur un ton devenu obséquieux ! Et moi, il ne me respecte plus. Il me dit sur un ton sans réplique : « Désolé, M. de Lespinay, mais cette expulsion était parfaitement justifiée. Je vous l’ai toujours dit. Le juge me l’a expliqué clairement. » Et il cite à nouveau les arguments biaisés de Castagné ! Je n’arrive pas à le faire taire et à le remettre dans le droit chemin, celui des fausses dates. Il ne veut pas m’écouter ! Le juge ne peut pas avoir tort ! Nous nous quittons, furieux. Moi, parce qu’il se comporte comme un idiot et lui, car j’ai osé contester la probité du juge qu’il vient de rencontrer. Le 31 octobre, il me confirme par écrit sa nouvelle position : « je vous déconseille fortement de faire appel de la décision du juge de l’exécution. (…) Cette procédure est vouée à l’échec. » Puis il me re-démontre mes torts en reprenant les arguments biaisés de Castagné, oubliant qu’il a tout de même accepté de plaider parce qu’il croyait à la justesse de ma position. Il me traite en coupable, ce qui est fort désagréable. « Pour toutes ces raisons, la Cour d’Appel ne pourra que confirmer la décision du juge de l’exécution. »

Sa lettre, ajoutée à bien d’autres, m’amène cette année-là à penser que les avocats ont tendance à être les esclaves des juges… Par la suite j’en aurai la certitude !

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