1. Selon Martins et sa fille, je me suis jeté sur le tournevis …et ça m’a fait deux herpès depuis un an !

Le lundi suivant l’attaque de Martins au tournevis, soit le 24 octobre 2005, je vois un médecin qui constate ma blessure. Il me fait un certificat et c’est ainsi que j’obtiens le premier ITT de ma vie (« Incapacité Temporaire Totale » de travail) ! Armé de cet ITT, je porte plainte pour agression avec « arme par destination ». Découvrant ma plainte, Martins porte plainte à son tour pour coups et blessures, avec sa fille ! Je l’aurais sauvagement frappé par surprise et par derrière, abusant de mon énorme force physique : « je précise qu’il est très fort, il doit faire au moins 110 kg » (au lieu de 82 kg réels qui se voient bien au premier coup d’œil) ! Hélas pour lui, son médecin refuse d’attester la moindre trace de coups et ne lui accorde pas l’ITT. Ouf ! Un médecin honnête. Martins prétend évidemment que jamais son tournevis ne m’a touché. Mes deux blessures à la lèvre sont, selon lui, un herpès que j’ai depuis au moins un an. Mais ce qui devient drôle, c’est que sa fille prétend le contraire dans son témoignage, ayant « tout vu » : c’est moi qui me suis jeté à plusieurs reprises sur le tournevis, d’où mes blessures ! Me v’là suicidaire maintenant ! Je résume, pour que vous compreniez mieux : selon la famille Martins, je me suis jeté sur le tournevis et ça m’a fait deux herpès depuis un an…

Comme il pense que ça ne suffit pas, Martins ajoute que j’ai menacé d’ « aller violer sa fille de 30 ans » ! Gros dégueulasse ! Il faut vraiment être un pauvre type et un mauvais père pour avoir eu cette idée malsaine et l’avancer en public. En plus de toutes ces contradictions débiles commises par un père et sa fille, cette dernière ne dit jamais que j’ai frappé son père ni qu’il ne s’en est jamais plaint. Je me dis, une fois de plus incurablement naïf, que ça va être du gâteau auprès du juge. Au pire, un magistrat paresseux ou corrompu déboutera les deux parties en leur demandant de veiller à se respecter mutuellement à l’avenir. Eh bien non, ça ne va pas se passer comme ça… C’est Jean-Philippe de Lespinay qui passe en « justice », pas un autre ! Voyez la suite.

 2. Étrange convocation au tribunal…

Suite à ma plainte contre Martins, je reçois le 22 juin une assignation à comparaître au tribunal le 11 septembre 2006. Je note tout de suite une incongruité : je suis convoqué « prévenu d’avoir (…) à l’encontre de Abrantes Martins Manuel (victime) commis l’infraction relevée à Nantes au procès verbal n° 17452  » ! En somme, c’est moi qui porte plainte et je suis présenté comme l’agresseur ! Je contacte tout de suite mon avocat, le jeune Matthieu Dabouis, celui qui a tant de respect pour Castagné. Il n’y trouve rien à redire ! Il trouve cette formulation normale. Décidément, la logique humaine n’est pas celle de nos avocats, qui semblent perpétuellement satisfaits du fonctionnement de la justice ! Pourtant, voyez ci-dessous, le débat est bien prévu pour le compte de : « demandeur poursuivant : Abrantes Manuel Martins PARTIE CIVILE » !  Il y a sûrement là un coup fourré que mon avocat ne voit pas mais qui fait réagir mes antennes de mec roué de coups tordus depuis une décade.

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3. Sauvaget étale sa corruption publiquement, bouquinant pour ne pas m’écouter !

Le 11 septembre 2006 je me retrouve au tribunal, non assisté d’un avocat vu l’évidence des faits, devant un juge dit « de proximité » : M. Sauvaget. Je le regarde bien, il a de la bouteille. La cinquantaine, on le sent chez lui dans ce tribunal. Rien à voir avec ces juges de proximité inexpérimentés et hésitants qui n’arrivent pas à statuer. Il y a foule dans la salle mais je n’attends pas longtemps car Martins, lui, dispose d’un avocat et les juges ne font jamais attendre les avocats… Lui et moi sommes appelés à la barre. Sauvaget commence par me présenter au public en lisant mon « casier judiciaire » ! Je découvre avec stupéfaction qu’il est long comme le bras alors que l’extrait que j’ai chez moi est vierge. Il me cite mes multiples condamnations obtenues par forfaitures, tout cela n’ayant rien à voir avec ma présence ici puisqu’il n’y est jamais question d’altercations ou de plaintes. Il s’agit bien de me noircir avant de me condamner… Le juge dévoile immédiatement ses batteries en me présentant comme un escroc. S’il croit que ça va me faire rentrer sous terre, il se trompe ! Ayant terminé sa lecture, il me demande d’exposer les faits. Je commence à lui décrire les contradictions entre les témoignages de Martins et de sa fille qui, à mes yeux lui dis-je, suffisent à démontrer leur faux témoignage et à me donner raison. Il me coupe brutalement la parole ! « C’est moi qui mène l’enquête, ici, pas vous ! Je vous ai demandé d’exposer votre version des faits, rien d’autre ! ». Tiens tiens… on dirait qu’il ne souhaite pas que je dévoile publiquement les mensonges des Martins. Je m’exécute donc, me disant qu’il ne perd rien pour attendre. Il va bien falloir qu’il me laisse m’exprimer à un moment ou un autre. Je dois quand même attendre la fin de l’audience. Mais elle finit par arriver… Le Parquet requière contre moi 200 € d’amende, au prétexte « des contradictions relevées entre ma déposition et celles de mes adversaires » ! Il faut l’entendre pour le croire ! Il me demande alors, à regret, si j’ai quelque chose à ajouter. Je lui réponds « oui » et il m’abandonne alors la parole. Je recommence à lui exposer les contradictions des témoignages de mes adversaires. Je le vois alors baisser la tête, ouvrir un bouquin et se mettre à le lire ostensiblement, devant toute l’assistance ! Furieux, je m’arrête de parler. Un silence lourd s’installe dans la salle. Il finit par relever les yeux de son bouquin et me regarde, inexpressif, sans rien dire. Je reprends alors. Il se replonge dans son livre ! Je m’arrête… Il relève la tête…. Je reprends, il se remet à lire… J’ai devant moi un vrai gamin qui mène sa guéguerre comme dans une cour d’école, mais sûrement pas un juge dans un tribunal ! Vous vous rendez compte qu’il fait sa pantomime devant tout un public qui attend de lui la justice ?

Quand j’ai enfin fini l’exposé qu’il n’a pas voulu écouter, il me congédie sans prononcer aucune sentence. Cette fois-ci, grâce à la Tolade, je sais que si je veux faire appel il ne faut surtout pas rentrer chez moi, sinon je découvrirais le verdict devant un flic ou un huissier. Il faut rester dans le tribunal.

4. Le juge Bernard Sauvaget me condamne pour avoir porté plainte contre Martins …son ami

L’après-midi, je reviens au greffe et demande le résultat des courses. J’y rencontre l’avocat de Martins, Me Delalande, que je connais. Nous apprenons ensemble que …je suis condamné ! Mais quelle surprise ! En ces simples termes : « Il résulte de l’enquête préliminaire et des débats que les faits sont établis et sont bien imputables à de Lespinay Jean-Philippe. Il convient donc de l’en déclarer coupable et de lui faire application de la loi pénale ». C’est ainsi que je suis condamné à payer à Martins 200 € plus 350 € au titre de l’article 700 ! Il a gagné une fois de plus ! Me Delalande, lui, n’a pas l’air étonné… Je sollicite un peu de compassion en lui expliquant que je passe ma vie à me faire escroquer par les juges. Je lui raconte rapidement quelques unes de mes condamnations frauduleuses et ma plainte pour forfaiture contre Castagné. Neutre, il me regarde sans mot dire. Bizarre. Il doit être au courant de ma mise à l’index… En tout cas, il ne me donne pas un signe de réconfort. Je déclare au greffier que je fais appel. Mais cette fois-ci, me dis-je, il faudra que je prenne un avocat…

Avec Sauvaget, je viens de me heurter à un juge corrompu de plus. Si la France n’est pas dans une république bananière, moi je suis Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus…

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