Quatre mois plus tard, je n’ai obtenu aucune réponse ni même un accusé de réception à cette plainte… Si je ne l’avais pas envoyée en recommandé, je n’aurais aucune preuve qu’elle a existé ! Le 3 avril, je ré-adresse un recommandé au procureur « sans nom » pour lui demander des nouvelles de ma plainte. Je dis « sans nom » parce qu’il n’a pas répondu et qu’il y a à Nantes un procureur en titre et une quinzaine de substituts, le premier n’étant pas le patron des autres. Chacun travaille comme il l’entend et c’est grâce à cette désorganisation que le substitut ripou Calut a pu lancer contre moi une procédure d’interdiction de gérer partant d’un faux dossier. Le 6, je reçois une réponse, mais d’un procureur anonyme. « Anonyme »… « en secret »… On y revient toujours ! Quant à la signature, il y a bien, en bas, une sorte de rature illisible précédée de « P/ le procureur de la république ». C’est trop commode… En objet : « demande de suites judiciaires »… C’est tout de même plus « anonyme » que « plainte du 7-12-05 pour forfaiture contre M. Castagné » comme ma plainte  est intitulée ! Ce courrier de notre haute administration m’informe que c’est le Tribunal de Grande Instance de Vendée qui s’occupe de l’enquête. Bizarre… Il me conseille de réécrire dans 4 mois pour avoir des nouvelles. Oui, oui, vous avez bien lu ! C’est bien à moi de demander des nouvelles et non à l’administration de m’en donner. Les administrations ne sont pas au service des Français, c’est toujours l’inverse.

Je suis convaincu que si je n’avais pas écrit par deux fois montrant ma ténacité, il n’y aurait pas eu de suite. En fait, je viens de les contraindre à entamer la procédure. En effet, quelques temps après (24 mai 2006), je suis convoqué par la gendarmerie. L’enquête, c’est donc moi qui en suis l’objet, pas le juge ! Le policier tente – mollement – de me faire abandonner ma plainte, en me faisant mesurer les risques que j’encoure. Je m’y refuse, bien entendu. Au contraire, j’insiste sur toute la publicité que j’ai déjà donnée à ma plainte, en informant les médias.

Quatre mois plus tard, je n’ai toujours aucune nouvelle du procureur. Alors, comme il l’a demandé, je lui adresse un nouveau recommandé (14 septembre 2006). Pas de réponse… Alors, un mois après, je lui adresse un nouveau recommandé mais cette fois-ci carrément agressif, pour faire réagir ce procureur Sans-Nom. Je lui demande des nouvelles de Castagné mais aussi je le somme de m’expliquer pourquoi il a relaxé Martins au pénal en dehors de tout jugement après son agression au tournevis (voir 2006). En effet j’ai fait appel du jugement ed Sauvaget et mon dossier a été transmis à la cour d’appel de Rennes. Mais… le procureur de Nantes a intercepté la plainte et n’a transmis à Rennes que sa partie civile. La partie pénale, qui risquait de causer grand tort à Martins, il a refusé de la transmettre… A travers les explications tortueuses de mon avocat, Me Maillard, qui visiblement a le plus grand respect pour le système, je finis par comprendre qu’en France un procureur de la république peut parfaitement faire sa justice lui-même ! « La loi » l’autorise à ne pas accepter qu’un citoyen fasse appel pour protéger un copain. Que notre république est bananière !

Toujours sans réponse à mes courriers, je finis par comprendre que le procureur est aussi corrompu que Castagné et consorts, et j’abandonne… Cependant, en ne donnant pas suite à ma plainte, en ne m’adressant pas le moindre courrier, le procureur de la république de Nantes vient d’avouer qu’il protège un juge ripou. Les fonctionnaires véreux savent faire diligence quand il s’agit de nuire à un chef d’entreprise, mais pas quand il s’agit de transmettre une plainte contre un fonctionnaire.

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