1 – L’aveu du bâtonnier : il n’a pas d’argument pour défendre Mme Chaigneau…

Nous avons vu qu’en 2005, Odile Chaigneau, l’avocate commise d’office par le service d’aide juridictionnelle, savait pertinemment que je n’obtiendrai pas cette aide vu mon niveau de revenu « trop élevé ». Elle avait décidé de me le cacher, elle savait que je ne pourrai pas la payer et pourtant elle avait accepté cette nomination… Était-ce pour me porter tort car elle appartient à la mafia nantaise ou pour rester de force mon avocate et avoir un client de plus ? No sé… Elle avait à peine travaillé, me faisant surtout bosser. En dépit de mon surendettement, elle avait refusé de lancer une procédure en annulation de la pension alimentaire auprès du juge des affaires familiales qui m’aurait permis, entre autres, de la payer… Elle préparait le contentieux inévitable entre nous deux en conservant pour elle-même des pièces importantes comme les témoignages adverses, m’interdisant d’en faire photocopie. Au bout de 8 mois, un courrier de rejet du bureau d’aide juridictionnelle me dévoila le pot aux roses…  Elle m’adressa alors cyniquement une facture pour ses 8 mois d’attentisme. Je lui répondis qu’elle pouvait s’asseoir dessus et changeai d’avocat.

Mais, pour pouvoir changer d’avocat et s’asseoir sur une facture d’avocat, il faut l’accord du bâtonnier, un avocat élu par ses pairs pour représenter l’ordre des avocats dans leur ville. C’est un personnage important : c’est lui qui, entre autres, désigne ceux de ses confrères qui doivent être commis d’office,notamment dans le cadre de l’aide juridictionnelle. C’est donc lui qui a nommé Odile Chaigneau à l’aide juridictionnelle. De même, c’est lui qui règle les litiges entre avocats et entre avocats et clients. Quand le conflit se déroule entre deux avocats, le bâtonnier en général botte en touche. Il ne tranche pas… C’est qu’il ne veut se fâcher avec aucun de ses  collègues ! Mais, quand le conflit a lieu entre un avocat et son client, c’est différent. Là, il donne invariablement raison …à son collègue ! On retrouve là la corruption habituelle du système judiciaire français : le quasi-fonctionnaire qu’est l’avocat doit toujours gagner face au citoyen car il fait partie de la nomenklatura. Bref, le 13 juillet 2005, j’écris au bâtonnier, Yann Villatte, lui exposant mes motifs et démontrant la malhonnêteté de Mme Chaigneau. Je m’attends à perdre mais on ne sait jamais… Il faut 7 mois à Villatte, au lieu des 3 mois imposés par la loi, pour m’adresser une réponse. Mais alors, quelle réponse ! Pendant ces 7 mois, je n’ai pas eu le droit au minimum légal, un débat oral et contradictoire avec lui. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, nous ne nous connaissons pas. Mais dans sa lettre, il prétend bien me connaître ! Il ne se donne même pas la peine d’utiliser la langue de bois habituelle dans le milieu judiciaire et les administrations. Non, il m’injurie carrément, comme si j’étais son ennemi personnel ! Voici quelques exemples de sa prose :

  • « compte tenu de la personnalité de M. de Lespinay pour la moins envahissante »
  • « il semble que M. de Lespinay n’ait pas agi sans préméditation »
  • « avec une prétention et un cynisme confinant à la malhonnêteté, M. de Lespinay (…) »
  • « M. de Lespinay, déjà titulaire de plusieurs dépôts de bilan »
  • « poussant le cynisme jusqu’à la provocation, M. de Lespinay »
  • « M. de Lespinay (…) ne saurait alléguer sa propre turpitude »

Je rappelle que cette décision de bâtonnier est une décision de « justice » (« articles 174 et suivants du décret du 27 novembre 1991 » comme il le rappelle lui-même dans sa lettre) ! Elle est donc susceptible d’appel auprès de la cour d’appel de Rennes, comme n’importe quel jugement émanant de juges classiques. Cette volée de bois vert mensongère est indigne d’un bâtonnier investi de tant de pouvoirs importants.

Sur la forme, c’est vraiment un pauvre type. Quant au fond, il a tout faux. D’abord, il prétend stupidement que les diligences de Me Chaigneau ne sont « pas contestées… » alors que s’il m’écrit c’est justement que je les conteste. Ensuite, il prétend que j’ai été assez bête pour refuser par 3 fois de fournir les pièces demandées par le bureau d’aide juridictionnelle alors que celui-ci m’a accordé la nomination de Chaigneau ! Mais surtout, il ment par omission en se gardant bien de statuer sur la raison essentielle du conflit, à savoir que Mme Chaigneau m’avait caché pendant 8 mois que je ne recevrai pas l’aide. Le fait qu’il évite d’en parler suffit à prouver qu’il n’a pas trouvé d’argument pour la défendre et que sa malhonnêteté est avérée. Alors, tel le roquet moyen, il ne lui reste plus qu’à mordre un peu partout de ses petits crocs, à tort et à travers…

2 – Comment obtenir immédiatement justice sans frais : la « diffamation » par fax !

Une fois reconnu le roquet dissimulé dans le bâtonnier, il devient facile de trouver le moyen de lui rendre la monnaie de sa pièce. Je décide de le ridiculiser, en recourant à une tactique originale que j’ai déjà utilisée fin des années 80 auprès d’un « ami » qui ne voulait pas me lâcher les baskets et qui avait très bien marché : l’accusation insultante et documentée par faxLe fax, c’est un courrier ouvert que le petit personnel préposé au fax peut lire et copier, qu’il a le temps d’analyser et de faire circuler avant de le remettre au destinataire. Ca peut faire très mal. Mais attention, il ne faut pas verser dans la diffamation !

Comme j’ai utilisé le procédé pour la première fois contre un « ami », vous allez penser que, décidément, c’est fou le nombre de gens qui m’ont agressé et que je dois bien être responsable quelque part… Vous n’avez pas tort. J’ai deux gros défauts : contrairement à beaucoup d’autres, je ne me laisse pas faire et je mords cruellement. Et je vois rouge quand j’assiste à un abus de pouvoir. Car, là où j’en ai vu un, il y en a des milliers d’autres que je n’ai pas vu. Je suis bien payé pour savoir qu’en France, l’abus de pouvoir administratif est une industrie. Dans la nature, le fort est là pour protéger le faible, pas dans notre système… J’ai un troisième défaut, bien apparent dans ce livre : j’écris et j’écris bien. Je m’attache à démontrer implacablement les contradictions des malhonnêtes à l’aide de la logique (mon métier)… Enfin, j’ai un quatrième défaut : je ne suis pas modeste ! Impuissants faute d’intelligence, les malhonnêtes se taisent …ou se transforment en roquets. Quant à l’ami, ce n’en était pas un. C’était un bon catholique, bien pratiquant, très engagé dans les groupes dits charismatiques, et prêt à faire une vacherie à un copain. Mon fax soulignait toute cette hypocrisie et il a plié…Une fois encore, on dirait que la religion chrétienne est devenue le refuge des plus grands pêcheurs…

3 – Mon fax « diffamatoire » contre le Bâtonnier Yann Villatte

Revenons à nos moutons, pardon, à notre roquet. Je pourrais faire appel de la décision de Villatte, mais je serais alors jugé par la cour d’appel de Rennes. Vu mon expérience absolument négative des appels dans cette ville, je suis assuré de perdre. De plus, poursuivre un bâtonnier pour abus de pouvoir, corruption et complicité avec une avocate, c’est aussi voué à l’échec que de poursuivre un Castagné. On est en France… Et puis, quel avocat serait assez suicidaire pour m’assister contre un collègue ? Ma nouvelle avocate me dit immédiatement qu’elle ne veut pas s’occuper de ça et je la comprends. Par ailleurs, j’ai tellement de soucis en cette bonne année 2005… J’accepte donc le verdict du bâtonnier et donc la facture de Me Chaigneau. La corruption, une fois de plus, a gagné. Petite consolation : j’ai un moyen de ne pas payer tout de suite la facture : je l’inscris dans le plan de surendettement ! Me voilà tranquille pour quelques années… En effet, le service surendettement de Nantes a calculé que j’ai une capacité de remboursement négative car, avec tout ce que je suis contraint de payer, je perds 5 €/mois avec mon revenu actuel ! Il a décidé de geler mes dettes sur deux ans. Et en fait, 5 ans plus tard, le gel tient toujours…

Ceci dit, si j’ai perdu, je ne veux pas que Villatte gagne ! C’est alors que je me rappelle la méthode du fax accusatoire qui avait si bien marché avec mon « ami » et décide de la mettre en œuvre aux dépends de Villatte. S’il n’y répond pas, s’il ne m’attaque pas en diffamation, c’est que je l’aurai contraint à reconnaître publiquement sa corruption et celle de sa copine Chaigneau. Ce sera une victoire. J’adresse ce fax deux fois, deux jours d’affilée, pour que la provocation soit encore plus évidente et intolérable, pour qu’elle soit connue d’un maximum de monde… Voilà ci-dessous la 1ère page, qui suffit à donner le ton général… Vous noterez que je le mets au défi de m’attaquer en diffamation, prédisant même qu’il n’osera jamais !

Que pensez-vous qu’il arrivât ? Rien ! Comme prévu, le lâche petit roquet n’osera même pas me répondre, il ne me poursuivra pas. J’ai gagné… Beau bâtonnier que voilà…

4 – Rebondissement début 2012 ! C’est Villatte qui a fait fermer mon blog Canalbolg en France en 2011.

Début 2012, je suis convoqué à la gendarmerie pour « informations » sur mon blog Posterous. Deux personnes se déclarent indisposées par son contenu : Villatte et Castagné, le juge corrompu contre qui j’ai porté plainte en forfaiture en 2005. Alors que Castagné tente seulement, timidement, de savoir si je suis toujours aussi remonté contre lui, Villate, lui, parle de diffamation. « Parle » mais ne me poursuit pas pour diffamation… Nuance ! Car pour « parler » le bonhomme est doué. Je confirme au gendarme tous mes dires dans mon blog et clame haut et fort qu’il n’est pas question que je retire un iota de mes accusations ! Depuis pas de nouvelles…

Profitant de l’occasion qui m’est offerte par cette poursuite, je demande copie des deux procédures au procureur de Nantes. Et je viens de les recevoir (21/09/2012) ce qui me surprend beaucoup et agréablement de la part d’une administration qui n’avait pas l’air de vouloir me satisfaire au départ. Les pièces démontrent que c’est Villatte qui a fait fermer mon blog quand il était chez Canalbolg, simplement en parlant diffamation. Canalblog, encore un média aux ordres des escrocs phagocytant nos institutions, a supprimé aussitôt mon blog laborieusement construit, en janvier 2011, sans le moindre avertissement ni la moindre discussion avec moi ! J’ai compris alors que je ne pouvais informer la planète de la corruption française dans un blog hébergé en France puisque toutes nos institutions, médias inclus, sont sous la coupe de cette corruption. Je l’ai donc transféré aux Etats-Unis, « pays de liberté », chez Posterous où il semblait bien installé… jusqu’à ma convocation à la gendarmerie.

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Pour me faire convoquer par la gendarmerie, Villatte a fait rechercher mon adresse par la police de Nantes à partir de mon adresse IP ! On ne pouvait pas faire plus compliqué, mon adresse et mes n° de téléphone étant partout sur Internet. Il porte plainte contre moi pour « blog délictuel ». Trop drôle ! Villatte veut bien se faire insulter publiquement par fax à la Maison de l’Avocat en 2006, il se contente d’intriguer en 2011 pour fermer mon blog en France qui le ridiculise publiquement, il constate que le blog a été déplacé aux US où je continue à dénoncer publiquement sa corruption et tout ce qu’il trouve, lui le bâtonnier équivalent d’un juge, c’est ce minable prétexte pour mettre la police dans le coup ! Il n’a même pas osé la plainte en diffamation et encore moins tenté de me joindre pour régler le différend.

Voilà mes adversaires : des lâches, des anonymes, qui font partie de l’appareil de l’Etat et tentent de règler leur compte en secret en utilisant les moyens de l’Etat…

 

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