Je ne cite ici cet évènement douloureux et bien personnel que parce qu’il m’a permis de toucher du doigt de nombreuses défaillances de notre système judiciaire :

1. Mon divorce a été causé par ma ruine et l’insécurité dans laquelle – à mon corps défendant ! – j’ai plongé mon épouse. Nos enfants, eux, heureusement, n’ont pas trop ressenti nos difficultés. Cette ruine et cette insécurité ont été causées par les fonctionnaires corrompus et l’injustice qui ont jalonné ma route. Comme je suis loin d’être le seul, L’État est donc fauteur de divorces et du malheur de nombreuses familles. Celles-ci devraient obtenir réparation. Mais la justice est un bras armé de l’État et s’y oppose.

2. En divorce, les faux-témoignages ne sont pas sanctionnés ! Les juges du divorce et les juges des Affaires Familiales n’ont jamais sanctionné les faux témoignages évidents présentés par mon épouse pour m’extorquer …de l’argent ! La totalité pourtant des témoignages qu’elle a présentés (des attestations sur l’honneur !) étaient des mensonges éhontés ! Selon mon avocat, les faux-témoignages en divorce ne sont jamais sanctionnés. Si bien que les avocats incitent leurs clients à les multiplier : « mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ! » C’est de l’injustice organisée qui demande également réparation !

3. La multiplication des faux témoignages crée par ailleurs des inimitiés durables, comme je l’ai déjà dit plus haut : il est difficile de pardonner à quelqu’un qui a menti dans le but de provoquer la rupture de votre famille ! Sans ces faux témoignages, ces inimitiés ne verraient pas le jour. C’est bien la justice, donc l’État, qui secrète par son incurie une animosité contraire aux intérêts de la société.

4. La justice est lente, tout le monde le sait. Elle-même le reconnaît ! Parfois même elle a le culot de s’e glorifier : une justice lente est sereine… Les juges peut-être, mais pas ceux qui attendent leur jugement dans la douleur inutilement prolongée de l’injustice. La justice est en fait responsable d’une partie de son engorgement. En effet, elle ne dissuade pas les justiciables de prolonger les recours pour faire durer l’injustice dont ils profitent. Je m’explique : mon épouse a multiplié les renvois et les appels pour faire durer au maximum la période pendant laquelle j’étais contraint de lui verser une pension alimentaire à laquelle elle n’avait pas droit. Et cela de 2004 à 2007. En 2007, le juge d’appel a confirmé la suppression de cette pension, déjà ordonnée par le juge de 1ère instance ! Mais il n’a pas demandé la restitution par mon ex-épouse des pensions indument reçues. Selon mon avocat, en justice du divorce les sommes que les manœuvres dilatoires ont permis de percevoir restent acquises. D’où l’intérêt de multiplier ces manœuvres dilatoires, c’est à dire les procédures. D’où l’engorgement de la justice…

5. la justice du divorce interdit aux enfants, majeurs ou non, de témoigner. Soi-disant pour les préserver. Mais de quoi ? Un divorce interminable qui déchire un couple, bâclé par des juges faute d’écouter les enfants, lesquels ont peut-être envie de leur parler, ça ne provoque pas chez eux une douleur bien plus insupportable ? Considérons le cas d’un enfant majeur concerné personnellement par un faux témoignage qui lui fait dire ou penser des choses sur son père ou sa mère qu’il n’a jamais dites ni pensées. Il n’a pas le droit de rectifier ! Du coup, les faux témoignages concernant l’ambiance au sein du foyer ou les agressions d’un parent envers l’autre peuvent proliférer. Si les enfants avaient le droit de témoigner et étaient protégés par la justice pour s’exprimer objectivement et sereinement, il ne deviendrait plus rentable pour un des époux de mentir. Ses prétentions injustes se réduiraient. Peut-être même le couple n’éclaterait-il pas… Notre justice, par son incurie sans cesse répétée, doit être tenue pour responsable de bien des souffrances en France, de bien des ruptures qui auraient pu être évitées.

6. Les avocats commis d’office sous aide juridictionnelle (dispositif en faveur des justiciables disposant d’un trop faible revenu pour pouvoir les payer) sont un vrai calvaire ! Ce sont le plus souvent des femmes peu compétentes qui n’auraient pas de clients autrement. Un bon avocat refusera d’être commis d’office car l’aide juridictionnelle le paye trop mal. Si vous ne relancez pas régulièrement un avocat commis d’office, il ne fait rien. Il peut s’écouler 6 mois sans nouvelles de lui ! Et vous n’avez pas intérêt à protester. Il peut s’en aller et vous laisser comme deux ronds de flanc, à attendre la nomination d’un nouvel avocat commis d’office, suivie d’une nouvelle attente avant de le voir traiter votre dossier ! Une de mes avocates à qui je reprochais justement son silence n’a pas hésité à m’engueuler au téléphone. Par la suite, elle me brutalisait, me traitant comme un débile et me menaçant de me quitter. 

Dans ces conditions, le « pauvre », celui que la société a pour devoir de protéger car c’est le plus vulnérable, est le plus mal défendu, donc celui qui perd le plus souvent… Vive la France et l’échec permanent de ses nobles idéaux !

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