1. Cinq faux chèques à mon nom !

Cette affaire est toujours pendante à l’heure où ce livre paraît. Fin de l’année dernière, j’ai reçu un courrier de ma banque, la Caisse d’Épargne, m’informant qu’un de mes chèques a été refusé faute de provision et que je suis frappé d’ « interdiction d’émettre des chèques » pendant 5 ans ! Si je ne provisionne pas immédiatement, je serai interdit bancaire, privé de chéquier, puni d’une forte amende, etc. etc. Pourtant, quand je consulte mon compte par Internet, il semble normal et je ne vois aucun chèque que j’aurais pu faire qui le mette en négatif …sauf que je trouve bien dans mon relevé des prélèvements de ma banque pour « commissions d’intervention » et « forfait rejet  » (82,40 €). Je demande des explications à mon chargé de compte qui m’explique que j’aurais émis un gros chèque qui s’est présenté à l’encaissement et a mis mon compte en découvert. Je lui demande le numéro du chèque et découvre que ce chèque a déjà été émis par moi il y a un an pour payer de l’essence. Il avait été encaissé et se trouvait donc stocké quelque part à la banque.

Ce qui me paraît tout de même bizarre dans cette histoire c’est le flegme de mon chargé de compte, quelqu’un de tout à fait aimable par ailleurs : il est très étonné, jamais il n’a vu pareil cas de falsification à la Caisse d’Épargne me dit-il, mais il n’a pas pris contact avec moi et a fait opposition sur le chèque sans rien me dire. Il n’a fait opposition sur aucun autre chèque se présentant le même jour, d’où l’allure normale de mon compte sur Internet puisque je n’étais pas en découvert. Comme s’il se doutait que ce chèque était un faux… Je lui demande la photocopie du chèque. Il me répond que je dois d’abord porter plainte auprès de la police, qui le demandera elle-même. Je porte donc plainte pour falsification de chèque par un inconnu et, nanti de cette plainte, je demande à ma banque le remboursement des frais qu’elle m’a prélevés indûment. Elle s’exécute sans discuter et me fait parvenir une photo du chèque falsifié.

En analysant le chèque, je découvre que le faussaire a repris un de mes chèques déjà encaissés, a effacé les montants et le bénéficiaire (une société autrichienne), avec perfection, et les a remplacés par ses propres données, conservant le lieu et la date rédigés de ma main, ainsi que ma signature. Le résultat donne en effet un aspect d’authenticité. Pendant que j’attends une réaction de la banque et de la gendarmerie qui a enregistré ma plainte, un deuxième chèque falsifié se présente ! Je reçois une nouvelle lettre me menaçant d’interdiction bancaire, des frais de rejet me sont prélevés.  Encore une fois, ce seul chèque a été bloqué par ma banque sans me consulter et des frais de rejet ont été prélevés. Encore une fois j’ai un entretien très amical avec mon chargé de compte qui me répète que jamais il n’a vu ce genre d’escroquerie, me dit qu’il va me rembourser les frais dès que j’aurai porté plainte. Encore une fois, je porte plainte à ma gendarmerie (10 décembre 2009). Et encore une fois il s’agit d’un chèque déjà encaissé dont on a modifié les montants et destinataires et conservé date, lieu et signature.

Le  19 mars 2010, suite à mes deux plaintes, je reçois du tribunal de grande instance un « avis de classement sans suite » ! Aucune enquête réclamée auprès de la banque ! Aucun inspecteur diligenté alors que le faussaire est sûrement facile à détecter, peu de salariés de la Caisse d’Épargne ayant accès au stockage des chèques déjà encaissés. Sans compter son écriture sur mes chèques est elle aussi facile à analyser. Encore une faillite de la justice française !

Mais la persécution par la Caisse d’Épargne ne s’arrête pas là ! En juin et juillet 2010, 3 autres chèques falsifiés se présentent sur mon compte ! Pour les deux derniers, le faussaire a fait très fort : il a dégoté un chéquier vierge ancien à mon nom qui ne m’a jamais été délivré ! Du coup, il lui a fallu tout écrire et imiter ma signature, ce qu’il a fait maladroitement, comme un amateur. Cette imitation montre qu’il a sous les yeux un chèque signé de moi et qu’il copie. J’adresse le 2 juillet ce mail à mon chargé de compte :

Cher Monsieur,

Je constate qu’un nouveau chèque falsifié s’est présenté ! Je me suis de nouveau présenté à la police et, là, ils trouvent que ça commence à faire beaucoup. La réflexion que nous nous faisons, c’est qu’à la Caisse d’Epargne, on ne semble pas gêné de cette situation et qu’aucune enquête interne n’a été diligentée. Vous ne pouvez pourtant ignorer qui a a accès à mes vieux chèques et peut les falsifier. Très peu de collaborateurs en ont la possibilité. Et pourtant ça recommence sans cesse. La signification est très claire : l’escroc ne se sent aucunement menacé par la Direction… De plus, ces falsifications ne sont possibles que parce que la Caisse d’Epargne ne contrôle pas automatiquement si un chèque qui se présente a déjà été émis et encaissé, ou appartient à un chéquier réel. Sa responsabilité est donc doublement engagée. En conséquence, je suis contraint de transmettre ce dossier à mon avocat pour voir ce que nous devons faire.

Je vous demande, comme d’habitude, de me rembourser l’ensemble des frais prélevés sur mon compte. Si vous ne faites pas assez tôt, je me trouverai en découvert et cela va encore compliquer ma relation avec votre banque.

Par ailleurs, je vous demande de m’adresser copie du dernier chèque falsifié. Veuillez SVP également me dire s’il s’agit d’un chèque que j’ai déjà émis, donc faisant partie d’un de mes anciens chéquiers ou s’il s’agit d’un chèque appartenant à un chéquier fictif. Même question pour le chèque falsifié précédent, dont le numéro m’est inconnu.

Je vous invite, « comme d’habitude »… à me donner un coup de fil, que nous discutions aussi de mon intérêt à quitter la Caisse d’Epargne pour faire cesser ces escroqueries.

Cordialement

JP de Lespinay 

Suite à cet email, aucune réponse de la banque et mes frais ne sont pas remboursés… Ci-dessous, extrait du PV de plainte pour le 3ème chèque, de 5 200 €, toujours sans suite de la part de la justice en dépit des deux plaintes précédentes et des deux qui ont suivi sur la même escroquerie !

Mes relations avec la Caisse d’Épargne on toujours été bonnes, je n’y ai aucun ennemi et aucune raison d’en avoir un. Il est évident que dans cette banque – nantaise – quelqu’un que je ne connais pas veut me nuire. A moins qu’il n’ait reçu des consignes de la mafia qui m’agresse depuis plus de 10 ans. Il profite des défaillances de sa banque pour mener sa vendetta anonyme. Et il procède apparemment sans crainte de la justice… Toujours les défaillances de notre système judiciaire… Et toujours l’anonymat… Il y a bien en France une liste rouge secrète des gens à martyriser…

2. Début juillet, la Caisse d’Epargne laisse passer une saisie arrêt d’huissier et me garde sur mon compte pour vivre avec ma fille …289 € !

Suite au jugement du président du TGI de la Roche sur Yon qui rend exécutoire le remboursement de mon emprunt à mon ex-épouse (bien que cet emprunt soit assorti de la clause qu’il ne sera remboursé que si ma situation financière le permet), l’huissier de ma ville « reçoit des instructions très strictes » : il a ordre de saisir au plus vite de l’argent sur mon compte ! Alors, il le fait… Début juillet, il me prélève toute mon allocation chômage et me laisse 289 € pour vivre avec ma fille ! Il faut le vivre pour le croire ! Catastrophé, je contacte l’huissier, qui me dit qu’il ne peut rien faire car il a reçu des « instructions très fermes » du président du Tribunal contre moi ! Je contacte mes avocats, aucun n’a de réponse. C’est un ami juriste et ex-juge privé qui me révèle que la faute ne vient pas de l’huissier mais de ma banque ! Elle a le devoir légal lors d’une saisie sur un compte de veiller à laisser sur mon compte un minimum légal. J’écris à mon chargé de clientèle Caisse d’Epargne (situé à Rennes !), qui ne répond pas. Je fais le siège de l’agence de ma ville, où la responsable m’assure avec culot que c’est à l’huissier de calculer le montant à laisser sur le compte… Finalement, de l’argent m’est restitué et je suppose que c’est le montant légal car c’est vraiment trop compliqué à calculer.

 « J’ai des instructions très fermes »…

Cette alerte m’amène à me poser de nouvelles questions. Non seulement j’ai des ennemis inconnus dans la magistrature vendéenne, mais on dirait que j’en ai aussi dans ma propre banque, et à haut niveau…

3. La Caisse d’Épargne décide de fermer mon compte, sans motif !

A chaque chèque falsifié qui met mon compte en découvert, je porte plainte à la gendarmerie et je demande à ma banque de me rembourser les frais qu’elle me prélève. La 4ème fois, je fais inscrire dans le rapport que la responsabilité de la Caisse d’Epargne est à mon avis engagée car c’est sûrement un membre de son personnel qui commet les escroqueries : il faut pouvoir accéder à des chéquiers vierges à mon nom et à des chèques déjà encaissés. J’ajoute qu’elle dispose de l’écriture de l’escroc puisque c’est lui qui remplit mes chèques et que je m’étonne qu’elle ne fasse pas d’enquête interne, de même qu’elle ne délivre plus copie des chèques falsifiés pour analyser l’écriture et faciliter l’enquête de gendarmerie. En réponse, la Caisse d’Epargne m’adresse début octobre un courrier dans lequel elle m’annonce froidement qu’elle ferme mon compte. Elle me laisse deux mois pour ouvrir un compte ailleurs…

Je consulte mon avocate, Me Anne Laporte. Je lui demande de faire un référé pour contraindre ma banque à garder mon compte le temps que nous la poursuivions sur le fond. Hélas, je suis tombé une fois de plus sur une avocate qui accepte l’aide juridictionnelle mais ne fiche rien. J’ai bien vu qu’elle prenait du retard sur un dossier urgent qu’elle s’était engagée à traiter sous 8 jours en septembre et qu’un mois et demi après elle n’avait toujours rien fait… Pour la dynamiser, je lui avais apporté 5 autres affaires ! Elle était contente mais, en décembre elle n’a toujours rien fait ! Furieux, j’ai cherché un autre avocat et je l’ai trouvé. Nous devons maintenant tout recommencer à zéro. La justice ne permettant pas de poursuivre un avocat, sauf faute très grave, Anne Laporte et consorts à la Roche sur Yon continueront à tromper leurs clients.

Début décembre, mon compte est effectivement fermé. Je l’apprends par les Assedic, qui m’informent que le virement d’allocations mensuel est revenu, refusé par la Caisse d’Epargne ! Donc, en ce mois de Noël, je n’ai plus de compte bancaire, je ne peux plus rien payer pour vivre ni pour nourrir ma fille, mes remboursements mensuels à mes créanciers sont arrêtés ce qui m’expose à de nouvelles poursuites, je ne peux plus recevoir mes enfants aux fêtes de fin d’année et, pour couronner le tout, je n’ai plus droit au surendettement, ce qui autorise les huissiers à me saisir ! 

Ne me dites pas que je mérite tout ça !

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