1. Il existe parfois des juges honnêtes… Dans l’ensemble de mon blog, je ne sais pas si vous avez remarqué (rires…), j’ai tendance à dénoncer sans arrêt la corruption des juges. Je suis heureux de témoigner ici qu’il en existe des honnêtes qui font sérieusement leur travail. Dans mon cas ce fut à deux reprises : lors de mon divorce et pour mon expulsion. A la fin du chapitre « 2012 – Un juge accorde la tutelle de ma mère à mon frère, en secret ! » j’ai révélé la tentative d’expulsion accélérée dont ma fille et moi étions l’objet en juin 2012 de la part de mon frère et ma sœur…

Ils prétendaient nous expulser « au besoin avec l’assistance de la force publique » d’un logement m’appartenant pour un tiers (en indivision avec mon frère et ma sœur) selon le désir de notre mère qui aurait toujours souhaité nous voir quitter la propriété familiale ! En fait, ce procès était mené sans que ma mère le sache, dans le but de libérer notre propriété des derniers occupants de la famille afin de la vendre. Mes gentils cousins si prompts à m’enseigner les bonnes manières le savaient et ont laissé faire… ou participé. Le plus triste dans ce procès c’est que mon frère et ma sœur, bien au courant de mon traumatisme causé par mon expulsion de mon domicile de Nantes en 2005 (qui m’avait obligé à venir habiter « chez mes parents » en Vendée), tentaient de me faire expulser de nouveau sans la moindre raison valable !

Le plus intéressant, c’est que nous allions enfin nous retrouver devant un juge par leur volonté-même et pouvoir exposer notre différend. Ils étaient apparemment convaincus de prouver ma culpabilité ou plutôt convaincus que j’étais si mal vu des juges que j’allais être condamné quels que soient les faits. Ils avaient l’avantage puisque c’était eux qui avaient choisi leur terrain, qui avaient préparé leur artillerie et qui tiraient les premiers. Sans oublier qu’ils disposaient des pièces issues de quatre ans de conflit et d’échanges épistolaires – dont les fameuses « preuves » contre moi selon mon frère ! Enfin ils disposaient d’un avocat de qualité proposé par mes chers cousins pour me faire rendre gorge, très bien payé avec l’argent de notre mère qui n’en savait rien et n’aurait jamais été d’accord (je vais parler longuement de la corruption de cet avocat en 2014…), qui avait eu tout le temps pour peaufiner son argumentation contrairement au mien. Je devais perdre ! Or j’ai gagné, et haut la main puisque c’est mon frère qui a été condamné !

2.  Le fric, toujours le fric ! Mes ennemis intimes comptaient glaner quelque menue monnaie à mes dépends : ils réclamaient 200 € par jour de retard mis à déménager depuis la date de ma condamnation, plus « les meubles que je n’aurai pu enlever » qui seraient offerts à mon frère, plus 1 000 € d’indemnité d’occupation depuis le 15 mars 2012, plus 3 000 € au titre des frais d’avocat (article 700) ! Bigre, c’est qu’il coûte cher l’avocat-de-mes-cousins-payé-par-l’argent-de-ma-mère-sans-qu’elle-le-sache ! Dans tout ça, vous remarquerez cette obsession de piquer du fric par tous les moyens. Bien stupide car je suis ruiné, bien incapable de verser ces sommes. Vendre notre château de famille issu de sept siècles d’histoire ne suffisait pas. Me saigner aux quatre veines tout en me piquant mes meubles, c’était un petit plus tout à fait gratifiant. A ces sommes je devais bien entendu ajouter le coût du déménagement. Autant dire que je n’aurais jamais pu le payer et que mes meubles dans leur intégralité seraient revenus à mon adversaire…

Tout cela semble fort injuste envers un frère logé dans un bien lui appartenant en partie, en compagnie de sa fille à sa charge, déclaré en surendettement avec gel des dettes. Surtout quand on est soi-même logé gratuitement par les parents dans une propriété de 3 ha dans le Vexin ! Mais, avec notre justice de francs-maçons, c’était jouable. Le plus drôle, c’est ce que mon frère m’écrivait quelques années auparavant (26 avril 2006) : « Vous êtes logé gratuitement par les parents, ce qui me réjouit. Cela fait des années que j’attendais cela, car vous pouvez ainsi faire des économies et d’autres choix. » Et oui, on se vouvoie… Encore un symbole d’une forte éducation qui n’a finalement pas donné grand chose de bon, vu ce qui m’arrive en famille. Notre noblesse remonte en droite ligne jusqu’au 14ème siècle, passant par plusieurs personnages illustres pour lesquels « être noble » n’est pas un titre mais une vertu : Jean de Lespinay (le Trésorier receveur général de la Duchesse Anne de Bretagne), Alexis Louis Marie de LespinayLouis-Armand de Lespinay (le général de Napoléon qui  commandait l’arrière-garde de la Grande Armée), Zénobe Alexis de Lespinay (mon arrière grand-père, qui s’est fait élire en Vendée pour défendre les paysans et les petits dont se fichent les politiciens de tous les temps). Deux ans après ce généreux discours de mon frère, trépassa mon Papa… Par là-dessus passèrent ma sœur, puis quelques cousins, et cette bonne intention trépassa à son tour. Belle famille que voilà, doivent se dire ceux qui nous lisent ! Eh oui… J’en ai vraiment honte. S’associer pour faire du mal à un frère, déjà maltraité par 25 ans d’agressions d’État se terminant par son expulsion de chez lui (2005) ! L’habitude dans les familles normales est de soutenir autant que possible leurs membres en difficulté en faisant taire leurs différends s’il y en a.

Les mânes de notre père et de mon oncle, le frère de ma mère, ont du s’arracher les quelques cheveux qu’il leur restait ! Ils étaient nobles. Jamais cela ne serait arrivé de leur vivant. Mon père a offert à ma sœur un appartement à Paris pour qu’elle puisse commencer sa vie active sans souci d’argent. Il a offert à mon frère – sans emploi jusqu’à aujourd’hui – une petite demeure du XVème située dans une propriété de 3 ha dans le Vexin. A moi ? Rien puisque je gagnais correctement ma vie. A son décès en 2008, le logement de mon frère se retrouva m’appartenir en partie en indivision. Comme il ne pouvait rembourser les parts de son frère et de sa sœur faute de revenu, c’est moi qui – oubliant notre guerre intestine – ai trouvé l’argent qui lui a  été donné pour qu’il devienne pleinement propriétaire.

Et c’est cet hyper-assisté qui veut me virer de chez moi ! La reconnaissance du ventre n’est décidément pas la vertu des malhonnêtes. J’ai beaucoup réfléchi à cette absurde guerre menée contre moi par mon frère et ma sœur. Alors que mon frère m’aime et que ma sœur ne me déteste pas. Quand on se voit juste avant ou après une audience, on se parle tout naturellement, presque comme par le passé, limite prêts à plaisanter. La seule explication que je trouve à leur comportement absurde, c’est leur absence d’expérience d’une vie professionnelle dans le privé qui leur aurait permis d’expérimenter les bénéfices de l’affectio societatis ainsi que l’esprit d’équipe. Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font…

3. Faux et usage de faux = condamnation ! Dans les charges concoctées contre moi par toute une famille, après la tentative d’extorsion de fonds arrivaient les prétextes et les faux destinés à faire accepter mon expulsion et son « urgence ». Pour mon avocat je les ai décortiqués en 32 arguments et démontés un à un. Facile, la quasi-totalité n’était que mensonges et falsifications. Si flagrants et puérils que le juge s’en est aperçu ! Seuls trois points restaient exacts : le fait que mon frère soit tuteur (décision que j’ai contestée en appel et qui devait être jugée en juin mais son avocat a réussi à repousser l’audience de… 6 mois !), qu’il soit également gérant de la SCI familiale (contre mon gré, très mauvais à ce poste et surtout contrevenant compulsif à la loi) et la description de mon logement. Tout le reste était faux. Jamais vu une telle accumulation d’immondices en vingt ans de maltraitance judiciaire ! Le dossier présentait même de faux revenus de ma mère, carrément divisés par cinq pour démontrer l’urgence de louer mon logement ! Mais pas l’urgence de louer le château de famille, qui lui était vide depuis le départ de notre mère et qui aurait rapporté beaucoup plus… Hélas pour nos escrocs, je dispose des relevés de son compte et donc le juge aussi… J’avais par ailleurs cet argument imparable : pourquoi expulser un fils pour louer son petit logement mal isolé quand on peut louer le château à côté vidé par les mêmes escrocs ? Les revenus seraient autrement plus intéressants ! Mon frère y est d’ailleurs favorable car cela permettrait de conserver notre patrimoine. Mais pas ma sœur. Elle veut de… l’argent ! Il faut tout vendre ! Et vite ! Que le reste de la famille crève !

Le juge de référé a abordé ce dossier avec un sérieux très rare, dont je le remercie. Il n’y a qu’à voir la façon dont il résume le différend. Il a vraiment compris l’essentiel : « La procédure de référé pour solliciter l’expulsion d’un frère par un frère, en urgence, sans qu’aucun véritable débat au fond n’ait pu s’instaurer, est inadaptée ».  Sans chercher à déterminer qui a raison dans ce conflit familial, il note cependant la mauvaise foi constante des demandeurs et sanctionne… mon frère : « Les demandes de M. Charles DE LESPINAY, es-qualités, qui ne caractérise pas de trouble manifestement illicite, sur les différents fondements invoqués, seront rejetées. (…) Condamnons Monsieur Charles DE LESPINAY en qualité de tuteur de Mme Irène DE ROUGE veuve DE LESPINAY et de représentant de la SCI du Château de la Mouée aux dépens. »

Sanction légère alors que mes adversaires ont manifestement tenté de le tromper en présentant des faux. Mais, mon blog l’a déjà montré à propos du divorce, les faux-témoignages sont rarement sanctionnés par la justice. Très pédagogue, le magistrat explique à mes adversaires ce qu’est un référé : « Le juge des référés est le juge de l’évident et de l’incontestable. La contestation sérieuse est celle que le juge ne peut sans hésitation rejeter en quelques mots. (…) Or il y a contestation sérieuse. (…) Le maintien dans les lieux de M. Jean-Philippe DE LESPINAY ne constitue pas un trouble manifestement illicite. » Le juge reproche à mon frère (et à ma sœur, et aux cousins cachés derrière…) d’accuser sans prouver. C’est en effet leur habitude à tous depuis longtemps. Voyez plutôt :

  • « Le demandeur ne justifie pas en quoi l’immatriculation de la société ARCADE constitue un trouble manifestement illicite » !
  • « M. Charles DE LESPINAY fait valoir que M. Jean-Philippe DE LESPINAY a régularisé des actes pouvant seulement être régularisés par le gérant de la SCI ou l’usufruitière, et qu’il a été mis en demeure par courrier du 8 juillet 2010 de cesser ses agissements et notamment la production de faux. Cependant, il ne produit à l’appui de sa demande que son seul courrier du 8 juillet 2010, alors que ce courrier ne précise pas à quelle date auraient été commis ces agissements et ces faux et ne permet pas d’en vérifier la réalité » ! C’est vrai que c’est d’une naïveté confondante.

Mes adversaires sont si médiocres qu’ils présentent mêmes des pièces à charge contre eux ! « M. Charles DE LESPINAY fait valoir enfin que M. Jean-Philippe DE LESPINAY fait échec à la réalisation des travaux de réhabilitation et de réparation, mettant en péril les droits de l’usufruitière et de la SCI. Cependant il résulte des pièces versées aux débats contradictoires, pièce 9 à 13 et 19 du demandeur notamment, que M. Jean-Philippe DE LESPINAY réclame au contraire la réalisation de travaux et reproche à son frère son manque de diligence. »

Par ailleurs le juge admet mes arguments, il est vrai étayés par de nombreuses pièces : « Jean-Philippe de Lespinay précise dans le même temps qu’il est le seul occupant de la famille qui s’occupe pleinement de l’entretien de la propriété familiale constitutive du domicile de leur mère, et fait valoir à l’audience que l’occupation ne lui a été consentie à titre gratuit, qu’à charge pour lui d’entretenir le château, ce qu’il affirme avoir toujours fait, cependant que son frère Charles n’aurait selon lui pas effectué les réparations nécessaires à la préservation du bien et des locatifs dont il ne souhaite pas le maintien des locataires afin de pouvoir procéder à la vente du domicile de leur mère » et il conclut : « Il y a contestation sérieuse » ! La justice admet ainsi la forte présomption que la volonté de « procéder à la vente du domicile de notre mère » a conduit mon frère à des actes délictueux, dont l’expulsion de sa mère et de son propre frère. Enfin, le magistrat conclut fort pertinemment : « il résulte de l’ensemble des pièces versées que le fait s’inscrit dans le cadre dune rivalité et d’un conflit entre frères, ne permettant pas de caractériser l’existence d’un trouble manifestement illicite imputable au seul Jean-Philippe DE LESPINAY ». CQFD… Évidemment, j’aurais préféré une condamnation bien plus ferme et financière de mon frère et ma sœur mais il semble que ce ne soit pas possible dans le cadre d’un référé.

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