Notre président Hollande ayant décidé de réformer les professions réglementées qui sont, rappelons-le, des fonctionnaires ayant le droit de faire des profits (notaires, avocats, pharmaciens, huissiers, médecins, administrateurs judiciaires-liquidateurs, etc.), nous avons en ce moment droit aux grèves de ces « pauvres malheureux » sur toute la France. A rapprocher des grèves des pilotes d’Air France, autres « pauvres malheureux » assimilables également à des fonctionnaires qui sont prêts à couler leur entreprise plutôt que de la laisser s’adapter à la concurrence internationale par la création d’une filiale low cost. Et pourquoi ? Pour ne pas courir le risque que les augmentations de leurs pharamineux salaires, qui plombent le bilan d’Air France, puissent un jour être réduites !

Pendant ce temps on notera que les employés du privé de France, beaucoup plus nombreux, pourraient eux aussi faire grève pour recevoir des augmentations. Avec la certitude que les patrons seraient contraints de plier. Pourtant ils ne le font pas. Pourquoi ? Parce qu’ils ont le sens des responsabilités et qu’ils sont plus intelligents. Ils ne veulent pas mettre l’entreprise qui les nourrit en difficulté. Ils ne sont pas fonctionnaires…

Pourtant la réforme proposée pour les professions réglementées n’inclut pas l’essentiel que nous attendons tous : la fin de leur immunité face à la justice. Ces professions sont des foyers de corruption, comme l’administration française en général, car elles sont quasi-assurées de ne pouvoir être condamnées devant un tribunal (sauf faute grave et encore !). Face à cette insupportable injustice, la France s’est couverte d’associations de lutte contre les notaires, contre les avocats, contre les huissiers, contre les liquidateurs, etc. Elles aident bénévolement les justiciables face aux escrocs des professions réglementées.

Prenons mon cas : dans la guerre qui m’oppose à mon frère et à ma sœur (voir dans ce blog depuis 2011 : « Un juge accorde la tutelle de ma mère à mon frère, en secret !« ) je suis actuellement face à la corruption de leur notaire et de leur avocat. Qui se ressemble s’assemble ! Comme le prévoit la loi, j’ai donc demandé des sanctions contre eux auprès de leurs patrons officiels, le président de l’association des notaires et le bâtonnier. En pure perte vous allez voir. Comme ce fut déjà le cas en 2006 (voyez dans mon blog « 2006 – Yann Villatte, avocat et Bâtonnier de Nantes : comment condamner publiquement et sans risque un magistrat corrompu« ).

En effet, le problème franco-français c’est que le président de l’association des notaires est… notaire ! Qui plus est élu par ses collègues notaires de sa région ! Et que le bâtonnier est… avocat ! Élu par ses collègues avocats de sa région ! Comment pourraient-ils condamner ceux qui les ont élus ? Surtout qu’ils ont bien évidemment été choisis pour leur innocuité ! Ces « professions réglementées » ne vont sûrement pas élire un homme intègre. Il serait capable de les sanctionner. Tout ce petit monde se tient par la barbichette. On est en démocratie tout de même !

L’État est parfaitement conscient de cette stupidité et en rajoute pour faire de ces professions réglementées des « professions protégées ». Par exemple, si vous voulez contester la décision d’un bâtonnier il faut aller directement auprès de la cour d’appel ! Vous n’avez pas le droit au premier niveau de justice imposé à tout le monde, celui qui peut être contesté. Donc, dans le droit français un avocat-bâtonnier est considéré comme l’égal d’un juge. Juge et partie, oui ! Quand au choix de la cour d’appel il n’est pas anodin. On ne peut en contester les jugements car il n’y a pas de tribunal au-dessus. Or les cours d’appel, vous en trouverez plusieurs exemples dans mon blog, comme elles n’ont pas de comptes à rendre, ce sont des organisations politisées et le plus souvent corrompues. Au-dessus, on ne trouve que la cour de cassation, qui ne peut juger que la forme des jugements des cours d’appel, pas le fond ! C’est bien commode. Donc pour le fond c’est foutu pour les justiciables face aux bâtonniers, ils peuvent compter sur les juges d’appel pour protéger ces copains fonctionnaires des attaques provenant du secteur privé.

La vraie réforme que nous attendons dans les « professions réglementées » c’est qu’elles soient jugées comme les autres citoyens, c’est à dire avec équité et par des juges professionnels.

Maintenant, voyons dans les articles qui vont suivre la démonstration de la corruption notaires et avocats à travers mon propre cas.

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