I – Comment un notaire « ami » peut devenir votre ennemi sans que vous le sachiez…

Du vivant de mes parents notre notaire de famille était Maître Roy. Sur ses vieux jours, il a décidé de transmettre leur dossier à un jeune notaire venant d’arriver dans son étude : Emmanuel Lafouge. Quand mon père est mort en 2008 ce notaire s’est acquitté honorablement de sa mission. Deux ans plus tard, mon frère et ma sœur d’un côté, et moi de l’autre, nous avons commencé à nous affronter pour cause d’héritage aggravé par le désir mimétique comme je l’ai relaté dans ce blog : 2013 – L’héritage, ce moment dans une vie qui offre aux jaloux une arme redoutable : l’abus de pouvoir.

Dans ce conflit, Me Lafouge a choisi son camp : celui de mon frère et de ma sœur. Mais comme sa déontologie le lui interdisait, il l’a fait en cachette. En effet, ces derniers mijotaient de vendre la Mouhée, la propriété où vivait notre mère, et pour se le mettre dans la poche l’avaient discrètement assuré que cette vente passerait par lui. Cela lui laissait espérer de confortables honoraires (une centaine de milliers d’Euros). Ils m’avaient présenté comme opposé à cette vente, alors même qu’ils ne m’en avaient jamais parlé et que personne n’en savait rien. Par le fait-même je devenais un obstacle à l’enrichissement de ce notaire. Ils ont donc conspiré tous ensemble pour contourner l’obstacle.

Le complot s’est vraiment révélé raffiné. Mon frère et ma sœur ont « convaincu » ma mère (abus de faiblesse) de céder en secret une de ses parts de la SCI à la fille adoptive de mon frère, à peine majeure, et à aucun de mes quatre enfants. Cela me fait automatiquement perdre la minorité de blocage d’un tiers. Mon frère se retrouve avec un tiers plus une part et ma sœur et moi nous nous partageons ce qui reste 50/50. Nous récoltons moins de 33,33 % des parts. Ce faisant, elle cède une part d’une propriété qu’elle a en usufruit donc qui ne lui appartient pas puisque ses trois enfants sont nus-propriétaires.

Tout à l’heure j’ai souligné « adoptive » car là réside une injustice dont jamais ma mère n’aurait pu être l’auteur dans son état normal. On est en novembre 2010 et elle est déclarée incapable de défendre ses intérêts dès juin 2010 (sans que j’en sois informé, comme d’habitude !) par le médecin des tutelles chez qui mon frère l’a emmenée. Un enfant adopté a bien entendu autant de droit que les autres… mais pas plus ! Or mes quatre enfants, non adoptés et beaucoup plus proches de leur grand-mère qui les adore, l’un étant l’aîné de la branche aînée des Lespinay et portant le titre, n’ont rien reçu. Cette part d’un patrimoine issu de sept siècles d’histoire est accordée à la seule personne qui n’est pas de « sang » Lespinay ! Notre père a du se retourner dans sa tombe ! N’oubliez pas que l’hérédité dans les familles nobles exclut même les « bâtards ». ils ont pourtant 50 % du sang de leurs parents. Dans le cas de ma nièce, on est à zéro %. Jamais autant d’entorses à l’équité et à la tradition n’auraient pu être commise du vivant de notre père, ou par notre mère seulement un an auparavant quand elle avait encore toute sa tête. Mon frère a d’ailleurs toujours si bien adhéré à cette loi qu’il a adopté une fille et non un garçon. C’était tout en son honneur car, quelle que soit sa décision, personne n’aurait pu s’y opposer.

Me Lafouge, notaire de notre famille, sait tout cela, comme son prédécesseur Me Roy. Il dispose du testament holographe de notre mère écrit en 2003 puis retouché en 2008. Il est témoin qu’elle a veillé scrupuleusement à l’équité entre les trois héritiers. Au point qu’avec son époux elle a choisi mon frère comme exécuteur testamentaire pour veiller à l’équilibre de partages. Un « juriste » alors réputé pour son honnêteté, son sens de la justice et son désintérêt face à l’argent… Comme on peut se tromper !

 

II – Lafouge, notaire de « famille », enregistre la cession d’une part essentielle de notre SCI familiale, la perte de la minorité de blocage pour la moitié des associés et l’entrée d’un nouvel associé dans la SCI, sans en informer la famille !

Lafouge est parfaitement conscient de cette somme d’irrégularités. C’est même son métier de les éviter. Cependant, il enregistre officiellement la cession de cette part sans m’en parler !  Et, je présume, sans en notifier personne puisque tout le monde est au courant et d’accord sauf moi ! Il me cache ainsi à la fois la perte de ma minorité de blocage et l’arrivée d’un nouvel associé dans la SCI familiale ! Il le fait en secret évidemment pour éviter que je demande à mon tour à ma mère une part pour chacun de mes enfants, ce qui flanquerait leur magouille par terre en retrouvant une confortable minorité de blocage. Juste après cette cession ils lancent une convocation à une assemblée générale extraordinaire de notre SCI où les droits de vote auront une importance essentielle… Comme les Japonais à Pearl Harbor, cet avocat vient d’entrer en conflit avec moi et de me porter le premier coup, dans le dos, sans me déclarer la guerre. Et comme pour les Japonais ça mérite une bombe atomique ! Pour le moment, je débute avec ma plume…

Je découvre le pot aux roses le jour-même de l’assemblée générale extraordinaire de la SCI, le 8 décembre 2010, dans le feuillet de présence préparé par Lafouge. Ordre du jour : la vente de la Mouhée. Nouvel associé : la fille de mon frère, représentée par mon frère ! Trop tard pour aller voir ma mère avant le vote et implorer sa justice avec 4 parts pour mes enfants, n’est-ce pas ?

Remporter le vote ne suffisait pas pour aussi remporter la vente. Il fallait aussi vider la Mouhée de son occupante sinon elle était invendable. Dix jours auparavant, soit le 25 novembre 2010, ma mère fut une nouvelle fois « convaincue » par mon frère et ma sœur, mais cette fois-ci de quitter son foyer pour aller loger chez mon frère (nouvel abus de faiblesse). La Mouhée est ainsi libérée – juste à temps ! – de toute présence embarrassante. On va pouvoir la vendre ! L’amour d’une mère par ses enfants…

La Mouhée n’est pas la seul a être libérée de la présence de ma mère. L’assemblée de la SCI qui se tient le 8 décembre aussi. Elle a été « convaincue » de rester chez mon frère à 450 km de là… Sûrement trop fatigant comme voyage pour elle, n’est-ce pas ? N’oublions pas que 10 jours auparavant elle a déjà fait ce voyage, qui aurait pu être reporté de 15 jours et qui n’avait pas alors paru fatigant pour elle à mon frère et son épouse, ma sœur et son époux, venus à deux voitures dont un break Volvo (pour embarquer les objets volés). Absente, notre mère ne risque pas de poser la question qui fâcherait : « Prévoyez-vous de vendre ma maison avant ou après ma mort ? Car je veux pouvoir y revenir pendant les vacances. » Absente, elle ne risque pas non plus de m’entendre dire que cette vente est absolument inutile tant qu’elle est en vie car elle a tout l’argent nécessaire pour l’entretenir et que c’est un lieu merveilleux de retrouvailles familiales qui l’enchantent. Absente elle ne peut pas nous dire officiellement ce qu’elle ne cessera de répéter par la suite : qu’elle souhaite revenir chez elle. Absente, elle ne risque pas non plus de peser sur le vote avec ses 40 % de parts plus mes 20, contre les 40 % de ses deux pendards de rejetons…

Vous allez rire ! Mes trois adversaires ont tellement peur de ne pouvoir voter la vente qu’ils débarquent à l’assemblée du 8 décembre avec un marteau-pilon. Mon frère vient avec 20 % des parts plus celle de sa fille. Ma sœur avec 20 %… plus les 40 % de notre mère (comme elle est encore vivante elle en détient 40 % environ) ! Et moi, je ne viens pas du tout ! J’ai délégué à un ami ex-juge paritaire bien au courant des questions juridiques de SCI, qui a pour mission de voter pour moi en son âme et conscience, dans mon intérêt, même la vente de la Mouhée. Et il va voter la vente. Il sait que je ne peux m’y opposer car je suis ruiné (merci amis fonctionnaires corrompus !), et incapable de payer les impôts de cette belle demeure (merci politiciens incapables qui ne savez qu’augmenter indéfiniment la fiscalité pour nourrir et embaucher vos petits copains fonctionnaires !). Quoique l’aîné, je ne peux garder la dernière propriété familiale Lespinay.

La vente de la Mouhée est donc votée à… 100 % ! Toute cette conspiration du trio infernal frère-sœur-notaire pour avoir la majorité des suffrages aura dépassé leurs attentes.

Pourquoi ne suis-je pas venu en personne à cette assemblée ? Par naïveté et excès de bonté. Je ne voulais pas envenimer mes relations avec mon frère et ma sœur, déjà bien tendues. J’étais persuadé que, comme d’habitude, mon frère piquerait sa crise et partirait à ma première remarque sur ses fautes de gestion et que ma sœur suivrait par solidarité. En fait, je l’ai compris bien plus tard, jamais il ne serait parti et jamais il n’aurait piqué sa crise ! Pour la bonne raison qu’on ne m’aurait pas laissé la parole. Tout avait été soigneusement concocté. C’était tout de même la première assemblée de la SCI depuis sa création ! Pour que mon frère et ma sœur y consentent, eux qui s’y était toujours opposés jusqu’à présent, il fallait bien qu’ils aient la certitude que je serais muselé et qu’elle ne partirait pas en qu(en)ouille. De quelle façon ? En se mettant le notaire Lafouge dans la poche, pardi ! Celui-ci, investi de ses pouvoirs de « profession réglementée » et du fait que nous étions dans sa tanière, aurait su m’imposer le silence. Il m’aurait rappelé que c’était une AGE (assemblée générale extraordinaire), pas une AGO (assemblée générale ordinaire, qui se tient chaque année pour parler de la gestion de la SCI), que l’ordre du jour n’était donc pas de parler de la gestion de mon frère mais de la vente de la propriété, et que de toute façon mes propos ne seraient pas consignés dans le procès-verbal.

 

III – A la mort de ma mère, Lafouge me déclare la guerre à moi son client et multiplie les abus de pouvoir !

Ce qui est affreux dans le résultat de cette première assemblée de notre SCI c’est que ma mère vient, par sa fille ma sœur votant pour elle, de se retirer toute possibilité de revenir jamais chez elle ! Pourtant, pour la convaincre de partir, mon frère et ma sœur lui ont fait miroiter qu’elle reviendrait chaque année « au moins pour les vacances »… Et elle les a crus ! Mais, comment peut-on revenir « pour les vacances » dans une maison qui a été vendue à quelqu’un d’autre ?

Pour ne pas décourager les acheteurs, mon frère et ma sœur s’opposeront de toute façon par tous les moyens à ce qu’elle revienne ! Cette torture infligée à ma mère par la perte de son foyer convient parfaitement à Emmanuel Lafouge qui veut sa part sur la vente, mais pas à moi. Je décide donc de m’opposer à la vente aussi longtemps que notre mère vivra. Bien entendu j’en informe mon frère et ma sœur. Tant pis pour nos enrichissements personnels et mes investissements dans mon entreprise. Au détour de la conversation Lafouge commence à me demander, mine de rien, où j’en suis de ma recherche d’acquéreurs. Son ton est si bizarre que je ne réponds pas (après tout ça ne le regarde pas). Puis lui, si gentil d’habitude, me blâme de plus en plus souvent de mon inactivité pour vendre la Mouhée. Je lui demande alors pourquoi il me pose cette question avec tant d’insistance et c’est lui qui ne répond pas…  Finalement, il se met à me regarder avec agressivité en parlant de cette vente qui n’est toujours pas lancée et je comprends – enfin – que je me suis fait un ennemi de plus et qu’il en veut à mon argent ! C’était tard, oui, mais comme vous le savez à force de bouquiner mon blog (rires), les médiocres se dévoilent le plus tard possible et n’attaquent leurs ennemis que lorsqu’il a le dos tourné.

Deux ans après la réunion de la SCI, ma mère meurt (mars 2013). Mon « notaire de famille » devient « notaire de la succession » mais aussi, en secret comme toujours, notaire personnel de mon frère et ma sœur !  Suite à ma plainte du 8 mars contre lui (voir plus bas) voilà ce qu’il m’écrit le 4 avril 2014 :

Lafouge nommé notaire de la succession par Charles et Elisabeth

Or, il ne me « rappelle » rien du tout : il ne m’a jamais informé de cette nomination ! De plus il ne peut avoir été « nommé » par mon frère et ma sœur, seul un juge a ce pouvoir. Il a été choisi par eux ce qui n’a rien à voir. Et en secret comme d’habitude ! Les médiocres… Pour couronner le tout, cette phrase clame qu’il a des relations privilégiées avec une partie des héritiers, mon frère et ma sœur, ce qui lui est interdit en tant que notaire de famille et notaire de la succession. On se trouve face à un conflit d’intérêt évident : dans le cadre de la succession il peut prendre des dispositions favorables à ses deux clients occultes et contraires à mes intérêts. Et c’est justement ce qu’il va faire !

Avant la réunion en son étude pour la lecture officielle du testament de ma mère, il refuse d’abord de m’en remettre copie alors qu’il est déjà entre les mains de mon frère et de ma sœur (qui l’ont écrit !). Ceci m’oblige à chercher mon propre notaire, qui l’obtient. En le lisant je constate qu’il n’est plus du tout la continuation des testaments précédents et qu’il a été en fait totalement dicté à ma mère par mon frère et ma sœur pour cacher leurs vols des biens qui m’étaient destinés et choisir les meubles qu’ils veulent.

 

IV – Je refuse le testament de ma mère mais Lafouge refuse de dresser un « procès verbal de difficulté » pour que mon frère, ma sœur et lui ne se retrouvent pas au tribunal !

Le 4 juin 2013, c’est le jour de la lecture du testament  dans l’étude de Lafouge. Mon avocat, mon notaire et moi poireautons 20 mn dans la salle d’attente. Quand nous pénétrons enfin dans son bureau, mon frère et ma sœur y sont déjà depuis on ne sait combien de temps ! Les trois complices ont déjà eu leur réunion avant notre arrivée ! Je demande à Lafouge comment il se fait qu’il recevait mon frère et ma sœur pendant que nous attendions pour la lecture du testament. Il me répond crânement « nous avions des choses à nous dire » ! Mais pas « je suis leur conseil et pas le vôtre, c’est normal que je les reçoive en dehors de votre présence » si bien que la situation n’est pas encore clarifiée. C’est effrayant le culot de ces « professions réglementées » qui se croient à l’abri de toute poursuite en justice. Quant à mon notaire et mon avocat ils ne disent pas un mot ! Jamais au cours de cette réunion comme de celles qui suivront chez Lafouge ils ne réagiront à ses truandages ! Ca ne valait vraiment pas le coup de les emmener avec moi pour veiller à la régularité des procédures.

Une fois la lecture du testament faite par Lafouge, je le refuse ! J’explique qu’il a été dicté à ma mère par abus de faiblesse, ce qui se voit facilement à son écriture chancelante, à son contenu ridicule et en comparant avec la version précédente, fermement écrite, bourrée de détails et d’objets qui ont disparu par la suite. Dont des diamants qui m’étaient destinés. Je ne me souviens pas que mon frère et ma sœur aient protesté… Je fais enregistrer par Lafouge dans son PV tous les abus de faiblesse commis contre ma mère par mon frère et ma sœur, les fautes de gestion de mon frère en tant que gérant de la SCI et les abus de mon frère et ma sœur contre moi. Il y a sept pages ! En dépit de la résistance de mes deux confraternels ennemis, Lafouge accepte de bonne grâce de tout consigner, ce qui me met la puce à l’oreille. Pourquoi tant de docilité ? Comme souvent, je ne découvrirai le pot aux roses que plus tard. Il me donne satisfaction en évitant ainsi de rédiger le « procès-verbal de difficulté », obligatoire quand un héritier refuse le testament. Ce PV, fréquent en cas de succession, entraîne immédiatement une procédure judiciaire pour permettre à un juge de débloquer la succession, contrairement au procès-verbal normal. Un juge statuerait sur la falsification du  testament, les vols d’argenterie, de meubles, de bijoux, les abus de faiblesse, la part de SCI de ma mère donnée à la fille de mon frère, l’enlèvement et la séquestration de ma mère par ses deux enfants, etc. etc. ! Or, c’est justement ce que veut éviter Lafouge et justement ce que je cherche à obtenir ! Là encore, mon notaire ne dit rien et mon  avocat, qui dit avoir été notaire il y a bien longtemps, non plus ! Si bien que nous repartons sans PV de difficulté. A ce jour (29 octobre 2014), grâce à ce subterfuge de Lafouge et l’inaction de mes « conseils », je n’ai pu encore lancer aucune procédure contre la falsification du testament. Mais ça va venir…

Au cours de la réunion, mon frère remet à Lafouge la clé de la demeure de notre mère désormais inoccupée, demeure dont il a condamné toutes les portes pour que je ne puisse y pénétrer ! Or, elle m’appartient au même titre qu’à mon frère et ma sœur, en indivision. De plus j’habite sur place et il faut bien quelqu’un pour l’entretenir et veiller sur son état. Lafouge empoche la clé et refuse de me la donner ou de m’en faire copie ! Tout cela devant mon avocat et mon notaire, qui ne mouftent pas ! A quoi servent ces professions réglementées qui n’osent jamais contester les décisions de leurs collègues ? Je découvrirai plus tard l’importance de cette clé pour mes trois ennemis : le château a été condamné pour que je ne puisse constater les vols qui y ont été commis ! L’attitude de Lafouge dans ce recel de clé est étrange. Il n’a aucun intérêt à me heurter de front devant témoins en bloquant l’accès d’une maison qui m’appartient et située dans la propriété où je vis. Mais… peut-être a-t-il déjà reçu de mes frère et sœur des cadeaux prélevés sur les bijoux, argenterie, meubles, bibelots, diamants, tableaux qu’ils ont volés dans le château et qu’il ne veut pas que je m’en aperçoive ?

 

V – Ma plainte pour corruption et escroquerie contre Lafouge : acceptée par le procureur, il est entendu par la gendarmerie !

Lafouge, désormais incontournable comme notaire de la succession mâtiné de notaire exclusif de mon frère et ma sœur, commence à m’emm… sévère ! Il commence par refuser de payer les frais d’obsèques avec l’argent de la famille sur ses comptes, sans la moindre explication. Ensuite il ne m’écrit jamais, n’écrit pas à mon notaire et ne répond pas non plus à ses courriers et à ses mails. Si bien que rien n’avance. C’est moi, habitant sur place, qui doit subir les relances des pompes funèbres. J’ai trop honte de voir dans quel état se trouve la réputation de notre famille ! Elle qui était au-dessus de tous reproches en Vendée jusqu’à la mort de mon père.

Le 27 juillet 2013, exaspéré de le voir œuvrer contre moi et dans l’intérêt de mon frère et ma sœur, je lui adresse un mail avec en copie mon notaire, mon frère et ma sœur :

 » Je vous rappelle par ailleurs que vous n’êtes pas le notaire de mon frère et de ma sœur et que je ne suis pas votre adversaire, vous êtes le notaire de la succession c’est à dire de nous trois. Je constate que vous traînez les pieds pour l’ensemble de mes demandes et me cachez des informations pour soutenir mon frère et ma sœur. Citons entre autres le fameux bail de [un de nos locataires] qui lui donne droit à occuper deux maison simultanément, dont je ne peux avoir copie. Citons l’absence de PV de difficulté. Citons votre absence de réaction aux vols commis à la Mouhée par Charles et Élisabeth ! Citons votre inaction face à leurs engagements non tenus : restitution de la clé de la Mouhée, démission de Charles comme gérant, restitution de l’argenterie et les meubles pris à la Mouhée “pour équiper la chambre de Maman”. Avant le décès de ma mère déjà, votre attitude partisane et agressive envers moi m’avait indisposée. Vous me poussiez à vendre la Mouhée contre mon gré et sans avancer de raison. Vous refusiez de chercher une solution financière qui résoudrait l’appétit d’argent d’Élisabeth et éteindrait notre conflit familial. D’où mon choix de mon propre notaire.

Me Lafouge, vous agissez en complice de Charles et Élisabeth. C’est aussi le sentiment de mon avocat. Si vous ne rectifiez pas le tir, nous serons contraints de vous faire révoquer par voie de justice. »

Pas de réponse ! Il faudra attendre son courrier biaisé du 4 avril 2014 (voir extrait plus haut) pour comprendre qu’il est devenu le notaire particulier de mes deux adversaires.

Le 30 août, j’écris au président des notaires de la Roche sur Yon, Olivier Denis, pour lui demander la révocation de Lafouge comme notaire de la succession, mettant en avant le conflit d’intérêt qu’il a créé en étant mon notaire de la succession toute en étant le notaire défendant exclusivement les intérêts de mon frère et de ma sœur. Je lui liste toutes les irrégularités qu’il a commises, que je vais d’ailleurs vous décrire ci-dessous. Il me répond le 23 septembre pour donner entièrement raison à Lafouge ! Il va même jusqu’à assurer : « Maître Lafouge a été chargé du règlement de la succession par vos frère et sœur (…) Quant à lui il représente toujours les intérêts de votre frère et votre sœur ». Cet honnête « juriste » ne voit aucun conflit d’intérêt dans ce qu’il vient de déclarer, rien de mal dans les irrégularités que je lui décris, pas d’objection au fait que je n’ai jamais été avisé de la nouvelle fonction de Lafouge auprès de mon frère et ma sœur ce qui permettait à Lafouge de m’escroquer.

Olivier Denis ajoute : « votre frère et votre sœur, représentant les 2/3 de l’indivision, ont tout pouvoir pour décider des actes d’administration à prendre dans le cadre du règlement de la succession« . C’est faux ! Voilà ce que dit la loi : « L’unanimité est obligatoire pour les actes les plus importants concernant les biens indivis« . Quant aux actes moins importants : « Les décisions prises à la majorité des 2/3 doivent être communiquées aux autres indivisaires. À défaut, les décisions prises leur sont inopposables (c’est à dire juridiquement nulles) ». Or, je ne suis jamais informé de rien. Quant à la majorité des 2/3, elle ne tient que par le don d’une part à ma nièce extorqué à ma mère par abus de faiblesse.

Le 8 mars 2014 je dépose plainte contre lui pour corruption. Le gendarme qui m’écoute me dit que pour qu’une plainte contre un notaire soit recevable elle doit avoir l’aval du procureur ! Eh oui, la profession est « réglementée » donc protégée des citoyens lambdas ! Nous, nous n’avons pas ce droit ! Quand j’apprends que le procureur accepte la plainte, j’écris à Lafouge (2 avril 2014) pour qu’il puisse présenter sa défense. « Je vous informe que je viens de déposer plainte contre vous pour corruption. Vous serez donc prochainement convoqué par la gendarmerie de Chantonnay. » Je le fais par « déontologie » (le terme tant prisé des corrompus comme Lafouge) parce que je ne suis pas de ceux qui agissent contre les autres en secret.

Plainte JP contre Lafouge (extrait)

Extrait de ma plainte pour corruption et escroquerie contre Emmanuel Lafouge

VI- Liste des escroqueries d’Emmanuel Lafouge : la corruption ordinaire d’un petit notaire de province… 

  1. Lors de l’AGE de notre SCI du 12 septembre en son étude, Me Lafouge prétend soudain avoir un bail pour notre locataire Stéphane xxx alors qu’il prétendait auparavant de pas en avoir connaissance. Il refuse de nous le montrer et surtout il refuse de nous dire quand il l’a reçu ! De même il refuse de me transmettre l’état des lieux de départ de ce locataire et d’arrivée dans son nouveau logement (les deux appartenant à la famille donc à moi en indivision). A ce jour (29 octobre 2014) je n’ai toujours pas connaissance de son bail ni des états des lieux.
  2. Avant la réunion de lecture du testament en son étude, Lafouge refuse de me donner copie du testament de ma mère pour que je vérifie s’il a été falsifié ou non, alors qu’il est déjà entre les mains de mon frère et de ma sœur.
  3. Me Lafouge ne transmet pas le PV de succession à mon avocat Me Foucher pourtant présent lors de la lecture du testament de ma mère et cosignataire du procès-verbal, en dépit de sa demande.
  4. Refus de payer les obsèques pendant un an en dépit de mes relances !
  5. Refus de rédiger un PV de difficulté bien que j’aie refusé le testament, accusant mon frère et ma sœur de l’avoir rédigé eux-mêmes pour cacher leurs vols.
  6. En mars 2013 Lafouge reçoit la démission de mon frère de la gérance et mon notaire lui demande de confirmer. Il ne répond pas et ne prend aucune initiative pour assurer la nomination d’un nouveau gérant et la survie de notre SCI (d’où ma décision d’organiser moi-même une AGE pour le 29 août 2013).
  7. au courant de cette assemblée de notre SCI du 29 août 2013 chez mon notaire (puisque mon frère gérant refuse d’en convoquer une depuis 1999 !), Lafouge organise carrément une assemblée parallèle dans son étude quinze jours plus tard, le 12 septembre, sans consulter mon notaire ni moi-même. Il le fait pour pouvoir protéger ses deux complices mon frère et ma sœur en falsifiant le PV à sa convenance. Mon frère et ma sœur ne viennent pas à l’assemblée chez mon notaire et bien entendu sont présents à celle de leur notaire ripou.
  8. Quand je l’informe des vols commis dans la demeure de ma mère par mon frère et ma sœur, suivie de ma plainte contre eux, Lafouge se tait et ne leur réclame pas le retour des biens.
  9. il ne me donne aucune information sur sa gestion de l’argent de notre famille en sa possession (loyers, fermages, ventes de bois, chasse), refuse de répondre à ma demande de réparations dans la propriété. Deux murs se sont écroulés en partie en 2012 menaçant les toits à côté. Ils ne sont toujours pas réparés aujourd’hui !
  10. le jour de la lecture du testament de ma mère, Me Lafouge reçoit de mon frère la clé de la maison dont nous héritons que celui-ci séquestrait depuis un an pour m’en interdire l’accès. Il refuse de me la remettre ou d’en remettre copie devant mon notaire et mon avocat, afin que je ne puisse toujours pas y pénétrer.
  11. Intrigué, j’ai fini par y entrer de force et j’ai alors découvert que des meubles, l’argenterie, des couverts aux armes de la famille, tous les bibelots précieux, des tableaux de famille, avaient été dérobés par mon frère et ma sœur, les clients de Lafouge. Voilà pourquoi je ne devais pas entrer dans les lieux. J’en ai immédiatement informé Me Lafouge. Pas de réponse !
  12. A la suite de la lecture du testament, je lui souligne que des diamants qui m’étaient destinés dans le testament de ma mère ont disparu, très probablement dérobés par mon frère et ma sœur. Il ne réagit pas et n’en demande pas la restitution.
  13. Il me cache qu’il est devenu le « conseil » de mon frère et ma sœur, alors que je le crois toujours mon notaire de famille et le notaire de la succession. Lors de la réunion pour la lecture du testament de ma mère, il reçoit auparavant en privé dans son bureau mon frère et ma sœur, nous laissant mon notaire, mon avocat et moi dans l’ignorance de ce qu’ils ont pu se dire.
  14. il ne répond pas à mon mail (mon frère, ma sœur et mon notaire étant pourtant en copie) dans lequel je lui déclare qu’il y a conflit d’intérêts dans l’exercice de ses fonctions puisqu’il est à la fois mon notaire de famille, le notaire de la succession et le conseil exclusif de mon frère et de ma sœur qui sont mes adversaires. Je l’accuse de les favoriser sans cesse par des manœuvres irrégulières. Il ne répond pas. Ce qui lui permet de continuer.
  15. il ne communique pas à mon frère qu’il a commis tant de fautes de gestion en tant que gérant de la SCI dans la propriété qu’elle se dévalorise et qu’il devrait démissionner et me laisser faire vu ma réussite comme gérant avant lui. Il fait silence sur le fait que les locataires sont si mécontents de sa gestion qu’ils ne paient pas leurs loyers ou partent ! Tout cela réduit drastiquement notre trésorerie et nous empêche de financer la modernisation des bâtiments et des logements. Il ne réagit pas non plus au fait que mon frère a modifié le bail d’un locataire, divisant son loyer par deux pour ne pas réparer son électricité défaillante, ce que la trésorerie permettait pourtant largement. Du coup, le locataire n’a pu se chauffer 3 hivers de suite !
  16. il prétend ne pas avoir de bail ni d’états des lieux pour un de nos locataires dont il perçoit les loyers, qui vient de déménager d’un logement de notre SCI à un autre logement de notre SCI ! Lafouge a donc enregistré le changement d’adresse et repris l’encaissement des loyers en toute illégalité.
  17. Me Lafouge refuse de réagir à la comptabilité trafiquée de mon frère Charles en tant que tuteur de notre mère. Les comptes montrent pourtant que l’argent de notre mère placé chez ce notaire a été détourné pour rénover la maison de mon frère (pose de fenêtres double vitrage, installation de cloisons…), pour ses voyages, pour payer son avocat, plus 10 000 € de dépenses qu’il se refuse à justifier.
  18. Il ne reporte pas dans son compte rendu de l’AGE de sept 2013 le 1er point inscrit à l’ordre du jour et accepté de tous : « mandat donné à un notaire d’estimer la Mouhée en la répartissant par lots pour sortir de la SCI ». Je le relance plusieurs fois pour cette visite et il ne répond pas. Du coup, elle n’aura lieu que le 19 sept 2014 suite à mes pressions répétées, soit un an plus tard !
  19. Le 30 juin 2012, mon frère adresse aux trois locataires qui sont mes voisins une lettre « modifiant officiellement leurs baux », en recommandé avec accusé de réception, tampon de la mairie, copie au notaire Lafouge. Cette lettre les exhorte à s’installer dans ma cour privée, d’y recevoir leurs amis et garer leurs voitures ! Il signe « tuteur » et non « gérant de la SCI » (qu’il est aussi) alors qu’il prétend effectuer une modification des baux de la SCI. Lafouge me confirme qu’il a reçu ce recommandé, que ce courrier ne peut modifier les baux qui demeurent inchangés mais n’en avise personne ! Ci-dessous cette lettre, un monument de folie et d’arbitraire !

Lettre Charles aux locataires

 

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