I – Un courrier ouvert avant d’être délivré…

Fidèle au rôle de lanceur d’alertes de ce blog, je me devais de signaler cette corruption supplémentaire d’une administration : la Poste française, qui protège ses employés violant notre vie privée contre ses clients ! C’est vraiment la France asservie par la caste des fonctionnaires.

Jeudi 22 septembre 2016, je reçois un courrier personnel d’un ami. Il est évidemment personnel car l’adresse a été écrite en bleu à la main. Je découvre que le dos de l’enveloppe a été soigneusement découpé au cutter pour que cela reste invisible, en bas, et de façon à ne pas couper la lettre qui est derrière. Voyez le photo ci-dessous. Vous constaterez que c’est un travail manuel, l’ouvrage soigneux d’un « pro ». Il s’agit de quelqu’un qui a visiblement l’habitude de violer les courriers privés, qui sait que cela risque d’être vu mais s’en fiche car il n’en est jamais puni. L’ouvre-t-il par pure curiosité, pour y chercher de l’argent ou des propos  compromettants à communiquer à des personnes ou une mafia mal intentionnée ? Je ne le saurai probablement jamais puisque la Poste auprès de laquelle j’ai décrit l’intrusion m’a répondu deux fois, par écrit, par une fin de non recevoir…

enveloppe-decoupee-manuellement

II – Deux vaines tentatives pour faire ouvrir une enquête

Le jour-même, je téléphone au 36 31, le service consommateur de la Poste, pour relater ma triste expérience. L’opératrice, tout à fait honnête, ennuyée et compatissante, s’excuse de la part de la Poste « pour cette atteinte à votre vie privée ». Elle m’informe qu’elle va faire remonter aux services concernés et que je vais recevoir une réponse par courrier sous quatre jours.

Connaissant l’administration française, je m’attends à aucune suite. Au mieux j’imagine un courrier  du genre : « désolé, nous enquêtons et vous tiendrons au courant ». Mais, pour dire vrai, je m’en fiche. Il me suffit de savoir que l’employé indélicat sera inquiété par sa hiérarchie, se rendra compte qu’il est tombé sur un os et pas sur un dégonflé comme d’habitude et que cela lui ôtera l’envie de recommencer.

7 jours plus tard je reçois une réponse (voyez ci-dessous). C’est la prose d’un fat si sot qu’il se croit capable de clouer le bec des clients en travestissant « habilement » les faits qu’on lui a relatés. En substance, le courrier est parvenu « détérioré » et non pas « ouvert frauduleusement ». « La Poste se mobilise pour réaliser le niveau de performance attendus par ses clients », « l’incident est certes anormal mais tellement rare ! » Et le clou : « nous faisons tout pour améliorer le réglage de nos machines ». Ça y est, plus d’employé indélicat. C’est la machine !

Réponse 1 la Poste.jpg

La mauvaise foi du service consommateur de la Poste éclate sans contestation possible par l’absence totale de demande de contrôle de l’état de l’enveloppe, qui permettrait d’améliorer le « réglages des machines »… ou de constater qu’aucune machine ne peut faire ça ! Le facteur pourrait demander à la voir ou mon interlocuteur du service consommateur aurait pu me demander la photo du verso de l’enveloppe. Mais pas question. Cela mènerait immédiatement à soupçonner l’employé qui a perpétré l’acte malhonnête ! A la Poste comme dans toutes administrations, tous unis contre le client !

Furieux de voir qu’on me prend pour une brêle, moi qui étais prêt à laisser tomber, le 29 septembre je reprends mon téléphone et joins le 36 31. J’informe l’opératrice que faute d’enquête sérieuse de la Poste je serai contraint de porter plainte. Elle comprend parfaitement et me dit que je vais avoir une réponse sous 4 jours… Le 10 octobre, soit 11 jours plus tard et non 4 jours comme l’impose le règlement de la Poste, je reçois enfin la réponse. Vu le temps passé à y réfléchir on pourrait penser que ce courrier  a été mûrement pesé. Et bien c’est le cas !

III – Les excuses pitoyables de la Poste pour ne pas poursuivre un employé indélicat

Romuald Loizeau, « Responsable de l’Instance Recours » de la Poste (responsable, mon œil !) a trouvé la parade pour ne pas avoir à enquêter et sanctionner le fonctionnaire indélicat : d’abord, il persiste à ne pas demander à voir l’enveloppe pour ne pas avoir à comprendre qu’elle a été ouverte manuellement au cutter et non détériorée par une machine, ensuite il met en avant « l’absence de suivi » de ma lettre qui ne lui permet pas de déterminer où elle a été « détériorée ou n’a pas été distribuée ». Un bel amalgame pour ne jamais dire « pour déterminer si elle a été ouverte ou non par les mains indélicates d’un employé de la Poste ». En fait, il sait quel « service est concerné » puisqu’il l’avoue dans son dernier paragraphe : « vos observations sont analysées et signalées au service concerné » !

Réponse 2 la Poste.jpg

C’est ainsi que le client est renvoyé se faire cuire un œuf pour protéger un petit salaud, lequel pourra continuer à ouvrir nos lettres intimes « puisqu’il n’y a pas de dispositif de suivi » à la Poste pour protéger notre correspondance ! J’en doute fort, bien entendu, le processus étant fortement automatisé et les lieux où quelqu’un peut prendre son temps à repérer une enveloppe, à la découper puis à la lire étant sûrement restreints.

D’ailleurs, dixit un de mes lecteurs, quand il y a un incident machine,  la Poste appose sur l’enveloppe un collant « La Poste » sur la déchirure pour la refermer ! On en est loin.

On comprendra pourquoi nous communiquons de plus en plus par mails…

Pour mettre toutes les chances de mon côté dans cette lutte contre ces administrations qui nous bouffent jusqu’à l’os, j’ai également porté plainte auprès de la gendarmerie ! Sans illusion bien sûr. Les juges sont fonctionnaires…

Vivement les élections et l’arrivée du Front National pour qu’on détruise ce système mafieux et cette corruption ! (Rêvons…)

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