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I – PETITE PIQÛRE DE RAPPEL…

Mon blog, je le rappelle pour qui arriverait sur cet article sans avoir consulté le sommaire, c’est le parcours d’un chercheur et chef d’entreprise du privé en butte à la corruption quotidienne des administrations en France. Dès mon premier article « 1986 – 1ère surprise : pour la recherche universitaire française, la recherche privée est une ennemie qu’il faut abattre » le ton est donné : ayant fait une découverte scientifique financée par mes propres deniers, je deviens immédiatement un « concurrent » des chercheurs universitaires bien que leur rôle soit d’être mes partenaires.

Mais, si vous croyez avoir affaire seulement à la bêtise humaine, vous vous trompez gravement.  Ces gens-là sont DANGEREUX ! Sans le savoir, vous avez mis le pied dans une fourmilière de fonc(tor)tionnaires qui ont tout le temps de conspirer contre vous, utilisant l’appareil de l’Etat pour vous nuire jusque dans votre vie privée. Pour eux, irresponsables, c’est une forme de sport jubilatoire contre un pauvre type qui les humilie mais pour vous, seul contre tous et sans défense, à force d’années de persécutions, cela peut vous conduire au suicide…

Si vous croyez que j’exagère, voilà un bref résumé de ce que vous pourriez subir dès que, par votre intelligence, vous faites de l’ombre aux chercheurs universitaires. Voilà comment ça se passe. Sans que la moindre déclaration de guerre ne vous ait été signifiée, vous vous retrouvez :

  1. interdit des subventions, financements et promotion pour la recherche pourtant dédiés au privé (Voyez cette page)
  2. interdit des colloques scientifiques qui vous feraient connaître
  3. interdit de parution dans les médias officiels qui vous feraient connaître à l’étranger (lesquels ne présentent que la science officielle, c’est-à-dire celle des universitaires)
  4. interdit de crédit impôt recherche (le fisc vous reprend même brutalement celui qu’on vous a versé pour couler votre société, causant votre dépôt de bilan)
  5. le fisc fait hypothèque secrète sur votre maison (voyez cette page) si bien que lorsque vous la vendez pour payer vos créances générées par les agressions étatiques, nourrir votre famille avec 4 enfants et faire vivre votre société, il ne vous reste plus rien (imaginez le drame : plus de maison, plus d’argent, plus de salaire –> dépôt de bilan !)
  6. votre société étant devenue difficile à couler car elle est soutenue par des investisseurs connus, le président du tribunal de commerce de Nantes crée – « sur commande d’un puissant » – un faux dossier à charge contre vous avec quelques complices fonctionnaires qui vous accuse de vous être enrichi frauduleusement (voyez cette page) puis vous condamne à l’interdiction de gérer pour 10 ans (voyez cette page– deux fois plus que Tapie ! – causant un troisième dépôt de bilan. La corruption des juges français n’étant pas un vain mot, ce faux dossier grossier est confirmé en appel puis en cassation sans jamais chercher à démontrer la faute de gestion !
  7. si vous allez en justice pour récupérer vos biens et vos droits, vous êtes condamné par les juges au maximum possible, si bien que vous vous retrouvez ruiné, en surendettement et que votre femme, lassée, demande le divorce.
  8. Vous vous retrouvez expulsé de votre domicile et vos plaintes pour forfaiture auprès du procureur de la république contre un des juges qui ont commis ce forfait en falsifiant les faits restent lettre morte (voyez cette page).
  9. quoique ruiné, chômeur et divorcé, le fisc vous envoie les huissiers pour percevoir 30 000 € d’intérêts de retard sur un crédit d’impôt recherche qu’il n’a pas versé (voyez cette page
  10. vous subissez quelques taquineries amusantes destinées à pimenter votre existence :
    • Cofidis, organisme de crédit bien connu, verse anonymement 2 300 € sur votre compte en découvert… que le fisc vient prélever aussitôt ! Vous voilà dans l’incapacité de rembourser, en crédit interdit car vous avez un dossier de surendettement, et condamné par la justice à rembourser l’intégralité de la somme, Cofidis étant condamné à payer… 500 € ! Voyez cette page.
    • si vous portez plainte contre un escroc avéré, le juge lit un livre devant toute l’assistance pendant que vous présentez votre défense pour bien montrer qu’il n’en a rien à cirer puis vous condamne, vous ! L’escroc est légitimé dans ses crimes. Voyez cette page
    • Votre nom est mis à l’index dans Wikipédia : effacement systématique dans cette encyclopédie de toutes les mentions de votre nom, de vos recherches, de vos inventions, de votre entreprise, de vos publications, de votre existence même ! Voyez cette page
    • Un juge donne en secret la tutelle de votre propre mère à votre pire ennemi : voyez cette page.
    • Un organisme d’Etat subventionnant la recherche des PME (ANVAR) vous dit qu’il vous accorde une subvention si vous embauchez un directeur de recherche et vous la refuse quand vous l’avez fait. Voyez cette page.
    • l’association professionnelle à laquelle vous cotisez et qui défend vos intérêts adresse deux courriers officiels à la revue Science et Vie dans laquelle vous venez de publier un article et réclame son retrait en vous accusant d’être un charlatan ! (AFIA, voyez cette page). 

Et ceci n’est qu’un extrait de ce que j’ai subi ! Avouez que c’est drôle. Les fonctionnaires n’ont décidément qu’une seule vraie compétence : f… la m… !

II – 30 ANS PLUS TARD… PAS DE CHANGEMENT !

Ces agressions interminables, commencées en 1987, durent toujours aujourd’hui (avril 2017) ! Et rien ne laisse espérer un changement. « L’association professionnelle à laquelle vous cotisez et qui défend vos intérêts » dont je parle plus haut, à savoir l’AFIA, en est le plus éclatant exemple. Elle représente la totalité des grands organismes de recherche d’Etat : CEA, CNRS, INRIA, IRI, IMAG, etc.

De temps en temps, je constate que son équipe dirigeante a changé, je me dis qu’ils m’ont oublié. Je leur adresse un timide mail pour présenter à nouveau mon entreprise et ma technologie IA pour voir avec eux quelles sont les synergies possibles. Peine perdue, on ne me répond pas. D’ailleurs, on ne m’autorise aucune publication ni aucune intervention dans un colloque, on ne cite ni mes recherches, ni mes découvertes, ni mes théories, ni mes installations en clientèle ni mes récompenses à l’étranger.

Ma technologie IA, la seule qui marche aujourd’hui, française de surcroît, est superbement ignorée depuis 1987. Mais l’AFIA continue crânement chaque année à me réclamer ma cotisation…

Prix awards.ai 2017

Prix 2017 awards.ai

awards.ai 2017 for 'AI achievement'

Le prix américain que je viens de recevoir, récompensant ma société Tree Logic

« Pour le fun » comme on dit chez les mecs branchés, voilà les noms des universitaires qui m’ont écrit en tant qu’AFIA sans jamais s’intéresser à mes travaux en IA :

  • Yves Demazeau (president@afia.asso.fr)
  • Lorène Allano (lorene.allano@cea.fr)
  • Marie Carol Lopes (Marie-Carol.Lopes@inria.fr
  • Jeremy Mary (qui me remercie en juin 2005 de mon chèque d’adhésion à l’AFIA
  • Michèle Sebag (Présidente de l’AFIA) 01.69.15.66.26
  • Olivier Teytaud, Teytaud@lri.fr
  • Eunika Mercier-Laurent (eml@wanadoo.fr)
  • Jean-Claude Rault (raultje@wanadoo.fr)
  • Gerald Petitjean (gpj@axlog.fr)
  • Carole Adam (IMAG) (carole.adam@imag.fr)
  • Sylvie Briquet-Martin, AFIS (info@afis.fr,)
  • Boissier (secrétaire AFIA)
  • Marc Schoenauer@inria.fr (marc.schoenauer@inria.fr).

Vous pouvez leur dire de ma part tout le bien que je pense des pseudos chercheurs du public qui cachent au même public les inventions intéressantes faites par les autres. Peut-être à vous ils répondront…

III – YVES DEMAZEAU, FUTUR PRÉSIDENT DE L’AFIA, AVOUE ETRE MOINS COMPÉTENT QUE MOI EN IA MAIS M’INTERDIT DE PUBLIER (2008) !

Voici la liste de mes contacts avec l’AFIA :

1991 – J’écris dans Science et Vie un article de 16 pages sur l’état de l’art en IA : « Du zéro pointé au Zéro Plus« . A peine paru, l’AFIA et l’INRIA adressent deux courriers officiels sanglants à la revue lui demandant de tout effacer. Le premier est signé d’Odile Paliès, la co-développeuse de Pandora, le système expert génial qui m’a inspiré ! Elle parle de « pseudo-discours scientifique » et clame : « Oui, Monsieur de Lespinay, les chercheurs se désintéressent des systèmes comme Pandora et les qualifient à juste titre, de dépassés » ! L’Afia reproche à Science et Vie la « bien piètre image » qu’elle donne de l’IA et m’insulte carrément en me traitant de charlatan. Voyez cette page de mon blog.

2005 – Je demande à l’AFIA d’être destinataire des appels d’offres « Intelligence Artificielle ». Olivier Teytaud me répond que ne sachant pas ce qu’est l’IA il ne voit pas bien où caser mon offre… En 2005 l’AFIA avoue donc ne pas savoir ce qu’est son fonds de commerce et ne rien pouvoir faire pour moi ! Voyez cette page de mon blog :

2006 – C’est l’année à marquer d’une pierre, celle où Mme Eunika (Dieu que j’aime ce prénom !) Mercier Laurent, membre éminent de l’AFIA, m’explique « amicalement » pourquoi son association – qui est aussi la mienne – ne peut me soutenir :

Bonjour,
Je connais bien votre parcours IA.
Cette journée est consacrée à la recherche. L’objectif est de faire connaitre nos recherches en IA à nos politiques, decideurs des subventions pour la recherche
et la enfin presse qui semble etre arretée sur les recherches des années 80
Il y aura plus tard (l’année prochaine) une journée industrielle, alors les organisateurs feront certainement appel à vous.
Amicalement
Eunika

Petite analyse :

  • «  Cette journée est consacrée à la recherche » signifie clairement que, quoiqu’elle « connaisse bien mon parcours IA » elle juge que je ne peux y être convié. Selon elle, donc selon l’AFIA, moi qui ai derrière moi 20 ans de recherche et de découvertes en IA récompensées par des prix, je ne fais pas de recherche.
  • «  L’objectif est de faire connaitre nos recherches en IA à nos politiques, decideurs des subventions pour la recherche » : « nos » recherches… signifie pas les miennes. On n’est pas du même monde. Les universitaires fonctionnaires ont le droit d’organiser des congrès avec mon pognon de contribuable pour solliciter pour eux l’argent du contribuable et des sponsors destiné à la recherche dans mon domaine, mais pas moi.
  • « la presse qui semble être arrêtée sur les recherches des années 80″ Ca, c’est très drôle ! Elle parle là de mes recherches, qui se sont inspirées des résultats universitaires géniaux des années 1980. Par la suite, les membres de l’AFIA n’ont cessé de faire des pseudos recherches sur des théories fumeuses sans le moindre avenir qui ont mené cette association au bout de l’absurde : en 2005 elle avoue ne plus savoir ce qu’est l’IA !!! (voyez cette page). Même l’inventeur de l’IA géniale des années 1980, Jean-Louis Laurière, se faisait hara-kiri en décidant de la cacher au monde, tout occupé à tenter de faire compliqué : Jean-Louis Laurière, l’homme qui voulait qu’on ignore son invention. Mes recherches issues des « années 80 » ont passionné la presse : voyez ces articles. Cela pour une excellente raison : ce sont les seules qui marchaient et tournaient en entreprises.
  • « Il y aura plus tard (l’année prochaine) une journée industrielle, alors les organisateurs feront certainement appel à vous. » Voilà ma place selon l’AFIA : relégué parmi les industriels, des clients de l’AFIA. Ce sont ceux qui viennent solliciter humblement les lumières de nos universitaires en intelligence artificielle, alors qu’ils avouent eux-mêmes ignorer ce que c’est !

2008 – Je tente cette année-là de proposer un article sur l’IA à une revue universitaire qui vient de faire un « appel à publications », sans savoir qu’elle dépend de l’AFIA… C’est un massacre ! L’un des membres du jury, Laurent Vercouter, trouve pourtant mes découvertes intéressantes. Hélas, un autre, un inculte, un imbécile fini qui n’a jamais rien produit en IA et ne sait probablement même pas ce que c’est (comme les autres), Yves Demazeau, fait obstruction. Il oppose son veto absolu à la publication de mon exposé : « article définitivement peu utile, inacceptable, sans apport nouveau, insuffisant, à rejeter » ! Vercouter s’efface…

Si je le traite d’inculte, ce n’est pas à la légère. En effet, comme je proteste devant son appréciation pour le moins sommaire de mon travail, ce chercheur issu des plus hautes sphères de l’Education Nationale commet ce mail (extrait) :

« Le reste de vos propos est déplacé par rapport à notre rôle d’éditeurs du numéro spécial. De chercheur à chercheur, et sans craindre un ennemi de plus, ils restent susceptibles pour moi de faire l’objet d’une discussion ou d’une correspondance privée si les sujets que vous évoquez l’étaient sans amertume ni aggressivité, et si je me sentais au niveau de pouvoir vous répondre de manière constructive pour faire avancer la recherche et la façon dont je l’exerce. Mais ce n’est pas le cas. »

Ça, c’est de la langue françoise ! Par ailleurs, vous noterez que dans sa deuxième phrase à la Proust, qui est aussi l’avant-dernière, il avoue ne pas être de mon niveau en IA pour pouvoir discuter avec moi. Par contre, il a le pouvoir de m’empêcher de publier pour « apport inutile et insuffisant » ! Il se trouve que cet imbécile fini a été promu président de l’AFIA en 2017 ! Comme quoi il y a vraiment pénurie de candidats dans cette association !

Et on dit qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois…

2011 – Le 23 décembre 2011, je paie ma cotisation 2012 à l’AFIA. Plus de nouvelles de leur part jusqu’au 15 mars 2012, date à laquelle ils me demandent de renouveler ma cotisation pour 2012 ! Demande répétée le 16 avril 2012, puis le 15 mai 2012, puis le 18 juin, puis le 16 juillet, puis le 16 août, puis le 18 septembre !!! Rien d’autre à me dire… L’AFIA ne sait pas ce qu’est l’IA mais par contre elle sait ce qu’est le pognon ! Aucun mail ne m’invite à me présenter, à décrire ma R&D ou mon business, et cela jusqu’à aujourd’hui (avril 2017).

2017 – 16 mars : Yves Demazeau, devenu sensationnel président de l’AFIA, m’adresse un mail pour m’inviter personnellement à assister à « la présentation du rapport de la stratégie #FranceIA« . Je lui écris par retour :

Monsieur Demazeau, 

Vous vous souvenez surement de moi puisque vous avez été contraint de refuser mon article dans la Revue IA sur mes découvertes en IA raisonnante il y a environ dix ans. Comment voulez-vous que je cotise à l’Afia et porte le moindre crédit à une “stratégie française en l’IA” alors que votre association fait tout pour tuer la “concurrence” privée, au mépris total de l’intérêt de notre pays ? 

Je porte à votre attention que je viens de recevoir le prix américain awards.ai dans la catégorie “AI Achievement” (Tree Logic). Quelqu’un de l’Afia a-t-il eu un honneur international équivalent ? 

Le comportement de votre association qui refuse depuis 25 ans de soutenir une technologie franco-française est un scandale et même une forfaiture car l’argent qui nourrit l’Afia est celui du contribuable, qui paie pour être informé. 

Désolé de devoir vous dire cela et salutations. 

Jean-Philippe de Lespinay

D’accord, j’aurais pu faire plus délicat… Mais je n’aime pas les médiocres qui abusent de leur pouvoir. Et puis j’espère le piquer au vif et enfin avoir une réaction personnalisée. Hélas, pas de réponse. Le 27 mars il récidive en m’adressant un appel à communication pour la journée « EIAH&IA 2017 ». Je lui réponds « Merci, M. Demazeau, pour votre réponse à mon mail ! » Toujours aucune réaction.

 

I – La corruption engendre la souffrance, surtout chez un peuple qui a connu le bien-être par le passé

Vous l’aurez sûrement noté, mon blog est l’incroyable récit de la corruption ordinaire en France. Une histoire d’autant plus incroyable qu’elle relate une corruption d’État, qui ne vise qu’un seul individu ! Il est vrai que je suis chef d’entreprise, que mon invention la Maïeutique marquera l’histoire j’en suis convaincu et que, pour couronner le tout, je suis un aristo dont la famille remonte au 14ème siècle ! Un homme susceptible de monter très haut… Cela fait automatiquement de moi en France un des pires ennemis de classe du fonctionnaire qui, lui, n’est… rien et n’ira nulle part ! Mais cette maladie ne frappe malheureusement pas que les patrons-inventeurs-aristos, tous sont frappés dans notre pays. Je ne galèje pas ! Les statistiques mondiales s’en font l’écho.

Dernier exemple en date, les critiques de l’OCDE contre l’inertie des pouvoirs publics français face à la corruption dans notre pays : « Lutte contre la corruption: la France critiquée« . « la France ne met pas en œuvre les réformes « annoncées initialement et toujours nécessaires » pour se conformer à la convention de l’OCDE sur la corruption d’agents publics étrangers, qui vise à éradiquer les pratiques de pots-de-vin et autres caisses noires dans l’attribution de gros marchés publics internationaux. » Et nous n’avons là qu’un « petit » symptôme de corruption par rapport à celle qui frappe l’ensemble du peuple français. L’hexagone est réputés l’un des pays développés les plus corrompus du monde. A l’indice de la transparence publié par Transparency International, donc l’indice de l’honnêteté des gouvernements, la France est au… 22ème rang sur 177 pays (dont la Corée du Nord, l’Afghanistan et la Somalie qui arrivent derniers) ! Pour « le pays des droits de l’homme et des libertés » c’est une déroute absolue !

Les conséquences sont désastreuses et sautent aux yeux du monde entier. non seulement le Français est malheureux (14ème pays à l’indice du bonheur, enquête Globeco édition 2013), mais il est agressif et détestable au point de remporter chaque année depuis dix ans la palme du touriste le plus désagréable du monde (enquête Travelzoo juin 2014) ! On est loin du Français policé, riche et heureux du début du XXème siècle, admiré du monde entier, qui produisait 50 % des automobiles de la planète !

La corruption génère la souffrance. D’autres pays connaissent la même corruption mais ils souffrent moins car ils l’ont toujours connue. Ils sont « habitués »… Nous, non. C’est le souvenir d’un pays autrefois heureux qui nous mine. La corruption est entrée dans nos institutions avec Giscard d’Estaing, premier président énarque et polytechnicien. L’archétype du haut-fonctionnaire corrompu qui, pour réserver les présidentielles à ses copains hauts-fonctionnaires, a modifié en secret notre constitution, pourtant exclusivement modifiable au suffrage universel !  Résultat : depuis nous n’avons eu que des hauts-fonctionnaires au pouvoir. Sauf Sarkozy, mais bras droit de Chirac donc assimilé haut-fonctionnaire qui a, aussitôt élu président de la république, modifié notre constitution lui aussi en secret pour faire passer la constitution européenne refusée par les Français au suffrage universel ! Notre Vème république est l’histoire d’une lente descente dans la déchéance du pouvoir jusqu’aux profondeurs de la connerie avec Hollande… énarque.

II – Comment devenir anti-fonctionnaire viscéral, primaire et militant 

Bien entendu, une majorité de fonctionnaires n’est pas corrompue… parce qu’elle n’a pas le pouvoir de l’être. Car très peu sont passés par le privé, une école d’honnêteté et d’esprit d’équipe, et tous bénéficient du système sans se plaindre. Sauf pour gagner plus en travaillant moins ! Il y a même nos syndicats pour ça !

Mon blog, qui relate comment des fonctionnaires peuvent persécuter un seul individu, compte environ 300 pages avec copies de pièces pour ne pas craindre la diffamation. Beaucoup « d’amis » m’ont prédit des poursuites pénales mais, heureusement pour moi, je suis peut-être un peu trop connu et mon blog trop bien documenté pour qu’on m’envoie en taule. Je n’ai pas non plus rencontré de mort accidentelle, ni même été inquiété à cause de ces 300 pages… Et ce n’est sûrement pas par respect de la liberté d’expression ! Si jamais vous n’entendez plus parler de moi un jour, ou si vous apprenez mon décès, je compte sur vous pour faire la publicité à mes écrits. C’est à cette condition que la France finira bien par se réformer un jour.

Mes malheurs m’ont amené à rédiger, entre autres, « Comment devenir anti-fonctionnaire« , puis « La France, un pays dirigé par une élite corrompue« . Ces deux articles montrent à travers quelques exemples les répercussions ahurissantes sur la vie de chacun d’entre nous du pouvoir exorbitant que se sont octroyés nos fonctionnaires avec le temps (modifications secrètes de la Constitution, racket mortel de la limitation de vitesse, les embouteillages gigantesques de Nantes voulus par Jean-Marc Ayrault pour pouvoir embaucher davantage de fonctionnaires des transports, etc.).

Quand je présente mon blog à des fonctionnaires ou à certains membres de ma famille (pantouflards il est vrai) leur réaction est immédiate : une telle accumulation d’injustices ne peut qu’être l’invention d’un esprit dérangé. Aucune envie d’en savoir plus ! Comme ça le problème est réglé. Ces honnêtes citoyens passent à autre chose. Je suis donc un menteur, un malade mental, sinon un psychopathe… Ils ne se disent pas que, si 14 % seulement des Français se déclarent satisfaits de leur président de la république après seulement deux ans de pouvoir (octobre 2014) il doit bien y avoir quelque part une énorme anguille sous roche et qu’il serait temps de la trouver !

Je demande donc au(x) fonctionnaire intègre(s) qui me li(sen)t de me pardonner de ne pas l'(les) avoir déjà découvert(s) et de faire une généralité… 😉

1. Annick du Roscoat, Présidente du CNI : d’abord très amicale, puis soudain agressive sans raison

Cette année, une amie un peu lointaine, Annick du Roscoat, présidente du Centre National des Indépendants (groupe politique ni gauche ni droite), décide un jour gentiment de m’aider à recouvrer mon crédit d’impôt recherche sans que je ne lui demande rien. Elle me le confie dans le TGV Nantes-Paris où nous nous sommes rencontrés par hasard, tout en se vantant d’être une proche de Chirac, chez lequel elle a ses entrées. Je l’informe gentiment que je n’aime pas ce type ni la politique en général. Mais, elle ne semble pas avoir entendu et tient parole.

Un jour, elle me met en contact par téléphone avec un haut-fonctionnaire parisien très aimable. Il m’assure que grâce à ses relations, je vais obtenir satisfaction. Étonné d’être aidé par un fonctionnaire qui ne me connaît même pas, je l’appelle de temps en temps pour vérifier qu’il n’a pas changé d’avis… Il répond toujours aimablement. Un jour cependant, il s’étonne de ne pas obtenir de réponse de ses correspondants aux Impôts. Nous sommes deux pour lesquels il n’obtient pas encore satisfaction. Ce attente est inhabituelle, me dit-il. Une semaine après, quand je le rappelle, son ton a changé. Il est toujours aimable mais, contrairement à l’habitude, il ne m’invite plus à le rappeler et ne me dit pas qu’il me rappellera dès qu’il aura la réponse. Aïe ! ça sent le roussi ! Par la suite, il ne répond plus au téléphone…

Je finis par téléphoner à mon amie Annick, qui refuse de me prendre au téléphone ! Quand je réussis enfin à la joindre, elle m’engueule littéralement, m’expliquant que je devrais avoir honte, que je la dérange, puis elle raccroche. Quelle mouche l’a piquée !? Comme elle m’a brièvement reproché mon appartenance à l’Association des Victimes du Tribunal de Commerce de Nantes, sa fureur vient peut-être de là… Mécontent, je lui écris pour lui demander des explications. Pas de réponse. Cette incapacité à se justifier est l’un des symptômes les plus marquants que j’ai rencontré dans ma vie, aussi bien professionnelle que dans ma propre famille.

Hélas pour du Roscoat, en juillet je l’aperçois sur la plage à Noirmoutier lézardant en maillot de bain au soleil dans un groupe d’amis. Je me suis dit bizarrement que dans un telle nudité publique elle se sentirait affaiblie… Je me dirige vers elle, me demandant comment elle va réagir. Eh bien, très mal et pas du tout gênée ! Elle me fusille du regard en me voyant arriver, puis s’adresse à moi désagréablement avant même que je m’exprime, me reprochant d’avoir sollicité son aide, ce qui est faux puisque c’est elle qui me l’a proposée, et de l’avoir trahie ce qui est également faux. Je lui demande des explications mais elle refuse toute discussion. Elle se comporte avec moi comme si j’étais un ennemi de longue date avec lequel on n’a pas à prendre de gants. La dernière fois qu’on s’est vu, pourtant, nous étions bons amis. Visiblement, elle m’en veut aujourd’hui à mort sans pouvoir  me dire pourquoi. C’est une fureur impuissante et anonyme, cet anonymat qui est l’autre symptôme marquant que j’ai rencontré si souvent dans ma vie. Si impuissante qu’un an après elle passe la vitesse supérieure : elle témoigne contre moi dans le cadre de mon divorce ! Qui plus est c’est un faux-témoignage ! Nous voilà donc officiellement ennemis…

Pour info, Annick du Roscoat est une personnalité politique qui s’affiche comme une bonne chrétienne, qui va à la messe chaque dimanche… Cela ne l’empêche apparemment pas d’œuvrer malhonnêtement pour détruire un mariage avec 4 enfants… Décidément, la religion chrétienne est trop souvent le refuge des hypocrites et des salauds qui bénéficient des vertus faciles de l’absolution ! La sainteté, l’altruisme, la générosité, la tolérance, les patrons d’associations caritatives, on les trouve maintenant chez les mécréants (Coluche), les agnostiques et les athées. Ce sont les plus intelligents, ceux qui pensent par eux-mêmes, qui n’ont pas besoin de la crainte de Dieu pour aimer et aider les autres. Eux aussi n’aiment pas les systèmes bâtis par les hommes, religieux ou non, toujours conçus dans l’intérêt de nomenklaturas qui mentent au petit peuple pour mieux le saigner.

Que s’est-il passé avec Annick du Roscoat ? Une chose est sûre, elle m’en veut « pour ce que je lui ai fait ». Comme je ne lui ai rien fait, volontairement du moins, il faut trouver quel mal j’ai pu commettre envers elle. Enquêtons. Quand elle a demandé à ses amis fonctionnaires de m’aider, le premier, qui ne me connaissait pas, voulait bien. Puisqu’il s’agissait d’une requête d’exonération fiscale, il a transmis la requête à ses copains …du fisc ! Et là, comme c’est bizarre, la demande s’est enlisée sans qu’il comprenne pourquoi. On n’osait apparemment pas lui donner de raison pour un refus, vu la puissante origine politique de la requête. Un des maillons de la chaîne avait découvert qui j’étais : un ennemi du système. Un jour, l’info a remonté toute la chaîne. Cela faisait probablement beaucoup de monde au courant et beaucoup d’agitation. Annick reçut un « NON ! » cinglant, peut-être de Chirac lui-même, assorti de la liste (secrète) de tous les griefs consignés contre moi. C’est alors qu’elle découvrit qui j’étais vraiment : son ennemi puisqu’ennemi du système dont elle vivait et dont elle était si fière. Comme elle s’était sûrement portée garante pour moi, elle s’est couverte de ridicule dans son propre parti et auprès des autres partis, tous unis dès que leur pouvoir est menacé. Il y avait de quoi la mettre en rage.

Comme l’intelligence ne semble pas être son fort – en politique comme ailleurs « qui se ressemble s’assemble » – elle m’en a voulu comme l’enfant en veut au marteau qui lui a écrasé le doigt.

2. Françoise de Panafieu… aux abonnés absents

Françoise de Panafieu est une amie de jeunesse (années 1970). Une fille sympa, directe et sans la moindre prétention que je rencontrais fréquemment à la plage à Noirmoutier et chez sa belle-famille. Elle est entrée très tôt en politique, dans l’ombre de Chirac, mais c’était un sujet qui ne m’intéressait pas à l’époque et qu’elle avait le bon goût de ne jamais aborder.

Elle sut quand même un jour ce que je pensais de son ami Chirac, me l’ayant demandé ainsi qu’à mon cousin François de Rougé sur le sable au soleil des Souzeaux. Ignorant ses accointances avec lui mais sentant qu’elle nous testait, j’avais répondu le plus gentiment possible qu’à mes yeux c’était un danger public pour la Droite qui ne cessait de dire des âneries et de faire passer la Gauche à chaque élection présidentielle… Pas choquée, elle avait même acquiescé, désolée devant cette évidence. Mais le sujet ne fut plus jamais abordé. Peut-être ai-je raté ce jour-là l’occasion d’entrer en politique avec son appui, au RPR !

Aujourd’hui, Françoise est une politicienne connue, qui fut même candidate à la mairie de Paris. Son mari, polytechnicien, un homme difficile à appréhender (comme nombre de polytechnicien…) fut le patron de la Générale des Eaux. Soulignons en passant que cette société est bien connue pour avoir trempé dans nombre de magouilles avec les maires… Je me souviens de ma 1ère – et dernière ! – discussion avec lui à Noirmoutier, qui démontre bien la superficialité de ce genre de grands commis : « Jean-Philippe, me dit-il à brûle pourpoint, c’est quoi ton job ? – Je dirige une société dans le domaine de l’informatique. – Ouhla ! Intéressant ! Dans quel domaine ? –L’Intelligence Artificielle. – Quoi ?! Fantastique ! Nous en avons impérativement besoin à la Générale des Eaux. On pourrait travailler ensemble ! » S’ensuit une courte discussion au cours de laquelle je lui décris nos travaux et nos clients. Il est passionné. Je suis en pleine euphorie : la Générale des Eaux, un des plus grands groupes français, a besoin de ma société et je vais être introduit par un ami qui en est un des grands patrons !

Soudain, il me demande : tu as combien de personnes dans ta société ? Je lui réponds : trois… A l’instant, sans un mot de plus, il me tourne le dos et se met à parler à quelqu’un d’autre, comme si j’étais devenu invisible !

Il devait s’attendre à 300 personnes… Une pareille goujaterie de la part d’un « ami », il fallait vraiment le voir pour le croire. Une fois encore, je venais d’assister au fameux mépris d’un haut-fonctionnaire envers un « petit »… Il ne sera plus jamais question d’Intelligence Artificielle entre nous. Nous n’aurons d’ailleurs plus jamais de conversation… Pour lui, mon importance était proportionnelle à mon nombre de salariés et non au potentiel de l’entreprise. A 3 salariés, j’étais une m…

En 2004, je téléphone au cabinet de Françoise de Panafieu. Je compte lui demander son aide pour recouvrer mon crédit d’impôt recherche. Sa secrétaire – à qui je n’ai pas donné le motif de mon appel est très aimable et souriante. Sachant que je suis un ami de sa patronne, elle m’assure que « Françoise » va me rappeler. Mais je demeure sans nouvelle. Je finis par rappeler. La secrétaire, toujours souriante et aimable, me dit que Françoise se souvient parfaitement de moi et va me rappeler. Toujours pas de nouvelle… Je rappelle deux fois encore. La secrétaire n’y comprend plus rien : sa patronne lui dit qu’elle va rappeler son « ami » et ne le fait pas. Instruit par l’expérience d’Annick du Roscoat, je laisse tomber. Françoise n’a jamais rappelé… Il y a les amis du système et les autres.

Qu’en conclure ? Que les politiciens sont des gens sans parole ? Ça, tout le monde le sait. Non, cette réaction sent bon la liste noire …et la franc-maçonnerie.

A Paris, dans au moins une administration, il y a sûrement un dossier sur moi, qui me présente comme un ennemi des fonctionnaires, qui ne peut m’être communiqué, qui en fait ne peut être communiqué à personne. Tout fonctionnaire est obligé de le consulter avant de décider toute aide à une personne, sinon il lui arrivera les mêmes ennuis qu’à du Roscoat… C’est illégal et tombe sous le coup de la loi Informatique et Liberté. ça sent la corruption…

C’est la France !

Mon avocat, Antoine de Brosses, fait  une requête en référé (6 juin 2000), dont l’unique but est de suspendre l’interdiction de gérer le temps de passer en appel, ce qui me donnerait une chance de sauver ma société Tree Logic. Cet homme-là prend au sérieux son rôle de protecteur de mes intérêts. Je l’ai bien prévenu de la corruption de certains juges de Nantes et Rennes, mais il doute… Homme de peu de foi, attends-toi à ouvrir les yeux sur ton monde !

Le référé a lieu à Rennes, le 16 juin 2000. Le juge est une femme : Mme Marie-Gabrielle Laurent. Pour éviter le délit de sale gueule, car je n’ai pas encore compris pourquoi je perds tout le temps en justice, je ne suis pas présent. Avec l’accord de Me de Brosses. Il explique à la juge que le dossier qui m’a valu mon interdiction de gérer est bourré d’inexactitudes et que le Procureur Calut ne m’a pas convoqué pour un débat contradictoire préalable, contrevenant en cela à la loi. Il fait valoir également que cette interdiction de gérer va avoir des effets désastreux sur Tree Logic, la société que je viens de créer. En effet, c’est une start-up en train d’embaucher et de solliciter du capital-risque auprès des investisseurs et des subventions auprès de l’Anvar et de la Région. Or, l’interdiction de gérer a gelé toutes les négociations. Pour une bonne raison : le capital-risque placé dans une entreprise est garanti à 50 % par un organisme public dépendant – comme par hasard – de l’Anvar : la Sofaris. Or, celle-ci refuse cette garantie aux investisseurs quand le patron financé est interdit de gérer, ce qui peut se comprendre. Me de Brosses souligne à la juge que, sans capitaux, Tree Logic fermera inévitablement, licenciera son personnel et abandonnera la commercialisation d’un produit prometteur, le premier logiciel réellement intelligent mis sur le marché (Tiara).

Le 30 juin, l’ordonnance de référé nous parvient. La juge rappelle d’abord que, selon l’article 524 du nouveau code de procédure civile, l’interdiction de gérer peut être arrêtée si ses conséquences sont manifestement excessives (ça, c’est bon pour moi). Puis ayant dit la seule vérité de son jugement, elle passe à l’attaque :

  1. Le procureur a déposé sa requête « à temps » (on s’en fiche) et il l’a signifiée en même temps qu’au tribunal, ce qui m’a permis de me défendre …au tribunal ! Donc, la juge admet qu’il n’y a pas eu de débat oral et contradictoire préalable aux poursuites imposé par la loi mais elle s’en contrefout !
  2. « que faute (pour moi) d’avoir pu démontrer une violation grave de (mes) droits ou du principe de la « contradiction » (le débat contradictoire qui n’a pas eu lieu) et l’évidente nullité du jugement attaqué (toutes ces choses ayant pourtant été démontrées par Me de Brosses) le juge de référé se déclare …incompétent !
  3. Qu’à propos des demandes de subventions d’organismes publics faites par ma société (le capital-risque est passé sous silence), « compte tenu de deux liquidations judiciaires antérieures prononcées à l’encontre de M. de Lespinay, il n’est pas établi qu’il en aurait bénéficié »… Voilà des « liquidations judiciaires » qui n’ont jamais existé ! Sans compter que des investisseurs ont bien investi dans ma société…
  4. « Qu’ainsi il n’est pas démontré que l’interdiction de gérer risque d’entraîner des conséquences manifestement excessives » ! Selon Mme Laurent, qui ne risque pas d’être un jour interdite de gérer faute de jamais gérer quelque chose, condamner un chef d’entreprise en exercice à l’interdiction de gérer n’entraîne pas de conséquences manifestement excessives ! Son entreprise va se retrouver sans dirigeant, ce n’est pas grave ! La sanction va mathématiquement provoquer son dépôt de bilan mais ce n’est pas grave ! Elle va faire perdre – à lui comme aux investisseurs – tout l’argent mis dedans mais ce n’est pas grave !  Elle va provoquer le licenciement du personnel mais ce n’est pas grave ! Dramatique exemple de la totale irresponsabilité du fonctionnaire
  5. Enfin, la juge ne tient compte à aucun moment que la France est en crise économique grave au moment du dépôt de bilan, qui a provoqué une hécatombe d’entreprises. Il est vrai que cela suffisait à expliquer mon dépôt de bilan et me donnait des circonstances atténuantes.

Le 3ème point demande plus de commentaires. « DEUX liquidations judiciaires » est une totale invention destinée à me noircir qui sent son Vercelletto. En effet, il est le seul à m’en avoir jamais parlé à ce jour. Collusion entre copains juges… Le 1er dépôt de bilan de ma vie est justement celui attaqué par l’interdiction de gérer. Avant, tout allait bien.

 

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Par la faute d’un juge corrompu de plus, Mme Laurent, je perds donc mon référé, l’argent investi dans un avocat et ma réputation… Mes salariés perdent leur boulot. Une invention de portée mondiale destinée à changer radicalement la société en rendant ses machines intelligentes est étouffée volontairement pour la sauvegarde du pouvoir des fonctionnaires français.

Comme Me de Brosses en avait informé Mme Laurent, à cause de la sanction qu’elle confirme en référé, le capital risque sera refusé à ma société. Deux ans plus tard, elle déposera le bilan et licenciera son personnel, faisant perdre à tous les actionnaires l’argent qu’ils avaient investi. J’en serai à trois dépôts de bilan, tous mécaniquement provoqués par le premier et par la volonté secrète d’un salaud qui tire les ficelles bien caché dans son administration.

Mais ce n’est pas grave puisque la juge Marie-Gabrielle Laurent l’a dit !

Pour le jugement d’appel sur la décision de Vercelletto, voyez 2001.

Début 1998, je fais connaissance d’une jeune société spécialiste du développement de sites web : « Tableau de Bord ». Son patron vient d’Imaginet, la société française pionnière de la prestation Internet en France. J’obtiens avec lui la commande du développement d’un prototype de « Bureau de Douanes Virtuel » pour l’administration des « Douanes et Impôts Indirects ». Ce sera un service conversationnel par Internet, ma spécialité, destiné au citoyen français où qu’il réside dans le monde, qui lui permettra de connaître les droits de douane quand il a des biens à faire entrer en France. Le site remplira automatiquement les bordereaux et imprimés, calculera les droits de douanes et permettra de les payer. C’est évidemment une très bonne idée. Pour moi, elle ne présente qu’un défaut : je n’ai encore jamais vu une administration accepter une technologie permettant de réduire le nombre de fonctionnaires…

Début 1999, j’obtiens la commande du développement d’un prototype de « Bureau de Douane virtuel ». Si ce prototype fonctionne de façon satisfaisante, l’administration nous garantit, à Tableau de Bord et ma société Arcane, un gros marché derrière.  J’interviewe les experts des Douanes avec mon logiciel Maïeutica et commence le développement d’un Conversationnel prototype basé sur leur connaissance. La collaboration avec eux est bonne, je ne sens pas de réticence. Je me permets même de leur demander s’ils ne sont pas un peu ennuyés à l’idée de laisser un programme fournir en direct des renseignements jusqu’à présent fournis par des douaniers. Ils me répondent qu’ils sont accessibles au progrès comme tout le monde.

Le proto est donc développé, il tourne sur Internet et je suis payé sans problème. Comme nous avons fait la preuve que ma technologie fonctionne bien sur Internet, le contrat nous est théoriquement acquis. Hélas, après un mois d’attente, nous apprenons que les Douanes ne donnent pas suite à leur projet de Bureau de Douanes Virtuel… La raison est bien celle que je craignais : opposition très vive d’une « certaine catégorie de travailleurs » des douanes face à un logiciel capable de faire leur boulot. Service public, oui, mais à condition que ce ne soit pas le public qui bénéficie du service ! On retrouve là l’éternelle Loi de Parkinson : la motivation essentielle du fonctionnaire, soutenue par ses patrons, par les patrons de ses patrons jusqu’en haut de l’échelle, c’est d’augmenter son pouvoir en devenant lui-même patron, donc en embauchant des fonctionnaires qui seront sous ses ordres. Avec une telle motivation, pas question de laisser entrer un logiciel qui remplacerait des fonctionnaires ! Bien entendu, vous noterez que dans les calculs du fonctionnaire on ne trouve nulle part place pour le « service » public qu’il doit aux Français…

L’administration vient de financer une prestation de plus à perte. Il était couru d’avance qu’elle ne mènerait pas le contrat prévu jusqu’au bout… Mais ce n’est pas grave, ce n’est pas son argent, c’est le nôtre.

L’explication de mes échecs auprès d’Atlanticiels et des autres organismes gantais de soutien à la recherche et à l’innovation (DRIRE, Atlanpole) me vient de Michel Queguiner, que je côtoie régulièrement car nous faisons tous les deux partie du Club des Créateurs d’Entreprises de Nantes, lui en tant que délégué de la Chambre de Commerce qui héberge le Club, et moi en tant que membre du Club. Il a une forte personnalité, il est sympa, gai et disponible. Je l’aime bien, on fait du bon boulot ensemble au Club. Jusqu’au jour où il m’interpelle pendant une réunion du club. Gaiement, il me dit : « Alors, comme ça, tu as postulé au concours Atlanticiels ? ». Rappelons que ce concours est organisé chaque année par la ville de Nantes pour récompenser les créations d’entreprises informatiques nantaises qui ont développé ou développent du logiciel innovant. Il est taillé pour ma société mais hélas, j’ai beau candidater, je ne remporte rien et n’y comprends rien. Les gagnants reçoivent de l’argent et la pub de leur ville et j’en ai bien besoin.

Alors, quand Queguiner laisse entendre qu’il connaît bien ce concours, ça m’intéresse. « Oui, répondis-je, j’ai postulé à Atlanticiels. Tu es au courant ? – Ben oui, en tant que responsable informatique de la Chambre de Commerce, je fais même partie du jury ! – Génial ! Alors, qu’est-ce que ça donne ? Est-ce que ma société risque enfin d’être élue ? – Ah non, Jean-Philippe ! Elle n’est même pas dans la short list dans laquelle on choisira les vainqueurs. J’y ai veillé ! ». Ce faisant, il m’épie, un rien agressif, pour voir ma réaction. Je tombe des nues : « Tu y as veillé ?! – Ben oui, Jean-Philippe, répond-il. Tu sais bien que tu es bidon ! Tu ne croyais quand même pas que tu allais remporter comme ça un concours sérieux ? ». Là, devant son air goguenard et la découverte que j’ai devant moi, non pas un ami mais un traître, j’entre en rage ! Je lui demande d’où il tire cette certitude que je suis « bidon » sur une technologie dont il ignore tout. Il me répond, à peine gêné de m’avoir blessé, que les vrais « spécialistes » de l’Intelligence Artificielle nantais, des universitaires – dont l’inoxydable Filoupé – ne cessent de le seriner dans tous les jurys où passe la candidature de ma société… C’est ce jour-là que je découvre le complot nantais contre ma société dont je vous ai parlé précédemment.

En dépit de tous mes arguments, je vois bien qu’il ne veut pas être convaincu ! Ça lui fait visiblement plaisir de me voir contrarié. Vraiment bizarre. Ce jour-là bien entendu, Michel Queguiner cesse d’être un ami… Même si elle était impardonnable, l’attitude de Queguiner s’explique doublement : il est informaticien et il est copain des universitaires nantais qui me dénigrent, eux-mêmes informaticiens… Deux raisons de me détester qui ne me surprennent plus aujourd’hui mais que je n’imaginais pas du tout à l’époque.

C’est une étude de marché sur Maïeutica faite plus tard (1999) qui m’a fait découvrir le pot aux roses.  Au cours de cette étude, Christian Michon, Prof de Marketing à Sup de Co Paris, présente Maïeutica à un panel de consommateurs potentiels, qui me dévoile le problème : « on ressent un blocage psychologique de la part des informaticiens qui ont testé votre invention. En fait, cet outil les exaspère. Alors que, du côté des non-informaticiens, il y a de la curiosité et aucun a priori ». Les discussions de Queguiner avec Philoupé et autres informaticiens universitaires lui ont sûrement fait réaliser que la technologie d’Arcane démontre que l’on peut se passer d’informaticien pour développer les logiciels les plus prestigieux : l’Intelligence Artificielle. Du coup, furieux, il est devenu l’allié de mes adversaires universitaires. Il n’est peut-être même pas conscient de cette motivation car, quand je le scrute pour tenter de comprendre son changement d’attitude envers moi, je ne vois pas un faux-jeton conscient de sa bassesse. Non, il ne m’aime plus, c’est tout.

En résumé, deux ans après la création de ma société, dans la liste de mes adversaires occultes, non seulement j’ai les universitaires, mais aussi la chambre de commerce… Et ce n’est pas fini…