« Atlanticiels » est un concours nantais destiné à récompenser l’innovation dans le domaine du logiciel et de la création d’entreprise en informatique sur la région nantaise. A priori, il est fait pour moi. A Nantes, et même dans le Grand Ouest, Arcane, ma société, est la seule entreprise à faire de la recherche en informatique, la seule à avoir produit une technologie nouvelle (la Maïeutique), la seule à l’avoir installée dans des grands groupes et administrations, la seule saluée dans de nombreux articles de presse. De plus, c’est une création d’entreprise, le genre de société choyée en France par l’État. Grâce à Arcane, on parle de Nantes dans les médias. On pourrait croire que je vais être soutenu. Eh bien non… Au contraire ! Ce succès agace…

Grâce à l’action de Filoupé et consorts jamais en 10 ans un jury ne me récompensera pour mes succès ! Cela en dépit des reconnaissances officielles prestigieuses dont je bénéficie : nombreuses citations médiatiques, agrément du Ministère de la Recherche qui a expertisé mes recherches et m’a accordé le titre de « technicien de recherche » en Intelligence Artificielle (bien que je sois diplômé d’une école de commerce), aide Anvar, grands comptes utilisant ma technologie sur toute la France, présence dans de nombreux salons et colloques comme conférencier invité à présenter sa technologie, thèse sur l’IA dans Science et Vie… Dans tous ces jurys, il faut le savoir : pas un salarié ou patron d’entreprise, uniquement des fonctionnaires. Il y a même un directeur de la Banque de France, administration sûrement réputée pour son expertise en Intelligence Artificielle ou en technologies informatiques…

Voilà le plus drôle dans cet acharnement contre ma personne : à force de rejeter absurdement mon entreprise année après année, le jury d’Atlanticiels finira un jour par ne plus trouver de société d’informatique nantaise qui n’a pas déjà été récompensée ! Alors, plutôt que de m’accorder enfin la reconnaissance méritée, il attribuera sa subvention à une agence commerciale récemment créée à Nantes d’une société de services informatiques non nantaise et même carrément extérieure à la Région Pays de Loire (elle appartenait à la région Bretagne). La maison-mère existe depuis si longtemps qu’il ne s’agit plus du tout de création d’entreprise. Quant à son agence, elle ne compte pas de développeur et ne peut donc rien développer d’innovant… Le prétexte avancé par nos édiles pour justifier l’attribution de leur subvention sera celui-là : c’est la récompense accordée à  l’implantation à Nantes d’une agence d’une société de prestations informatiques innovante… J’en pleurerais.

« Et moi, et moi, et moi ? » (sur l’air de jacques Dutronc).

Publicités